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2012.01.10

En 2012, votez Messi ou Henry, pas Cantona ou Maazou

Journée historique pour Lionel Messi et Thierry Henry, hystérique pour Eric Cantona: le premier a remporté sans surprise un troisième Ballon d'Or FIFA France Football d'affilée, le second a conquis les coeurs des fans d'Arsenal qui lui échappaient encore en signant son retour par le but de la victoire en coupe contre Leeds, et le troisième a une fois de plus gagné l'occasion de se taire en lançant un appel aux signatures de maires dans la perspective des présidentielles 2012.

Cette journée consacre également:

- les championnes du monde nippones (Ballon d'Or pour Aya Miyama, Norio Sasaki meilleur entraîneur)

- le champion de la trophéïte aigüe Pep Guardiola

- le champion du futchebol Neymar pour son but de folie, Prix Ferenc Puskas

- le champion toute catégorie des tranferts foireux, Moussa Maazou (Ballon de plomb 2011)

L'année commence donc sur les chapeaux de roue... à part bien sûr au Paris Saint Germain où on attaque directement la jante avec sur le terrain un Festival de Locminé pour la première officielle de Carlo Ancelotti, et en coulisses une réponse d'anthologie de Leonardo à Maradona (le premier assumant totalement les railleries du second sur son manque total de scrupules).

On ne devrait pas s'ennuyer. Tous ,e

footlog 2012

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2011.07.18

Les Bleues championnes du monde

Le Japon a donc remporté à Francfort la 6e Coupe du Monde de Football Feminin 2011 à la suite d'une finale haletante et d'une compétition réussie à tous les niveaux à commencer par le jeu.

Le onze nippon a terrassé en quarts l'Allemagne, double tenante du titre et archifavorite à domicile, et en finale les Etats-Unis, grands spécialistes de l'épreuve et tombeurs des Brésiliennes de Marta (quintuple meilleure joueuse du monde FIFA) en quarts, mais trop maladroits au moment de verrouiller un nouveau titre (premier but égalisateur offert, séance de tirs aux buts catastrophique).

Les Français retiendront le parcours inédit des autres Bleues jusque dans le dernier carré. Une première prolongeant le récent triomphe de l'Olympique Lyonnais en Ligue des Champions, et prolongée par une qualification automatique aux JO 2012, à Londres.

Ce parcours m'a beaucoup fait penser à celui de la bande à Hidalgo en 1982 : une demi-finale inespérée laissant même entrevoir quelques regrets (avec Abby Wambach dans le rôle de Horst Hrubesch - pour le jeu de tête, pas la tronche), mais aucune victoire contre les ténors. J'attendais donc logiquement la défaite en match de classement contre la Suède.

Bravo donc à Louisa Necib, Sonia Bompastor, et Laura Georges, le trio retenu dans le onze majeur, mais aussi à Elodie Thomis, Gaetane Thiney, et Marie-Laure Delie, le trio d'attaque (2 buts chacune), au capitaine Sandrine Soubeyrand et à l'entraîneur Bruno Bini, et à l'ensemble du groupe. Bravo à celles et ceux qui les ont précédés et ont rendu possible les succès d'aujourd'hui : Élisabeth Loisel, Aimé Mignot, Marinette Pichon...

Cette précieuse expérience et les bonnes retombées médiatiques (amplifées par la formidable épopée de Homare Sawa et ses soeurs) doivent encourager les promoteurs du foot féminin en France sur l'ensemble de la chaîne.

A l'heure où Leonardo fait ses emplettes pour le PSG, les nouveaux maîtres des lieux seraient inspirés de continuer à investir dans leur équipe féminine, qui a placé 5 joueuses dans le groupe France (Laure Boulleau, Elise Bussaglia, Laure Lepailleur, Caroline Pizzala, Bérangère Sapowicz). Le Championnat de France ne rivalisera probablement pas avec la ligue pro américaine Women's Professional Soccer*, mais renforcer la visibilité de l'élite favorisera les vocations sur l'ensemble des tranches d'âge.

Espérons simplement que le feu des projecteurs ne remettra pas en cause le fair play remarquable qui règne sur le football féminin.

footlog 2011
(nouveau - retrouvez footlog sur Twitter : @footlogbis)

* annoncée sur footlog : "WPS - c'est comme si c'était fait", et fort bien lancée depuis. Marta a rejoint la nouvelle franchise des Western New York Flash.

2010.12.03

Russie 2018 - Qatar 2022 - le triomphe des pétroballons

Si la FIFA voulait éviter les polémiques suite aux scandales de corruption de ces derniers jours, elle aurait probablement confié ses Coupes du Monde 2018 et 2022 à d'autres organisateurs que des oligarques russes et des pétromilliardaires qataris.

Sur le fond et en dépit de l'embarrassante omniprésence de Vladimir Poutine, je ne suis pas choqué par la victoire russe : il était plus urgent d'arpenter ce pays-continent que de s'embarquer dans une nouvelle aventure bicéphale (Espagne-Portugal, Belgique-Pays-Bas, Darren-Tulett)... et a fortiori cannoniser Sir David Beckham (j'avoue que voir l'Angleterre, objectivement le meilleur candidat, terminer bonne dernière me console un peu de Londres 2012).

Comparé à la couleuvre Pologne-Ukraine de Platini, ce Qatar 2022 me parait mille fois plus difficile à avaler pour Sepp Blatter.

Certes, l'Australie n'avait aucune chance : perdu au bout du monde, ce pays-continent-là truste tous les handicaps). Certes, le Japon a rendu la monnaie de sa pièce à son voisin coréen en s'incrustant dans la compétition. Certes, les USA ont eux aussi organisé très récemment l'épreuve suprême. Certes, le Qatar est une grande nation des media et un grand mécène du sport, situé à mi-chemin des marchés Européens et Asiatiques.

Mais le pays n'a jamais participé à une phase finale, n'existe sur la planète football que grâce à ses dollars investis dans un Championnat Palm Springs pour stars en pré-retraîte, et s'est engagé sur la compétition sportive la moins écologiquement correcte de l'histoire. 

Par ailleurs, le Qatar compte moins d'un million d'habitants, dont la majorité ne bénéficie même pas de la nationalité - la candidature s'est d'ailleurs appuyée sur deux Qataris bien connus : les Travelers Cheikhs Zinédine Zidane et Christian Karembeu. Pendant la compétition, le touriste sportif constituera de loin la première population du pays. Son séjour se résumera à la visite de quelques dunes, beaucoup de boutiques, et puisqu'il faut tuer le temps deux matchs dans la même journée. Avec un peu de chance, il croisera peut-être un authentique Qatari dans la rue.

Quant aux joueurs, avec un peu de chance, ils croiseront peut-être un authentique Qatari sur le terrain. Car d'ici 2022, vous devez vous attendre à des naturalisations en masse.

Je ne serais d'ailleurs pas surpris d'apprendre que les émissaires chargés de repérer les pays du tiers monde susceptibles de recevoir leurs stades passent en réalité la majeure partie de leur temps à recruter à tour de bras dans les maternelles locales.

footlog 2010

2010.06.15

La Croisière ne s'amuse pas

Désormais en vitesse de croisière, le Mondial 2010 aligne ses trois matchs quotidiens sans vraiment convaincre. La faute à ces maudits vuvuzelas mais aussi à ces matchs trop serrés se jouant sur une faute de main de gardien, une erreur offensive, ou comme ces pauvres Algériens face aux Slovènes (0-1), sur les deux à la fois. Et puis il y a le Paraguay, cet éternel abonné aux matchs fermés, parfaitement entré dans la compet et la Squadra Azzura. Heureusement, l'Australie et probablement son ancien compère océanien la Nouvelle Zélande* permettent aux buteurs de soigner leurs stats.

Hier, grosse déception pour le Cameroun, particulièrement maladroit devant un Japon bien parti pour les huitièmes après le hara-kiri danois face aux Pays Bas.

Enfin, tout n'est pas perdu : le Ghana, lui, a réussi à muscler son jeu, et aujourd'hui, le groupe de la mort nous propose deux affiches émoustillantes : Côte d'Ivoire - Portugal et Corée du Nord - Brésil. 

footlog 2010

* seul espoir pour les All Blacks : ces Slovaques en entrée.


Voir aussi le calendrier, les pronos.

2010.06.06

La France pas pressée de dresser l'attente

On ne pourra pas reprocher aux Bleus d'avoir gonflé artificiellement les attentes de leurs supporters à la veille de la Coupe du Monde 2010 : 2-1 contre le Costa Rica, 1-1 contre la Tunisie, 0-1 contre la Chine... jamais la génération en or de Platoche & co ne se serait permis un tel fiasco (d'autant qu'elle n'a jamais affronté ces cadors).

Mais il y a du progrès par rapport à 2002 et 2006, avec les victoires à la Pyrrhus contre la Corée du Sud (Zidane out) et la même Chine ("Djibrill Cassé"). Didier Drogba a à son tour goûté à ces cadeaux asiatiques de dernière minute face au Japon (au ralenti, une agression "Matrix" / "Fiona" d'un kamikaze nippon).

Les Bleus sont cuits et Gourcuff tire la langue, mais ça aussi c'est tout ce qu'il y a de plus rassurant : le futur-ex-Bordelais a la réputation d'un diesel, et la préparation physique de notre Dream Team est supposée se traduire par une montée en puissance progressive qui fait ramer les joueurs au premier tour et gambader les trentenaires jusqu'en finale, avec suffisamment de jus pour balancer un coup de boule après prolong' si nécessaire (voir "Zizou est mort tout seul").

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, donc.

Encore faut-il passer ce bon sang de premier tour. Et il y a 4 ans, ça n'avait pas été si facile face à des monstres comme la Suisse, la Corée du Sud et le Togo...

Le scénario semble donc écrit d'avance : base case un nul des familles avec l'Uruguay comme en 1966 et en 2002, worst case une défaite d'entrée, avec sortie sous les sifflets, et porte des vestiaires défoncée (inspiré par Zizou, Ribéry en profite pour se refaire le portrait d'un coup de boule).

Sauf que.

Je sens bien une victoire sur ce coup-là. Sérieusement. Et avec la manière en plus. Genre un pion d'entrée, un autre juste avant la mi-temps après une passe à dix style Argentine-Serbie 2006, et un troisième dans les arrêts de jeu suite à un remplacement génial de Raymond la Science.

J'y crois dur comme fer. La dernière bande à Domenech ira loin, c'est écrit : les petites équipes ne meurent jamais.

footlog 2010

2008.06.09

Euro fort et Samba s'en revient

Comme attendu, l'Euro 2008 est lancé (sans pitié pour les pays hôtes Suisse et Autriche, battus lors de leur première sortie), et la crise de la finance* s'étend à l'économie au sens large.

Dans ce contexte, rien d'étonnant à ce que l'actualité footballistique qui retient mon attention ces jours-ci me vienne de Bloomberg** : les footballeurs brésiliens reviennent au bercail depuis que le Real a repris du poil de la bête.

Quand je parle du Real, ce n’est pas à la Maison Blanche madrilène mais la monnaie brésilienne que je pense. Elle a spectaculairement gagnée sur ses concurrents directs grâce aux exportations nationales de produits alimentaires, un luxe par les temps qui courent.

Les footballeurs brésiliens courent encore mieux mais ne sont plus un luxe pour des clubs comme Botafogo. Ze Carlos (Jose Carlos Garcia Leal) y a récemment signé avec d’autant plus de joie qu’il évoluait sous de plus tristes tropiques, dans ce Japon "où les gens ne vous laissent même pas les prendre dans les bras" pour célébrer un but.

Des scènes de liesse que l'on n'est pas prêt de revoir de sitôt du côté de Wall Street, temple de la spéculation financière, ou du Parc des Princes, temple des bulles sportives... à moins que Dein et Wenger ne viennent en chevaliers blancs apporter une réponse à la fois sportive et financière au club parisien.

A noter également : à la Bourse de Lyon, le cours du Puel s’est envolé. Et Puel lui-même pourrait bientôt en faire autant.

* à ne pas confondre avec la crise financière (cf "Du free market au fair market")
** cf "Ronaldo at Flamengo Nears Reality as Real Gains 44%"... les lecteurs de footlog ne seront pas dépaysés : ils ont déjà eu droit au Financial Times dans leur revue de presse (cf "Highbury aux premières loges" - 20060326)

2006.06.23

Les Bleus au Musée des Arts Premiers ?

Le Musée des Arts Premiers ouvre ses portes aujourd'hui ; la place de n°1 mondial des Bleus appartient peut-être à un lointain passé, l'équipe doit se souvenir où elle a puisé sa force : dans l'humilité, le respect de l'autre, et à la source (Afrique, Océanie, Amériques).

Retour aux sources également pour le foot brésilien : le match contre le Ghana promet un peu plus que cet étrange Brésil-Brésil où dix Japonais sont venus contrecarrer les plans de Zico et Santos.

Eternel retour pour Guus Hiddink : après avoir échoué d'un souffle face au Brésil avec la meilleure équipe de la Coupe du Monde 1998 (Pays-Bas), après avoir mené la première équipe asiatique en demi-finales pour la Coupe du Monde 2002 (Corée du Sud), le voici qu'il mène la première équipe d'Océanie au-delà du premier tour pour la Coupe du Monde 2006 (Australie). Il était temps : l'Australie quitte l'OFC pour l'AFC et portera désormais l'étendard de la confédération de Chung Mong-Joon. A propos : Hiddink retrouvera l'Italie en huitièmes...

Enfin, un petit gros chasse l'autre. C'était cousu de fil blanc (et annoncé de longue date - cf "Exclusif - Les palmarès 2006" - 20051225) : Ronaldo rejoint Gert Müller sur les tablettes, mais avec une écriture plus cursive que sur ses derniers matchs... les gros joueurs ne meurent jamais.

Décidément, le foot a son histoire... à nos Bleus de se souvenir qu'il demeure avant tout un art vivant.

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Bons points : Gianluigi Buffon (ITA) - Pavel Nedved (CZE - peut-être le meilleur joueur de ce premier tour malgré la défaite contre le Ghana - quels matchs contre les Etats-Unis et l'Italie !) - Yoshikatsu Kawaguchi (JAP - malgré sa toile sur la frappe de Juninho - j'hésite pourtant à nommer Alessandro Santos mais ce serait faire perdre la face à un peuple aussi raciste) - Cicero Joao de Cesare Cicinho (BRA - malgré son absence sur le but nippon).
Pas vu suffisamment pour juger : GHA-USA et HRV-AUS.

Groupe E
- la révélation : l'Italie est au rendez-vous et ça n'est pas une surprise. Mais de là à baisser son niveau pour retrouver celui de 1982... même l'Angleterre ne l'a pas osé !
- la confirmation : après avoir marqué les esprits en matchs de préparation, le Ghana n'a pas baissé le pied. Et Pavel Nedved n'a pas volé son Ballon d'Or (il pouvait simplement choisir une autre année que 2003, celle de Titi Henry).
- retour sur mes pronostics du 10/12/2005* : tout faux... le Ghana ne s'effondre pas après sa défaite initiale (le seul bon résultat), grosse déception pour les USA et scénario Côte d'Ivoire pour la République Tchèque.

Groupe F
- la révélation : rien à signaler dans un groupe sans génie (au Brésil de se réveiller pour la phase de coupe)
- la confirmation : l'Australie de Hiddink a réussi son pari.
- retour sur mes pronostics du 10/12/2005* : presque tout bon... 5 bons résultats sur 6 (j'attendais mieux du Japon face à la Croatie)
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* repris dans "CM'06 - Tous les résultats du 1er Tour" (20060606)

2006.06.19

Le vol et le cadeau

La France s'est-elle fait voler sa victoire hier soir ? Oui au vu du but refusé à Vieira en première mi-temps, non au vu d'un match offert en cadeau à des Coréens si faibles qu'ils se sont avérés incapables de l'accepter.

Je l'écrivais avant-hier* et je confirme aujourd'hui : ce match nul est inespéré. Les Bleus restent en vie, ont enfin ouvert leur compteur buts (grâce à Thierry Henry qui plus est) et surtout, seront obligés de jouer sans Zidane contre le Togo.

Ce dernier point constitue sans doute la meilleure nouvelle de la journée pour Domenech : s'il doit mourir, ce sera avec ses idées. Je lui souhaite d'aller jusqu'au bout de celles-ci et de donner leur chance à ceux qui ont vraiment envie de jouer. David Trézéguet, par exemple : regardez-le piaffer pendant son échauffement contre les Suisses, sourire comme un gamin en entrant sur le terrain pour de misérables arrêts de jeu. Le timing absurde de ce remplacement n'avait d'autre objectif que d'humilier le nouveau numéro six de la sélection, un bien pâle Zinedine Zidane qui eût dû être remplacé bien avant l'égalisation coréenne. Il est temps de préparer l'avenir : nous avons perdu 4 ans pour rien et quitte à repartir de zéro, autant que ce soit avec des joueurs qui ont déjà l'expérience d'une Coupe du Monde.

Dans ce groupe G, le plus faible de la compétition, seule la Suisse surnage et mérite de passer aux choses sérieuses. A moins que le Togo se décide enfin d'entrer dans sa Coupe du Monde avant d'en sortir.

Pour le reste, pas fâché de voir le Ghana et les USA à leur niveau, et pas fâché non plus de voir ce sinistre Daniele de Rossi écarté de la Squadra.

 

* "Dimanche je signe pour le nul" (20060617)

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Bons points : Willy Sagnol (FRA) - Kim Nam-il (ROK - pas pour rien dans la non prestation de ZZ) - Yoshikatsu Kawaguchi (JAP - encore lui ! mais ce gardien inspire la sympathie) - Niko Kranjcar (HRV - on trouve toujours des pièces de choix dans le Brésil de l'Europe façon puzzle) - Petr Chech (CZE) - Asamoah Gyan (GHA) - Pablo Mastroeni (USA - malgré son rouge amplement mérité) - Andrea Pirlo (ITA)
Pas vu et donc pas pris en note : POR-IRN et BRA-AUS