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2006.08.06

Paris est magique

Le Trophée des Champions m'avait laissé perplexe avec ce PSG posant de sérieux problèmes à la Dream Team B lyonnaise et ne cédant qu'aux tirs aux buts. Rothen avait même planté un but d'anthologie du droit avant de ruiner sa splendide teinte d'été en la maculant de sang rhodanien.

Heureusement, tout est rentré dans l'ordre et hier j'ai vraiment retrouvé le club de mon coeur : brouillon, fébrile, incapable de tenir le score et toujours aussi doué pour faire briller ses anciens joueurs venus gonfler les rangs de l'adversaire du jour. En un mot ; fidèle à ses valeurs, avec des joueurs qui mouillent le maillot avec les larmes de rire du public. Il faudra toutefois se méfier de l'OM, capable de rivaliser avec le PSG sur son propre terrain, comme en témoigne le périlleux exercice de jonglage en freestyle de Ribery avec ses trois neurones sous le regard médusé de Diouf et Anigo.

Le championnat 2006-2007 est donc lancé. Il connaitra son point culminant avec un sympatique VA-OM pour lequel on ressortira avec émotion du placard Jacques Glasmann, cette espèce éteinte de joueurs intègres remontant à l'ère pré-bosmanienne, quand les clubs français parvenaient enfin à squatter les derniers carrés des compétitions européennes. De nos jours, ce phénomène se limite aux seules hautes sphères intertotiennes, et encore les années bissextiles.

Pourtant, je ne sais pas pourquoi mais je sens que cette année, un club français va enfin gagner la coupe intertoto aux grandes oreilles, l'inaccessible Coupe des Villes de Foire de l'UEFA. Club de ville foireux par excellence, Paris mériterait vraiment le trophée pour l'ensemble de son oeuvre.

2006.05.02

Coupe claire

Une victoire en Coupe de France n'a plus la saveur des années Borelli mais fait toujours du bien par où elle passe, surtout pour les buteurs d'un soir. Dommage que le sésame européen ne distingue plus le lauréat d'un bon suiveur en championnat, ni même d'un vainqueur de deuxième classe (Coupe de la Ligue des Gentlemen Ordinaires, Coupe à Toto). Une petite coupe pour une petite coupe... mon équipe de coiffeurs préférée a l'Europe qu'elle mérite.

Pour autant, je ne vais pas bouder mon plaisir. Elle est belle, cette petite coupe.

La Coupe de France demeure cette compétition démocratique que tout le monde a l'occasion de disputer, même au niveau le plus humble*. Une ouverture renforcée par l'abandon des matchs aller-retour et l'avantage du terrain accordé aux "petits". Si elle sait être sombre (Furiani), elle reste avant tout une coupe claire, une coupe franche, bien dégagée autour de ses petites oreilles. Une coupe attachante aussi, puisque même les maladroits y ont leur chance : Coupe au bol, fins de matchs capillotractées... ce n'est finalement pas un hasard si le PSG l'a gagnée 7 fois.

 

* par exemple, à l'époque où il avait déjà les pieds carrés mais encore un peu de souffle, votre serviteur a pu y étaler toute l'étendue de sa médiocrité devant quelques dizaines de spectateurs payants.