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2007.03.27

Chelsea bannit 4 lanceurs de legumes

Quatre supporters de Chelsea ont été bannis pour avoir jeté des légumes sur la pelouse à l'occasion du quart de finale de la Cup contre Tottenham (20070319).

Frédéric Antonetti n'a pas été inquiété, et pourtant il jette régulièrement Cyril Rool sur la pelouse du Stade du Ray et encore, sans le laver ni lui couper la queue auparavant.

Les pseudos supporters de France et de Navarre n'ont pas été inquiétés, et pourtant ils jettent régulièrement des fumigènes, objets contodants et autres insultes racistes sur les terrains.

Enfin... je note qu'il s'agit de légumes et non de fruits, ce qui exclut les bananes - c'est déjà cela. Connaissant les habitudes proto-culinaires de nos quasi-voisins grand-bretons, et sachant que les stars de Chelsea ne jouent pas pour des nèfles, il pourrait bien s'agir de carottes ou plus vraisemblablement encore, de haricots.

On comprend mieux que Rowan Atkinson évite les tribunes hautes : d'ici à ce que Lassana Diarra se prenne un Mr Bean sur la tronche...

2006.11.01

A deux doigts du drame

Triste week-end pour Marseille : un pompier se fait sectionner deux phalanges par une bombe agricole jetée par un "supporter" au début du match Nice-OM, et une jeune femme se fait griller vive dans un bus attaqué par des vandales. Résultat ? Deux vies basculent, l'OM a perdu le match, le quartier un outil essentiel à son quotidien et les victimes (au mieux) une vie normale. La ville n'a en revanche pas perdu la face puisque la conjonction des événements dans la région ne relève que d'un malencontreux hasard.

Pour Halloween, on joue généralement à se faire peur mais ici, la stupidité elle-même devient mortelle. Car ce prétendu supporter et ces casseurs de bus n'avaient vraisemblablement pas la volonté de tuer et leur acte transgressif anonyme relève moins de l'héroïsme (effet recherché ?) que de la lâcheté et de la bêtise pure.

Lieux d'anonymat par excellence, la rue et le stade deviennent le théâtre de spectacles vivants d'un nouveau genre, parfois mortels. Le spectateur devient acteur pour exister, jusqu'à ce que la caméra se braque sur lui et l'expose dans toute sa vacuité. Ici aussi, le débat sur l'arbitrage vidéo fait rage.

Souriez, vous êtes filmé.