2006.12.14
Bonaventure et ligne de vie
S'il a en commun avec Susic ou Rai un petit air timide, il n'a encore jamais vraiment laché les chevaux aux Parc. Son festival contre le Panathinaïkos (deux pions et une passe décisive) restera-t-il un feu de paille semblable au somptueux match d'ouverture face à Metz l'an dernier ? Son tour de chauffe aura-t-il simplement duré plus longtemps que celui de ses glorieux prédécesseurs ?
Bonaventure Kalou mérite de s'épanouir. Le football nous emballe avec des joueurs comme lui au sommet de leur art. Et Paris avait bien besoin qu'on parle de beau jeu. Pour ces quelques moments de douceur dans un monde de brutes, merci Bona.
Bon. Tout cela ne résoud pas le fond du problème. Les hooligans ont été provisoirement escamotés du paysage et finiront bien par se trouver un autre terrain de jeu. La réalité n'est pas comme ces journaux télévisés où pour ne pas déprimer la ménagère de moins de 50 ans, une bonne nouvelle doit nécessairement reléguer chaque série noire aux archives de l'INA.
01:25 Publié dans Stephane Club PSG | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bonaventure Kalou, PSG, Panathinaïkos Athènes, Metz, INA, hooligan, Safet Susic
2006.05.20
Henry est immense
Sur le terrain, Safet Susic était coutumier de ce style de contre-pieds laissant adversaires et spectateurs littéralement le cul par terre. Ici, le joueur a utilisé la main, mais d'une façon plus noble que Maradona en 1986 : pour signer un nouveau contrat avec le club de son coeur. Un contrat qui a du sens, pas le tour de passe-passe habituel pour préparer le prochain transfert. Un contrat qui sauf catastrophe tellurique sera honoré au sens fort.
C'est sans doute le plus beau geste réussi par Thierry Henry depuis le début de sa carrière. Bien sûr, il y a ce joli chèque accordé par Dein et Wenger, mais il y a surtout ce coeur énorme, cet amour du jeu et du maillot au sens noble. Bien sûr, Barcelone aussi fait plaisir à voir, mais comme Arsène Thierry a envie de voir grandir et s'épanouir ces gamins si doués (deux joueront la Coupe du Monde avant même de fêter leurs 18 ans).
La presse londonienne titrait "Who needs Viera ?" après la déroute de la Juve à Highbury, mais à la question "qui a besoin de Henry ?" je serais tenté de répondre : "le football, tout simplement".
01:10 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeurs, Thierry Henry, Arsenal, Arsène Wenger, safet susic, diego maradona, transferts

