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2017.12.08

Ballon d'Or 2017

Cristiano Ronaldo tient sa cinquième et revient enfin au niveau de Lionel Messi. Le Real Madrid coiffe le Barca, et le carnet de cheiks du Qatar avec Neymar Jr enfin sur le podium, Kilian Mbappé déjà dans le rétroviseur, et Edinson Cavani libéré de l'ombre de Zlatan. Mention spéciale à Buffon pour l'ensemble de son oeuvre, et bravo à N'Golo Kanté pour son abattage.

Dans l'ordre:

Cristiano Ronaldo, Lionel Messi, Neymar, Gianluigi Buffon, Luka Modric, Sergio Ramos, Kilian Mbappé, N'Golo Kanté, Robert Lewandowski, Harry Kane, Edinson Cavani, Isco, Luis Suarez, Kevin de Bruyne, Paulo Dybala, Marcelo, Toni Kroos, Antoine Griezmann, Eden Hazard, David de Gea, Pierre-Emerick Aubameyang, Leonardo Bonucci, Sadio Mané, Radamel Falcao, Karim Benzema, Jan Oblak, Mats Hummels, Edin Dzeko, et zéro point pour Philippe Coutinho et Dries Mertens.

 

footlog 2017

 

2016.12.13

Ballon d'Or 2016

A nouveau aucun suspense pour le Ballon d'Or revenu à la maison (France Football): le Portugal et le Real Madrid raflent la mise, donc CR7 devant Leo, avec un petit coup de Grizou pour compléter le podium. Du Barcelone, du Bleu, et du Leicester pour compléter la sauce. Une pointe d'amertume allemande et espagnole pour l'honneur.

Dans l'ordre:

Cristiano Ronaldo, Lionel Messi, Antoine Griezmann, Luis Suarez, Neymar, Gareth Bale, Riyad Mahrez, Jamie Vardy, Gianluigi Buffon, Pepe, Pierre-Emerick Aubameyang, Rui Patricio, Zlatan Ibrahimovic, Paul Pogba, Arturo Vidal, Robert Lewandowski, Toni Kroos, Luka Modric, Dimitri Payet, zero points pour les autres (Sergio Aguero, Kevin de Bruyne, Paulo Dybala, Diego Godin, Gonzalo Higuain, Andres Iniesta, Koke, Hugo Lloris, Thomas Muller, Manuel Neuer, Sergio Ramos).

 

footlog 2016

 

 

2016.01.11

Ballon d'Or 2015 - Lionel Messi

Encore un tiercé dans l'ordre sans surprise: Messi, Cristiano Ronaldo, Neymar. Le Puskas pour Wendell Lira, Pogba dans le onze de la FIFA, et Carli Lloyd chez les filles.

Au rayon entraineurs: Luis Enrique et Jill Ellis.

Complétaient la liste des 23: Robert Lewandowski, Luis Suarez, Thomas Muller, Manuel Neuer, Eden Hazard, Andres Iniesta, Alexis Sanchez, Zlatan Ibrahimovic, Yaya Toure, Sergio Aguero, Javier Masherano, Paul Pogba, Gareth Bale, Arturo Vidal, Kevin de Bruyne, James Rodriguez, Karim Benzema, Toni Kroos, Arjen Robben, Ivan Rakitic.

footlog 2015

2015.01.12

Ballon d'Or 2014 - Ronaldo

Aucun suspense pour le tiercé dans l'ordre du Ballon d'Or 2014 (Cristiano Ronaldo, Lionel Messi, Manuel Neuer). Pas plus que pour le Puskas (James Rodriguez).

La présence de Thiago Silva et surtout Andre Luiz dans l'équipe de l'année prête plus à sourire.

Entraineur de l'année, Joachim Low mène une Allemagne qui place, derrière Neuer, Thomas Muller, Philipp Lahm et Toni Kroos dans le top 10, Mario Gotze et Bastian Schweinsteiger dans le top 20. Sans oublier Nadine Kessler (footballeuse de l'année devant l'inoxydable Marta) et Ralf Kellermann (entraineur de l'année pour le foot féminin).

 

footlog 2015

2014.01.13

Ballon d'Or 2013 - Ronaldo

Sans surprise, Cristiano Ronaldo a repris le Ballon d'Or trusté par Messi depuis 4 ans. Franck Ribéry frôle la seconde place du podium, et Zlatan termine numéro 1 mondial des non-finalistes. Le Parisien se permet même de remporter le Prix Puskas et de trôner à la pointe de l'attaque de l'équipe type de la FIFPro 2013*.

Iniesta et Xabi disent au-revoir à des sommets que Neymar et Gareth Bale ne demandent qu'à tutoyer à leur tour (CR7 n'est pas le seul à remercier le ralongement des délais de vote: les nouvelles stars de la Liga bénéficient d'une fin d'année en trombe). Pour le Ballon d'Or 2014, le Gallois peut toujours courir: le Brésilien a l'avantage du terrain.

Jupp Heynckes (chez les garçons) et Silviq Neid (chez les filles) terminent entraîneurs de l'année. Nadine Angerer complète un triomphe Allemand que Franck Ribéry eût souhaité un peu plus complet.

Trois cadeaux FIFA pour terminer: un Ballon d'Or Prix d'Honneur pour Pelé, un Prix du Président pour Jacques Rogge, et un Prix du Fair Play pour la fédération Afghane.

 

footlog 2014

 

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* Manuel Neuer (Bayern Munich) - Philipp Lahm (Bayern Munich), Daniel Alves (FC Barcelone), Thiago Silva ( PSG), Sergio Ramos (Real Madrid),  - Franck Ribéry (Bayern Munich), Xavi (FC Barcelone), Andres Iniesta (FC Barcelone) - Lionel Messi (FC Barcelone), Zlatan Ibrahimovic (PSG), Cristiano Ronaldo (Real Madrid).

2013.10.30

Ballon d'Or 2013 - Les 23 nominés

Le quintuplé semble mal engagé pour Lionel Messi, qui devrait retrouver sur le podium un Cristiano Ronaldo pour la première fois archi-favori, et un Franck Ribéry pour la première fois challenger crédible. Cette fois-ci, Zlatan Ibrahimovic mérite de joindre le top 5, ce qui ne laisse qu'une place à prendre - sans doute pas par l'ombre de Gareth Bale qui hante le Bernabeu depuis quelques mois. Plus vraisemblablement un Bavarois - sauf énorme festival Neymar en Novembre.

Mention spéciale au PSG, dont les 3 représentants devraient chacun battre leur propre record au classement.

Gareth Bale (Tottenham/Real Madrid/Pays de Galles)
Edinson Cavani (SSC Naples/Paris-SG/Uruguay)
Radamel Falcao (Atlético Madrid/AS Monaco/Colombie)
Eden Hazard (Chelsea/Belgique)
Zlatan Ibrahimović (Paris-SG/Suède)
Andrés Iniesta (FC Barcelone/Espagne)
Philipp Lahm (Bayern Munich/Allemagne)
Robert Lewandowski (Borussia Dortmund/Pologne)
Lionel Messi (FC Barcelone/Argentine)
Thomas Müller (Bayern Munich/Allemagne)
Neymar (Santos/FC Barcelone/Brésil)
Manuel Neuer (Bayern Munich/Allemagne)
Mesut Özil (Real Madrid/Arsenal/Allemagne)
Andrea Pirlo (Juventus Turin/Italie)
Franck Ribéry (Bayern Munich/France)
Arjen Robben (Bayern Munich/Pays-Bas)
Cristiano Ronaldo (Real Madrid/Portugal)
Bastian Schweinsteiger (Bayern Munich/Allemagne)
Luis Suárez (Liverpool/Uruguay)
Thiago Silva (Paris-SG/Brésil)
Yaya Touré (Manchester City/Côte d'Ivoire)
Robin van Persie (Manchester United/Pays-Bas)
Xavi (FC Barcelone/Espagne)

 

 

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2013.06.22

Tweet or not to wit

Il est bien loin le temps où footlog figurait régulièrement dans le top 10 des blogs sportifs préférés et où je pondais plus de 20 posts dans le mois. Mon hypergraphie a trouvé d'autres exutoires, et il n'est pas si simple d'alimenter en continu 9 sites ou blogs, 7 pages Facebook, et 6 comptes twitter (voir "HGTP (Hypergraphia Transfer Protocol) Turns 10: 03/03/03 - 13/03/03" en VO et "10 ans de blogules" en VF).

Et pour être franc, le petit monde du futchebol ne m'amuse plus autant. Même Leo Messi risque d'avoir le Ballon de Plomb cette année (le genre boulet avec une grosse chaîne au pied, pour avoir cahuzaqué ses droits d'image dans un paradis fiscal).

Sur Twitter, c'est sur @footlogbis que ça se passe. Quand ça se passe:

 

twitter

 

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2013.04.03

PSG Barcelone 2013 - PSG Juventus 1983

L'ambiance précédant le PSG-Barça de cette année m'a beaucoup rappelé celle du PSG-Juventus de 1983, quand la "Vieille Dame" débarquait à Paris avec sa ribambelle de stars, Platini en tête, et un Parc des Princes plein à craquer (je m'étais d'ailleurs fait soulever de terre par les épaules et déplacer de cinq mètres dans le mouvement de foule à l'entrée du stade).

Le résultat fut d'ailleurs le même: 2-2, avec une égalisation de dernière minute du regretté Michel N'Gom. Blaise Matuidi sera suspendu pour le prochain match mais Zlatan Ibrahimovic, en dépit d'un nouveau carton jaune, devrait être présent. Hier, il a pour une fois signé un but important dans un match important à élimination directe en Ligue des Champions, et même ajouté une belle passe décisive.

Lionel Messi et Xavi ont ajouté leur marque à une feuille de match prestigieuse, mais il n'est pas dit que l'Argentin joue le retour. Sa blessure comme celle de Javier Mascherano constitue la seule mauvaise nouvelle de la soirée, à part bien sûr les deux cadeaux défensifs du PSG et la position de hors jeu de Zlatan sur la première égalisation parisienne.

Le nul est mérité des deux côtés: Barcelone a tenu le choc sans briller, Paris a contrôlé deux demi-mi-temps sans vraiment trembler, et n'a pas flanché, revenant même deux fois au score là où d'autres se seraient effondrés.

Excellente opération pour le club parisien dans sa conquête des coeurs et des esprits en Europe. Au meilleur moment pour les media etrangers, les pieds de David Beckham ont retrouvé leur GPS en première mi-temps (puis les chevilles de l'adversaire en seconde mais ca c'est moins vu), Jérémy Menez a réalisé une entrée percutante, et personne n'a été en-dessous. Thiago Silva a une fois de plus été monstrueux: il nous a non seulement offert un nouveau dribble parfait en dernier défenseur, mais un second face à deux attaquants.

Au Barça, c'est le collectif qui a été bon. Mais il en faudra plus pour aller au bout.

Il y a 30 ans, le PSG de Susic avait frôlé l'exploit en dominant la Juventus chez elle, mais en ne ramenant qu'un 0-0. Cette fois-ci, même sans Messi, je pense qu'il y aura des buts, et encore plus de spectacle.

 

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2013.03.19

Exclusif ! Les palmarès 2013

Comme chaque année*, footlog vous propose en exclusivité les principaux faits saillants de l'année à venir.

Notons que les prédictions de l'an dernier étaient une fois de plus saisissantes de réalisme, de la stratosphérique course au pichichi entre Messi et Ronaldo,à la minute de jeu grapillée à la fin de chaque match par Beckham à Paris.

Signalons à ce propos que le Spice Boy n'aura pas attendu la fin de la saison 2012-2013 pour quitter la Ligue 1, sa femme Victoria ayant refusé de porter le voile lors de son séjour en Zlatanistan.

Le fait marquant de l'année 2013 restera toutefois le premier derby Qatari en finale de la Champions League, entre le Malaga de Sheikh Abdullah al Thani et le PSG de Sheikh Hamad bin Jassem bin Jabr al Thani (CEO de Qatar Investment Authority). la coupe étant remise en mains plus ou moins propres par Michel Platini, un autre régional de l'étape. Le nom du vainqueur (en fait le prénom, entre les deux al Thani) s'est joué dans un Casino de Macao pour une somme et un résultat restés à ce jour confidentiels.

Sur le plan strictement sportif, on notera également l'effondrement du cours de la Victoire à l'Extérieur à la Bourse de Kuala Lumpur spécialisée dans les Matchs Truqués, et l'explosion de la bulle immobilière dans le cadre de la désormais célèbre crise des sub-primes, pendant laquelle Diego Maradona quitta Montpellier en traitant Louis Nicollin de radin.

Sport, encore: le rachat d'Arsenal par le Sheikh Petrol bin Blingbling al Thani a entraîné un chassé-croisé avec le PSG, Leonardo devenant l'entraîneur du club londonien et Arsène Wenger le porteur de miroir officiel de José Mourinho au Camp des Loges.

Sport, toujours: le préparateur physique de la Juventus a été surpris à son domicile avec huit joueurs du club, seize prostituées dont cinq mineures, cinq cent trente sept kilos de stéroïdes anabolysants, six cent trois litres de sang de boeuf, un plant de cannabis, et trente cinq biographies de Lance Armstrong. Son avocat a violemment contesté le bannissement à vie de son client en s'écriant: "comment pouvait-il savoir que ce sang de boeuf était coupé au cheval?"

 

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* voir livrées précédentes : "Exclusif! Les palmarès 2012" (janvier 2012), "Exclusif! Les palmarès 2011" (janvier 2011), "Exclusif ! Les palmarès 2010" (décembre 2009), "Exclusif ! Les palmarès 2009" (décembre 2008), "Exclusif - les palmarès 2008" (décembre 2007), "Exclusif - les palmarès 2007" (décembre 2006), "Exclusif - les palmarès 2006" (décembre 2005).

2013.01.08

Messi IV

Ce Cristiano Ronaldo, qui a produit une année démente, marquant à tout va et contribuant grandement au net triomphe madrilène face à l'ogre barcelonais dans le championnat le plus spectaculaire du monde, ce CR7-là n'a pas eu l'ombre d'une chance face à un Lionel Messi couronné sans surprise Ballon d'Or FIFA France Football pour la quatrième année consécutive.

A seulement 25 ans, un age auquel Marco Van Basten n'en avait glané "que" deux. Michel Platini, au milieu de son séjour stéphanois, était encore à trois ans de remporter son premier. Plus précoce, Johann Cruyff n'avait que deux saisons à patienter. Et en plus, ces trois monstres n'avaient, à l'époque, pas à affronter les Sud-Américains ou Africains d'Europe... Effrayant.

Lionel Messi a d'ores et déjà écarté tous les plus grands sauf Pelé et Maradona, et il sait ce qu'il lui reste à faire: remporter la Coupe du Monde, et le plus tôt possible.

Côté entraîneurs, le trio Vincente del Bosque - Jose Mourinho - Pep Guardiola confirme le podium Messi - Ronaldo - Iniesta: chez les garçons, c'est en Espagne que ca se passe, même quand on a le passeport portugais, argentin, ou Colombien (Xavi, Falcao, et Casillas suivent au classement). Chez les filles, les States placent la meilleure joueuse (Abby Wambach) et le meilleur entraîneur (Pia Sundhage).

Beau départ pour 2013.

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2012.10.30

Ballon d'Or 2012 - Les 23 Nominés

Les champions d'europe espagnols placent logiquement 7 candidats au Ballon d'Or France Football FIFA, mais le titre ne devrait pas échapper à Lionel Messi, encore plus monstrueux que l'an dernier, même s'il a glané moins de titres. L'Argentin a enfin pris du volume en sélection, et battu tous ses records de buts.

Cristiano Ronaldo présente le même profil, mais un ton en-dessous (tout devient relatif avec la Puce). S'il n'a pas été toujours brillant à l'Euro, il y a tout de même marqué des points, comme le grand Zlatan d'ailleurs, enfin reconnu comme l'un des tous grands depuis qu'il a débarqué dans un "petit" club. Zlatan n'a pas autant marqué que Ronaldo, mais ses stats pèsent lourd sur le plus délicat Calcio. Et il porte sa sélection de façon presque plus éclatante.

Difficile d'écarter les Espagnols du podium, mais cette année comme les précédentes, ils risquent de se partager les votes. Iker Casillas mériterait une médaille pour sa carrière, tant pis pour le duo Xavi-Iniesta.

Mon pronostic: Messi, Cristiano Ronaldo, Casillas, Xavi, Ibrahimovic.


1. Sergio Agüero 2. Mario Balotelli 3. Karim Benzema 4. Gianluigi Buffon 5. Sergio Busquets 6. Iker Casillas 7. Didier Drogba 8. Radamel Falcao 9. Zlatan Ibrahimovic 10. Andrés Iniesta 11. Lionel Messi 12. Manuel Neuer 13. Neymar 14. Mesut Özil 15. Gérard Piqué 16. Andrea Pirlo 17. Sergio Ramos 18. Cristiano Ronaldo 19. Wayne Rooney 20. Yaya Touré 21. Robin van Persie 22. Xabi Alonso 23. Xavi Hernandez

2012.04.25

Les poteaux n'étaient pas carrés

Barcelone, la meilleure équipe d'Europe? Aujourd'hui comme hier, la réponse est oui*. Et ce n'est pas un poteau ou la scoumoune chelseaienne de Leo qui vont changer la donne.

L'histoire retiendra un autre nom au palmarès 2011-2012 de la Champions League. Une équipe qui fait moins le jeu, mais que Pep Guardiola et ses garnements auront généreusement laissé gagner cette année.

Avec ses airs de renard malicieux, Roberto di Matteo vient de poser sa candidature. Il le dit lui-même, avec un paquet de chance, mais la façon avec laquelle il a enrayé la spirale négative du FC Abramovitch force le respect. Bien du plaisir au survivant du duel José Mourinho - Jupp Heynckes...

Si la défaite du Barça ne réjouit pas l'amateur de beau jeu, elle rassure l'amoureux du jeu dans toute son imprévisibilité.

Les poteaux n'étaient pas carrés, non. C'est tout simplement le ballon qui tourne rond. 

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* pour demain, c'est encore une autre histoire

2012.01.10

En 2012, votez Messi ou Henry, pas Cantona ou Maazou

Journée historique pour Lionel Messi et Thierry Henry, hystérique pour Eric Cantona: le premier a remporté sans surprise un troisième Ballon d'Or FIFA France Football d'affilée, le second a conquis les coeurs des fans d'Arsenal qui lui échappaient encore en signant son retour par le but de la victoire en coupe contre Leeds, et le troisième a une fois de plus gagné l'occasion de se taire en lançant un appel aux signatures de maires dans la perspective des présidentielles 2012.

Cette journée consacre également:

- les championnes du monde nippones (Ballon d'Or pour Aya Miyama, Norio Sasaki meilleur entraîneur)

- le champion de la trophéïte aigüe Pep Guardiola

- le champion du futchebol Neymar pour son but de folie, Prix Ferenc Puskas

- le champion toute catégorie des tranferts foireux, Moussa Maazou (Ballon de plomb 2011)

L'année commence donc sur les chapeaux de roue... à part bien sûr au Paris Saint Germain où on attaque directement la jante avec sur le terrain un Festival de Locminé pour la première officielle de Carlo Ancelotti, et en coulisses une réponse d'anthologie de Leonardo à Maradona (le premier assumant totalement les railleries du second sur son manque total de scrupules).

On ne devrait pas s'ennuyer. Tous ,e

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2011.11.01

FIFA Ballon d’Or 2011 - Les 23 nominés

France Football a dévoilé les 23 noms parmi lesquels émargera le prochain Ballon d'Or, selon toute vraisemblance Lionel Messi, archifavori successeur de Michel Platini pour un triplé historique.

Cristiano Ronaldo semble assuré de la seconde place grâce à sa moyenne monstrueuse de buts en club (avec le soutien de tous ses coéquipiers il est vrai pour battre le record en 2010-2011) mais aussi en équipe nationale, un atout par rapport à Messi, toujours aussi emprunté loin de ses amis de La Masia, dont Xavi pourrait compléter le podium si Wayne Rooney lui en laisse la possibilité.

Peu de renouvellement dans cette liste, où Javier Pastore pourrait faire son entrée l'année prochaine.

Les 23: Eric Abidal (FRA), Sergio Agüero (ARG), Karim Benzema (FRA), Iker Casillas (ESP), Cristiano Ronaldo (POR), Daniel Alves (BRA), Samuel Eto’o (CMR), Cesc Fabregas (ESP), Diego Forlan (URU), Andres Iniesta (ESP), Lionel Messi (ARG), Thomas Müller (DEU), Nani (POR), Neymar (BRA), Mesut Özil (DEU), Gerard Piqué (ESP), Wayne Rooney (ENG), Bastian Schweinsteiger (DEU), Wesley Sneijder (NED), Luis Suarez (URU), David Villa (ESP), Xabi Alonso (ESP), Xavi Hernandez (ESP)

Pour les entraîneurs, Guardiola tient la corde, à moins que Ferguson ne soit récompensé pour l'ensemble de son oeuvre et son quart de siècle à la tête de MU.

Les 10 nominés: Vicente Del Bosque (ESP, Espagne), Alex Ferguson (SCO, Manchester United), Rudi Garcia (FRA, Lille), Josep Guardiola (ESP, FC Barcelone), Jürgen Klopp (DEU, Borussia Dortmund), Joachim Löw (DEU, Allemagne), José Mourinho (POR, Real Madrid), Oscar Tabarez (URU, Uruguay), André Villas-Boas (POR, Chelsea), Arsène Wenger (FRA, Arsenal).

Pour le Ballon d'Or Féminin, Marta sera sans doute chahutée par Aya Miyama voire Abby Wambach, le Hrubesh US. Norio Sasaki pourrait confirmer l'exploit nippon de l'année.

Les 10 nominées : Sonia Bompastor (FRA, Lyon), Kerstin Garefrekes (DEU, FFC Francfort), Marta (BRA, Western New York Flash), Aya Miyama (JAP, Yunogo Belle), Alex Morgan (USA, Western New York Flash), Louisa Nécib (FRA, Lyon), Homare Sawa (JAP, Nadeshiko), Lotta Schellin (SVE, Lyon), Hope Solo (USA, Magic Jack), Abby Wambach (USA, Magic Jack)

Les 10 nominés : Bruno Bini (FRA, France),Leonardo Cuellar (MEX, Mexique), Thomas Dennerby (SVE, Suède), Patrice Lair (FRA, Lyon), Maren Meinert (DEU, Allemagne U19), Hope Powell (ENG, Angleterre), Norio Sasaki (JAP, Japon), Tom sermanni (SCO, Australie), Pia Sundhage (SVE, USA), Jorge Vilda (ESP, Espagne U17)

Mention spéciale aux Bleu(e)s pour leur présence à tous les niveaux, et re-bravo aux Lyonnaises et à Rudi Garcia.

Résultats des courses le 9 janvier 2012 à Zurich.

footlog 2011

2011.07.16

Baek Seung-ho attendu comme le Messi coréen

Baek Seung-ho a signé un contrat de cinq ans au Barça. C'est son père, un prof de gym à l'université de Yonsei, qui a vendu la mèche aux media coréens. Son petit n'a que 14 ans aujourd'hui, mais avait déjà tapé dans l'oeil des dirigeants Blaugrana il y a un an et-demi.

Immanquablement, tout le monde, à commencer par le premier intéressé, songe au débarquement à la Masia d'un autre talent précoce : l'Argentin Lionel Messi.

Si tous les jeunes talents de la pépinière catalane ne passent pas le cut pro, ce buteur Coréen aux statistiques effrayantes a été verrouillé pour au moins cinq ans au lieu des un ou deux habituels, preuve de la hauteur des espoirs fondés en lui.

Au pire des cas, Seung-ho aura de toute façon grandi avec la future élite de la meilleure école de foot du monde. Pour peu que Roman Kim* lui aussi confirme, la diaspora coréenne des années 2020 aura de la gueule.

Entretemps, laissons-leur le temps de s'amuser.

footlog 2011

* voir "Roman KIM" et sur footlog archives "KIM Roman, 13 ans, prêt pour la CM 2014 ou 2018 ?"

2011.05.29

Fins de règnes

Il y a encore cinq ans je me serais sans doute contenté de cette agréable finale de Champions League ponctuée de jolis buts : la passe de Xavi pour Pedro, le double une-deux de Rooney - même avec Giggs hors-jeu -, la lucarne de David Villa (de Messi, je retiendrais plutôt que la caguade de Van der Sar ses jolis non-buts comme sur sa mini-Madjer en seconde mi-temps).

Mais cette journée avait des airs de fins de règnes. Pour Sir Alex et ses fidèles grognards Giggs et Scholes, pour les Van der Sar, Park, Evra, Pujol et autres soldats de devoir, mais aussi pour ce Barcelone de feu de Guardiola.

La meilleure équipe du monde a de nouveau conquis un trophée ultramérité en proposant le meilleur jeu du plateau, mais on finirait presque par se lasser de ce jeu de passes courtes trop parfaites entre camarades d'école. Au plus fort de la domination de Manchester par le Barça, les blaugranas donnaient l'impression de marcher, seul le porteur du ballon bougeant. Une optimale économie d'énergie certes, mais il fallait attendre le vrai décalage pour s'enthousiasmer (voir de nouveau figure A : Xavi pour Pedro).

J'adore Barcelone et je suis heureux de ce nouveau triomphe, mais désolé : je préfère le petit grain de folie en plus, celui d'une autre équipe de camarades d'école, les perdants magnifiques de l'Argentine 2006. José Pekerman avait façonné son équipe encore plus directement que Pep Guardiola, pur produit de la maison catalane.

Points communs entre l'Argentine 2006 et le Barcelone d'aujourd'hui ? Javier Mascherano et surtout Lionel Messi, qui ne retrouvera pas de sitôt une bande de compatriotes aussi bien armée pour l'aider à remporter le trophée suprême.

L'autre roi du pétrole sur la planète football, Sepp Blatter, a obtenu le départ de son ancien sponsor et désormais rival Mohamed Bin Hammam. Le patron de la FIFA a été lui-aussi mis en cause dans les sordides affaires de corruption mais son mode de fonctionnement est plus subtil : au lieu de sortir son chéquier, il achète les patrons de fédérations en distribuant généreusement mais en toute transparence l'argent des sponsors.

Blatter aussi paraît en fin de règne. Les successeurs à plus ou moins long terme semblent tout trouvés : Franz Beckenbauer ou de préférence Monsieur Propre, Michel Platini. Songez que même la K-League sud-coréenne a été touchée par un scandale de matchs truqués.

Bien sûr, le Barça peut encore nous surprendre et nous faire rêver. Bien sûr, Sir Alex n'a pas dit son dernier mot (et Javier Hernandez a encore de belles années devant lui). Bien sûr, Sepp Blatter ne quittera pas si facilement sa forteresse zurichoise.

Et bien sûr, je fais un peu la fine bouche. Allez, ce millénaire nous a encore offert une belle finale et du beau jeu.

footlog 2011

2011.01.05

Exclusif : les palmarès 2011 !

Comme chaque année*, footlog vous propose en exclusivité les principaux faits saillants de l'année à venir... mais cette fois-ci finie la rigolade : impossible désormais de se réfugier derrière son petit doigt ou plutôt les gros sourcils de Domenech, la crise annuelle du PSG, la scoumoune de l'Ohème.

Car en 2010, après avoir touché le fond à Knysna, le foot et le jeu ont repris leurs droits. D'ailleurs, le Ballon d'Or sacrera très prochainement un gentleman, qu'il s'agisse de Xavi, Iniesta ou Messi.

Tiens, à propos, le re-voilà le lauréat BO 2011 : étincelant tout au long de l'année, Lionel Messi a cependant laissé la Champions League 2011 au Arsenal de Fabregas et de Wenger (enfin couronné en Europe après avoir échoué en finale de C2, C3 et C1). 

Ejecté au printemps du Real Madrid, José Mourinho récupère en été le fauteuil de son tombeur en huitièmes : "je souhaite à Claude Puel bien du plaisir à Bernabeu... mais je me demande comment il a pu supporter ce Bernard Lacombe pendant si longtemps".

Toujours au rayon entraîneurs, Sir Alex Ferguson a préféré prendre une retraîte bien méritée plutôt que de continuer dans un club amateur : comme la moitié de la Premier League, Man Utd s'est retrouvé rétrogradé par la toute nouvelle DNCG Anglaise. La Russie remplace l'Ukraine et la Pologne comme organisateur de l'Euro 2012 - première décision symbolique de Vladimir Poutine après son anschluss de ces deux pays.

Nouveau sponsor de Lille, le Qatar offre gratuitement un stade flambant neuf au Champion de France 2010-2011... mais le Stade Pierre Mauroy s'avère un château de sable totalement injouable et dès la reprise, les spectateurs désertent les tribunes climatisées à -19 degrés en plein été.

Dans la foulée de son nettoyage sans kärcher du Parc des Princes, Robin Leproux fait disparaître tous les vieux croutons du comité central du plénum de la FFF, rase les moustaches de Thierez, et place aux commandes le K.G.B, un triumvirat de tueurs à la réputation bien établie : Sylvain Kastendeutch, Jacques Glassman, Maxime Bossis.

Le foot français peut enfin respirer, mais le plus gros scandale de paris sportifs de l'histoire pointe déjà son nez. Il éclatera à la veille du Championnat d'Europe, mais gardons cela pour l'année prochaine.

Tous mes voeux

footlog 2011

 

* voir livrées précédentes : "Exclusif ! Les palmarès 2010", "Exclusif ! Les palmarès 2009", "Exclusif - les palmarès 2008" - "Exclusif - les palmarès 2007" - "Exclusif - les palmarès 2006".

2010.11.28

Pep v. The Special One - Chocs et Classiques

Barca-Real ? Par définition, le sommet de la Liga. Ajoutez pour cette édition un contexte euphorique (la sélection sur le toît de l'Europe et du monde) et quelques duels d'anthologie (Messi-CR7, Guardiola-Mourinho), sans oublier bien sûr le Ballon d'Or 2010 (probablement sur le terrain et pourquoi pas sous les traits du premier nommé)... voilà de quoi mettre en appétit tous les amateurs de football, et renvoyer au vestiaire les sempiternels relents de Guerre d'Espagne.

Si la Ligue des Champions nous offre désormais de façon quasi aussi récurente des sommets entre les habituels géants européens, ces affiches ne peuvent jamais avoir la même saveur qu'un bon clasico des familles. Au niveau européen, on a plutôt l'impression de voir des marques s'affronter, des franchises.

Il s'agit pourtant des mêmes clubs. Mais Barca-Real en Liga ou Arsenal-Tottenham en Premier League, ça relève de l'intemporel.

C'est la différence entre un choc et un classique : le choc est un objet médiatique d'apparence sportive, le classique un événement culturel à objet sportif. 

footlog 2010

2010.04.07

Messi, Messi, Messi, Messi

L'issue du match ne faisait pas grand mystère : sans Fabregas, Gallas et Arshavin, Arsenal n'avait aucune chance d'inquiéter Barcelone. Et pourtant, l'exploit était réellement à portée de main... mais Lionel a frappé. Quatre fois.

Beau joueur (même si tous les entraîneurs rêvent de ce genre d'excuse pour faire avaler un nouvel échec), Wenger a confirmé que la meilleure équipe l'avait emporté, et que l'Argentin restait le meilleur joueur du monde.

Sur le chemin vers un second Ballon d'Or consécutif pour Messi : l'Inter Milan de José Mourinho, et surtout une Coupe du Monde où l'Argentine semble malheureusement plus avoir à perdre qu'à gagner.

A mes yeux, le vainqueur du jour reste Michel Platini. Une Champions League plus ouverte et joueuse, une Europa League sur de bonnes bases, une réelection garantie les doigts dans le nez... seule ombre au tableau, cet Euro 2012 envoyé dans ses pattes par ses meilleurs ennemis et dont l'organisation bat de l'aile avec le désespoir du goéland emmazouté dans le sillage du chalutier cher à Canto.

Blatter a ses propres croix à porter : on ne peut guère plus lui coller les émeutes raciales en AfSud sur le dos, mais après le drame togolais de l'hiver dernier* l'humeur n'est décidément pas à la fête.

Alors on s'enthousiasme pour une petite souris sud-américaine menant l'orchestre catalan dans un remake de fantasia, avec nos yeux d'enfants scotchés sur nos samedis dessins animés ou nos mercredis coupe d'europe qui alimenteront nos rêves insouciants à l'heure du JT.

footlog 2010

* voir "Not So Happy New Year"

2009.12.01

Ballon d'Or 2009 : Messi survole la concurrence

Le suspense pour cette édition 2009 portait sur d'une part sur la seconde et la troisième place du podium, et d'autre part sur l'ampleur de l'avance de Lionel Messi sur ses poursuivants.

Avec 240 points d'avance, Leo bat un record, même s'il ne permet pas de remonter bien loin : le nombre de jurés a explosé depuis la mondialisation du BO.

La seconde place de Cristiano Ronaldo, avec une nette avance là aussi, s'explique peut-être aussi par la diversité des jurés. La logique donnait la paire Xavi-Iniesta favorite, forte de l'exceptionnel triplé catalan. Grâce au transfert d'Ibrahimovic, le Barca place d'ailleurs 5 joueurs dans les 7 premiers.

Comme prévu, Giggs fait une ultime pige très honorable, et Rooney se place en embuscade pour la suite. Moins exposé, Cesc Fabregas se maintient à distance. Nouvelle déception pour Karim Benzema, seul nominé à se retrouver capot. Quant à Gourcuff, il grapille les quelques points qu'il était en mesure d'espérer après sa vraie première année pleine sous les projecteurs.

Au final, une fois de plus, beaucoup de talent et de joueurs de rupture.

footlog 2009

1. Lionel Messi (ARG, FC Barcelone) : 473 points
2. Cristiano Ronaldo (POR, Manchester United / Real Madrid) : 233 pts
3. Xavi (ESP, FC Barcelone) : 170 pts
4. Andrès Iniesta (ESP, FC Barcelone) : 149 pts
5. Samuel Eto'o (CMR, FC Barcelone / Inter Milan) : 75 pts
6. Kaka (BRA, Milan AC / Real Madrid) : 58 pts
7. Zlatan Ibrahimovic (SVE, Inter Milan / FC Barcelone) : 50 pts
8. Wayne Rooney (ENG, Manchester United): 35 pts
9. Didier Drogba (CIV, Chelsea): 33 pts
10. Steven Gerrard (ENG, Liverpool) : 32 pts
11. Fernando Torres (ESP, Liverpool): 22 pts
12. Cesc Fabregas (ESP, Arsenal) : 13 pts
13. Edin Dzeko (BIH, Wolfsburg) : 12 pts
14. Ryan Giggs (WAL, Manchester United) : 11 pts
15. Thierry Henry (FRA, FC Barcelone) : 9 pts
16. Luis Fabiano (BRA, FC Séville)
     Nemanja Vidic (SRB, Manchester United)
     Iker Casillas (ESP, Real Madrid): 8 pts
19. Diego Forlan (URU, Atletico Madrid) : 7 pts
20. Yoann Gourcuff (FRA, Bordeaux) : 6 pts
21. Andreï Archavine (RUS, Arsenal)
     Julio Cesar (BRA, Inter Milan)
     Frank Lampard (ENG, Chelsea) : 5 pts
24. Maicon (BRA, Inter Milan) : 4 pts
25. Diego (BRA, Werder Brême / Juventus Turin) : 3 pts
26. David Villa (ESP, Valence)
     John Terry (ENG, Chelsea) : 2 pts
28. Franck Ribéry (FRA, Bayern Munich)
     Yaya Touré (CIV, FC Barcelone) : 1 pt
30. Karim Benzema (FRA, Lyon / Real Madrid): 0 pt

2009.10.20

Ballon d'Or 2009

France Football a livré sa liste des 29 nominés pour la course à la seconde place derrière Lionel Messi, incontournable Ballon d'Or 2009. Une livrée assez classique sur l'axe Europe - AmSud, avec trois Africains pour renforcer la légitimité mondiale, mais aucun Asiatique à se mettre sous la dent*.

Cristiano Ronaldo abandonnera donc son trophée acquis l'an dernier, voire le podium sur lequel j'aimerais bien voir s'installer un Fabregas, un Xavi, un Iniesta ou un Eto'o. Rooney risque de devoir patienter un peu, et j'attends de voir comment il rosit sous le soleil sud-africain (Linecker s'était plutôt pas mal extrait de la fournaise mexicaine il y a - bon sang déjà - près d'un quart de siècle).

En fait, il y a du talent et de la jeunesse à revendre dans cette liste, avec une bonne demi-douzaine de joueurs susceptibles de brandir le titre individuel suprême dans les années à venir. On surveillera les premiers points grapillés par certains, et les dernières miettes collectées par de plus anciens. Pour Giggs, c'est vraisemblablement la dernière chance. Pour Henry, tout dépendra probablement du résultat du barrage contre l'Irlande en novembre prochain : l'édition 2010 sera réservée aux participants à la grande fête du football, avec une prime aux vainqueurs sur les meilleurs joueurs (pas toujours le même casting).

footlog 2009

ADDENDUM 200912 : "Ballon d'Or 2009 : Messi survole la concurrence"

* Les 29+1:

Andreï Archavine (Russie, Arsenal)
Karim Benzema (France, Lyon puis Real Madrid)
Iker Casillas (Espagne, Real Madrid)
Cristiano Ronaldo (Portugal, Manchester United puis Real Madrid)
Diego (Brésil, Werder Brême puis Juventus Turin)
Didier Drogba (Côte d'Ivoire, Chelsea)
Edin Dzeko (Bosnie, Wolfsburg)
Samuel Eto'o (Cameroun, FC Barcelone puis Inter Milan)
Cesc Fabregas (Espagne, Arsenal)
Fernando Torres (Espagne, Liverpool)
Diego Forlan (Uruguay, Atletico Madrid)
Steven Gerrard (Angleterre, Liverpool)
Ryan Giggs (Pays de Galles, Manchester United)
Yoann Gourcuff (France, Bordeaux)
Thierry Henry (France, FC Barcelone)
Zlatan Ibrahimovic (Suède, Inter Milan puis FC Barcelone)
Iniesta (Espagne, FC Barcelone)
Julio Cesar (Brésil, Inter Milan)
Kakà (Brésil, Milan AC puis Real Madrid)
Frank Lampard (Angleterre, Chelsea)
Maicon (Brésil, Inter Milan)
Lionel Messi (Argentine, FC Barcelone)
Luis Fabiano (Brésil, FC Séville)
Franck Ribéry (France, Bayern Munich)
Wayne Rooney (Angleterre, Manchester United)
John Terry (Angleterre, Chelsea)
Nemanja Vidic (Serbie, Manchester United)
David Villa (Espagne, Valence)
Xavi (Espagne, FC Barcelone)
Yaya Touré (Côte d'Ivoire, FC Barcelone)

2009.06.30

La Coupe à Toto des Nations a grandi

Année impaire, année misère. Ni Coupe du Monde, ni Championnat d'Europe des Nations. On peut donc s'intéresser au football, au vrai. Et accorder le Ballon d'Or au meilleur joueur de la planète, même s'il n'a aucune chance de participer à ces grandes fêtes.

D'accord, les années impaires la Ligue des Champions écrase tout mais songez qu'en 1995, George Weah n'avait même pas atteint la finale. Bon. Le pauvre homme cumulait les handicaps : Libérien ET joueur du PSG... ce trophée donne une petite idée de son talent balle au pied.

Messi a gagné la C1 et la Liga, joue pour un pays prétendant au titre suprême l'an prochain en Afrique du Sud, et méritera tout autant son Ballon d'Or, mais ce que je retiens pour le moment de cette année, c'est comment trois compétitions nationales, européennes et internationales de second plan connaissent une importante phase de transition : 

  • Coupe de la Ligue Française : sous la pression du diffuseur (France Télévisions), la Ligue a finalement décidé de ne pas euthanasier son bébé. Pour le moment tout du moins.
  • Europa League : sous perfusion depuis la mort de la C2 et l'avènement de la LC, la C3 essaye enfin de repartir sur de nouvelles bases.
  • Coupe des Confédérations : pour sa sixième édition, cette ado semble avoir enfin atteint la mâturité.

La Coupe à Toto des Nations couronne pour la 3e fois le Brésil, qui confirme son statut de favori pour l'an prochain : le groupe de Dunga a de la gueule et autrement plus de tenue que la Ferme des Célébrités du Mondial 2006... et ce pays a l'habitude de remporter le titre chaque fois que la FIFA plante son barnum sur un nouveau continent (USA 1994, Corée-Japon 2002).

Mais à l'instar de l'Intertoto, la CCF a cette fâcheuse tendance à coûter cher : la saison suivante se termine plus souvent sur les rotules pour ses participants. Plutôt que de chercher à ressembler à une mini-Coupe du Monde, la Coupe des Confédérations devrait peut-être laisser tomber le match pour la 3e place.

La compétition se joue désormais à fond et confirme, après la spectaculaire édition 2005 en Allemagne, son succès sportif. Le brillant parcours des Yanks (tombeurs de l'Espagne et échouant de peu en finale) a apporté une touche franchement raffraichissante. A l'image de Bob Bradley, un coach issu du sérail universitaire, la principale puissance économique et démographique de la CONCACAF décolle enfin sur des bases saines. Le meilleur reste à venir, pour peu que la génération produite par les "soccer mums" des années Clinton s'épanouisse au sein de la MLS comme de la sélection nationale.

Comme d'habitude, les "petites" confédérations sont à l'honneur avec les USA en finale et l'AfSud sur la troisième marche du podium. La CONCACAF comptait déjà un vainqueur (le Mexique en 1999) et la CAF un finaliste (le Cameroun en 2003), tout comme l'AFC (Japon 2001) et même l'OFC (Australie 1997). Même la France a remporté le titre, c'est tout dire (les deux fois, Domenech s'occupait encore des espoirs).

C'est ce qui fait le charme du concept, justifie l'existence de la compétition, et tire vraiment le foot mondial vers le haut.

Et si on restera toujours loin de l'atmosphère particulière d'une Coupe du Monde, on s'en rapproche peu à peu.

footlog

2009.05.28

Barca Barca Barca

Maintenant que c'est fait, je peux l'avouer : j'avais un faible pour les Catalans. Quelque part, je préfère le sourire espiègle de Messi au rictus excédé de Cristiano Ronaldo lorsqu'ils loupent un dribble, le touchant et lyrique discours de Pep Guardiola au Patois écossais de Sir Alex lorsqu'ils exposent leur tactique, la noblesse de la lutte anti-franquiste associée au maillot Blaugrana à la douleur de la lutte des classes associée à celui des Red Devils lorsque les marketeurs de ces deux multinationales essayent de vendre à de vrais supporters des pans d'histoire qui ne leur appartiennent pas.

Bien sûr, Park Ji-sung ne sera jamais Champion du Monde, et il avait plus besoin de cette C1 dans son palmarès qu'un Thierry Henry.

Bien sûr, Eric Cantona n'a pas eu la Palme d'Or du meilleur acteur pour son auto-parodie dans "LooKing for Eric".

Bien sûr, la Ligue des Champions refuse de se donner deux années de suite au même club, histoire de faire croire aux gogos qu'elle a été fondée sur d'authentiques préoccupations sportives.

Bien sûr, on verra les mêmes têtes l'an prochain. Avec probablement le grand retour de La Maison Blanche madrilène, sur un air wengerien de chevauchée des Ribéry, ou sur un rythme plus lent, genre rasta Rafa. La Vieille Dame italienne repassera nous faire coucou et l'ACM Kaka.

Lyon reviendra peut-être en deuxième semaine. Bordeaux passera peut-être le premier tour, si Gourcuff résiste aux sirènes berlusconiennes et à une saison et demie de titularisation intensive. L'Ohème 2010 refera peut-être le coup de l'Ahèçème 2004 avec Dédé à la barre.

Mais je n'aurais pas le plaisir de voir mon cher PSG se faire étriller en préliminaires par l'APOEL Nicosie.

footlog

2009.02.13

Sans Messi ni KI Sung-yong

La Coupe du Monde 2010 ira probablement à l'Argentine ou au Brésil, voire au Nigéria ou à l'Espagne.

L'Espagne ? Elle a enfin réussi à assumer un rôle de favori dans une grande compétition.

Le Nigéria ? Y'a pas je les sens bien, ces petits (cf "Chambre avec vue").

Le Brésil ? Avant d'accueillir la Coupe du Monde 2014 pour enfin l'emporter chez eux, ils ont gagné sur tous les continents et se sont déjà arrangés pour arracher le premier trophée en Amérique du Nord (USA 1994) et en Asie (Corée-Japon 2002).

L'Argentine ? Ils pourraient nous refaire le coup de 1974-1978 sur 2006-2010 : meilleure équipe sur le terrain injustement défaite en cours de route, vainqueurs de l'édition suivante avec un jeu moins chatoyant mais plus efficace.

Moins chatoyant ? Avec Maradona aux manettes et Messi à la baguette ?

Yes, we can : la grande innovation du Pibe de Oro se situe au niveau mental : il a su insuffler une culture de la gagne et du maillot national à une bande de talents déjà reconnus au plus haut niveau mais déstabilisés par l'absence de résultats de la sélection.

Et la France ? Elle est à sa place, autour de la 10e en Europe à en croire le très généreux FF. Sa défaite contre l'Argentine peut être considérée comme un progrès, et presque une claque salutaire avant le double choc contre la terrifiante Lituanie.

J'ai été autrement plus convaincu par l'évolution de la Corée du Sud, qui a bêtement laissé échapper 2 points dans la course à l'Afrique du Sud face à de bien faibles Iraniens (1-1). Sans pour autant confiner au génie (les deux formations naviguent dans les 40èmes rugissants des classements FIFA), les Coréens ont nettement progressé depuis leurs matchs de l'an dernier contre les Saoudiens, joué vite vers l'avant, osé, frappé de loin avec pertinence et conviction. Mais le très bedonnant LEE Woon-jae a oublié de placer un défenseur sur sa ligne sur un coup-franc à distance platinienne... heureusement, Park Ji-sung a sauvé la journée suite à une frappe du très très très prometteur numéro 16 KI Sung-yong (également appelé KI Sung-yeung pour une raison qui m'échappe).

2008.12.02

Cristiano Ronaldo Ballon d'Or

Le quinté 2008 vient d'être publié : Cristiano Ronaldo - Messi - Torres - Casillas - Xavi

Beaucoup plus logique que mon Cristiano Ronaldo - Messi - Villa - Casillas - Ribéry... mais sur le fond, je ne renie pas ce que j'avais écrit :

"Les deux seules vraies questions portent sur :
- l'ordre de sortie de Messi et Ronaldo - avantage au premier en valeur pure, mais le second semble archifavori au regard de sa saison exceptionnelle et constante.
- le nom de l'Espagnol qui les accompagnera sur le podium : il serait dommage que les jurés favorisent Torres ou même Villa, Fabregas ou Casillas me semblant fondamentalement plus doués. On aura sans doute droit à deux ou trois Ibères dans le top 5."

Sur le reste du classement, je retiendrais l'excellent score de Marcos Senna (11e, mais 7e non-Espagnol) à un poste ingrat, et le zéro pointé de Karim Benzema, ultime hommage à l'Euro 2008 de Bleus à peine sauvés par leur champion allemand Ribéry (16e avec 7 points).

2008.10.20

Ballon d'Or 2008 - les 30 nominés

FF a livré sa liste de nominés réduite à 30 happy few (cf ci-dessous). Une saine initiative pour améliorer la sélectivité de l'exercice - la rédaction doit être soulagée de ne plus avoir à se creuser la tête au petit jeu des nominations politiquement correctes (un Irakien, vite, quelqu'un a-t-il un Irakien sous le coude pour faire le cinquantième ?).

Les deux seules vraies questions portent sur :
- l'ordre de sortie de Messi et Ronaldo - avantage au premier en valeur pure, mais le second semble archifavori au regard de sa saison exceptionnelle et constante.
- le nom de l'Espagnol qui les accompagnera sur le podium : il serait dommage que les jurés favorisent Torres ou même Villa, Fabregas ou Casillas me semblant fondamentalement plus doués. On aura sans doute droit à deux ou trois Ibères dans le top 5.

Au rayon tricolore, je vois mal Benzema passer devant Ribéry après son Euro 2008 totalement loupé (merci Raymond). Un Bleu dans le top 10 (voire mieux si les Russes entrent en hibernation, si l'Allemagne accorde 5 points à l'ancien Marseillais, et si celui-ci sort un mois de folie) constituerait une belle consolation pour un pays végétant dans le ventre mou de l'Europe*. Que dire du Brésil...

Bon. Je me lance : Ronaldo - Messi - Villa - Casillas - Ribéry

Allemagne : Michael Ballack (Chelsea)
Angleterre : Steven Gerrard (Liverpool FC), Frank Lampard (Chelsea), Wayne Rooney (Manchester United)
Argentine : Sergio Agüero (Atletico Madrid), Lionel Messi (FC Barcelone)
Brésil : Kakà (Milan AC)
Cameroun : Samuel Eto'o (FC Barcelone)
Côte d'Ivoire : Didier Drogba (Chelsea)
Espagne : Iker Casillas (Real Madrid), Cesc Fabregas (Arsenal), Sergio Ramos (Real Madrid), Marcos Senna (Villarreal), Fernando Torres (Liverpool FC), David Villa (Valence CF), Xavi (FC Barcelone)
France : Karim Benzema (Lyon), Franck Ribéry (Bayern Munich)
Italie : Gianluigi Buffon (Juventus Turin), Luca Toni (Bayern Munich)
Pays-Bas : Edwin van der Sar (Manchester United), Rafael van der Vaart (Hambourg SV puis Real Madrid), Ruud van Nistelrooy (Real Madrid)
Portugal : Cristiano Ronaldo (Manchester United), Pepe (Real Madrid)
Russie : Andreï Archavine (Zénith Saint-Pétersbourg), Youri Zhirkov (CSKA Moscou)
Serbie : Nemanja Vidic (Manchester United)
Suède : Zlatan Ibrahimovic (Inter Milan)
Togo : Emmanuel Adebayor (Arsenal)

* non Michel, je ne fais pas allusion à tes abdos de patron de l'UEFA

2007.10.24

Ballon d'Or 2007 - les nominés

Vous le savez depuis le 26 décembre 2006*, Kaka a remporté le Ballon d'Or 2007. La question est de savoir comment se composera le podium.

Le tenant du titre Cannavaro étant comme prévu dans les choux pour cette édition, l'Italie pousse la candidature de Pirlo, nettement moins polémique que le vainqueur 2006. Sorti de l'adolescence rebelle après une Coupe du Monde narcissique, Cristiano Ronaldo compte profiter de la nouvelle blessure d'Eto'o, des états d'âme de Didier Drogba et de la longue indisponibilité de Thierry Henry (Kanouté souffrant de façon chronique d'une sous-exposition injuste en club comme en sélection). Autre favori pour le podium, Lionel Messi n'a aucun trophée conséquent à apporter en gage, si ce n'est un but maradonien, un départ canon pour 2007-2008, et un avenir de toute façon doré. Un trio Kaka-Messi-Cristiano Ronaldo ou Kaka-Cristiano Ronaldo-Messi ?

Je surveillerai avec attention les progrès de la bande à Arsène et du petit Fabregas, à nouveau étincelant hier en Champion's League. La nouvelle génération devrait confirmer ses progrès, comme cet autre fleuron offensif de la péninsule, le flamboyant Torres.

Concernant la mondialisation du BO, FF peut remercier Mr Posh d'avoir rejoint la MLS et l'Irak d'avoir gagné le titre continental en Asie. Younes Mahmoud n'entre pas plus dans le top 50 objectif que Nakamura mais tous deux contribuent à la caution globale du BO V3.0.

Quant aux agents de Ceni et Ochoa, ils peuvent remettre quelques ramettes de papier dans leur vieux fax à jet d'encre : ils pourront bientôt s'acheter des outils plus performants.

LES CINQUANTE :

Allemagne : Miroslav Klose (Bayern Munich)
Angleterre : David Beckham (Real Madrid & Los Angeles Galaxy), Steven Gerrard (Liverpool), Wayne Rooney (Manchester United), Paul Scholes (Manchester United)
Argentine : Lionel Andres Messi (FC Barcelone), Juan Roman Riquelme (Boca Juniors & Villarreal), Carlos Tevez (West Ham & Manchester United)
Brésil : Daniel Alves (FC Séville), Rogerio Ceni (Sao Paulo), Diego (Werder Brême), Kakà (Milan AC), Robinho (Real Madrid), Ronaldinho (FC Barcelone)
Bulgarie : Dimitar Berbatov (Tottenham)
Cameroun : Samuel Eto’o (FC Barcelone)
Côte d’Ivoire : Didier Drogba (Chelsea), Kolo Touré (Arsenal)
Espagne : Iker Casillas (Real Madrid), Francesc Fabregas (Arsenal), Raul (Real Madrid), José Fernando Torres (Atletico Madrid & Liverpool), David Villa (Valence CF)
France : Eric Abidal (Lyon & FC Barcelone), Thierry Henry (Arsenal & FC Barcelone), Florent Malouda (Lyon & Chelsea), Franck Ribéry (Marseille & Bayern Munich)
Ghana : Michael Essien (Chelsea)
Irak : Younis Mahmoud (Algharafa)
Italie : Gianluigi Buffon (Juventus Turin), Fabio Cannavaro (Real Madrid), Gennaro Gattuso (Milan AC), Filippo Inzaghi (Milan AC), Paolo Maldini (Milan AC), Andrea Pirlo (Milan AC), Luca Toni (Fiorentina & Bayern Munich), Francesco Totti (AS Roma)
Japon : Shunsuke Nakamura (Celtic Glasgow)
République Tchèque : Petr Cech (Chelsea)
Mali : Mahamadou Diarra (Real Madrid), Frédéric Kanouté (FC Séville)
Pays Bas : Clarence Seedorf (Milan AC), Ruud van Nistelrooy (Real Madrid), Robin van Persie (Arsenal)
Pays de Galles : Ryan Giggs (Manchester United)
Portugal : Cristiano Ronaldo (Manchester United), Deco (FC Barcelone), Ricardo Quaresma (FC Porto)
Suède : Zlatan Ibrahimovic (Inter Milan)
Mexique : Guillermo Ochoa (America Mexico)

* "Exclusif - les palmarès 2007" (20061226)

2006.06.12

Non perseverare diabolicum

"Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le troisième jour. Dieu dit: Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années" (Genèse 1-13 - 1-14).

On en trouvera pour dire "cela est bon" mais à mon humble avis "pas mauvais" serait plus juste et bon. Les signes que j'ai vu pendant cette 3e journée de Coupe du Monde ne me paraissent pas dignes de "marquer les époques". Faut pas confondre "luminaires" et "lampions", faut pas prendre les Messi pour des lanternes, et il manque tout de même un peu de surprises et de folie dans ce Weltmeisterschaft.

Attention, on ne s'ennuie pas du tout, comme pendant ce Mexique-Iran à la hauteur de mes attentes (si ce n'est pour le score) ou cette première mi-temps de hourra football entre lusophones. Mais le grain de folie agace tant il paraît forcé, à l'image d'un Akwa simplex incapable de tenter autre chose qu'une bicyclette sur le moindre centre ou un Cristiano Ronaldo ridicule à force de chercher le gris-gris près des caméras (il a logiquement fini par trouver le banc de touche d'ailleurs). Figo n'a plus ses jambes de 20 ans mais quand lui se permet un grand pont, il y a un but à la clef. De Pauleta, bien sûr. Mais là aussi, déception : j'avais prévu une goleza de Pedro Miguel (4 pions contre l'Angola) et les premières minutes semblaient me donner raison... mais comme l'Angleterre et les Pays Bas, les Portugais ont baissé pavillon une fois poinçonné le minimum syndical. Pauleta a attendu en vain le ballon pendant les 3/4 du match et il a fallu le départ de Ronaldo pour qu'il retâte du cuir.

Bon. Il parait qu'au 4e jour Dieu a créé les poissons et les oiseaux. J'espère que cette fois-ci les buteurs ne vont pas rester muets comme des carpes.

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Bons points : Arjen Robben (NED - pour ses soixante premières minutes - sa période altruiste), Ognjen Koroman (SEM - du concentré de motivation et pas maladroit avec ça - il ne lui manque décidément qu'une voyelle dans le prénom), Vahid Ashemian (IRN - un poil plus incisif que la momie d'Ali Daei), Nuno Ribeiro Maniche (POR - celui-là, je ne l'ai jamais vu mal jouer), Venceslau André Valentim Macanga (ANG - dit André sans frapper puisqu'il n'aura réalisé qu'un tir dans le match, soit quinze fois moins que ses partenaires), Rafael Marquez (MEX - de tout s'occupe, et avec élégance : oser comparer ce gentleman à cet arrogant pignouf de Beckenbauer n'est pas vraiment lui faire honneur).