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2013.02.22

Qatargate

Dès le départ, l'attribution de l'organisation de la Coupe du Monde 2022 au Qatar sentait le souffre, le gaz, et le pétrole (voir "Russie 2018 - Qatar 2022 - le triomphe des pétroballons"). En Juin dernier, je me risquais encore à pronostiquer "l'Angleterre ne récupèrera probablement pas "sa" Coupe du Monde 2018, mais je ne serais pas surpris de voir le Qatar perdre l'organisation de l'édition suivante, accordée dans des conditions pour le moins troubles et un calendrier pour le moins accéléré" (voir "La Samaranchisation de la FIFA n'est pas une fatalité").

A en croire France Football, les Etats Unis se tiendraient prêts à prendre le relais au cas où. Les States, c''était d'ailleurs le choix de départ pour Blatter et Platini, avant que ce dernier ne se ravise, semble-t-il à la suite de ce fameux diner à l'Elysée lancé à quelques jours du vote par un supporter du PSG ne tenant pas totalement Canal+ dans son coeur.

Parmi les convives de cette sacrée soirée:

- Tamim bin Hamad al Thani, un sheikh à provisions... et Prince Héritier du Qatar. A ne pas confondre avec sheikh Hamad bin Thamer Al Thani, patron d'Al Jazeera, mais c'est la même famiglia. Peu de temps après le diner, Al Jazeera lance un Canal+ killer qui rafle le gros des droits TV: BeIn Sport.

- Sébastien Bazin, le représentant de Colony Capital, l'actionnaire principal du PSG qui désespère de vendre ce club de tocards. Peu de temps après le diner, Qatar Sports Investments reprend le PSG pour y claquer quelques centaines de millions, et y place à sa tête Nasser Al Khelaifi, le DG d'Al Jazeera.

- Notre Platoche national, candidat au job de Blatter à la tête de la FIFA et papa du jeune Laurent Platini. Peu de temps après le diner, Lolo se voit financer par Qatar Sports Investments et Mimi, qui a apporté son vote au Qatar, semble avoir gagné quelques supporters au-delà de ses fédérations européennes. Même pas besoin du peu regretté Mohamed bin Hammam pour mettre de l'huile.

- Nicolas Sarkozy, candidat à une réelection et au bling bling éternel. Peu de temps après le diner, le Petit Pair des Pipoles n'a pas été réélu, mais il a donné sa première conférence publique grassement rémunérée à Doha, au Qatar.

Et le sport dans tout cela? Il n'en est question que de façon indirecte, à propos du projet de changement de calendrier. Si la compétition se passe en hiver, on évitera les 50 degrés Qataris, mais si on change la donne par rapport au cahier des charges, le Qatar prête le flanc juridiquement à ses concurrents, et les Anglais ne se gèneront pas pour tirer les premiers. Sepp Blatter laisse l'initiative au Qataris, à condition qu'ils se déclarent avant la fin de son mandat.

Personne ne bouge, sauf Michael Garcia, auquel il est demandé de faire toute la lumière mais sans jus et sans alumettes. Seul Jérôme Valcke a évoqué clairement l'"achat" de la compétition, mais dans le cadre d'un e-mail supposé rester confidentiel.

Un landerneau aussi gangréné ne peut être réformé que de l'extérieur. Et ne comptez pas sur les concurrents pour faire le ménage:

- Kaiser Franz Beckenbauer lorgne autant que Platoche sur le poste de Blatter, mais à écouter son lieutenant Karl Heinz Rummenigge parler du Qatar et du changement de calendrier on se doute qu'il ne lèvera pas le petit doigt contre l'Emirat où son Bayern chéri fait ses stages. A se demander comment ils ont obtenu Pep Guardiola, grand ami du Qatar...

- Le successeur de Sarko n'a pas vraiment bouté les Qataris hors de France: François Hollande a dès ses premiers mois à l'Elysée accepté les millions offerts pour les banlieues défavorisées.

...

On ne peut même pas se consoler en regardant de bons vieux matchs: quand il est question de jeu, c'est à propos de paris truqués - 600 rencontres achetées aux dernières nouvelles, aucun continent épargné...

Sinon, il y a toujours le terrain vague du coin, avec des chandails pour signaler les poteaux de buts. 

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2013.01.08

Messi IV

Ce Cristiano Ronaldo, qui a produit une année démente, marquant à tout va et contribuant grandement au net triomphe madrilène face à l'ogre barcelonais dans le championnat le plus spectaculaire du monde, ce CR7-là n'a pas eu l'ombre d'une chance face à un Lionel Messi couronné sans surprise Ballon d'Or FIFA France Football pour la quatrième année consécutive.

A seulement 25 ans, un age auquel Marco Van Basten n'en avait glané "que" deux. Michel Platini, au milieu de son séjour stéphanois, était encore à trois ans de remporter son premier. Plus précoce, Johann Cruyff n'avait que deux saisons à patienter. Et en plus, ces trois monstres n'avaient, à l'époque, pas à affronter les Sud-Américains ou Africains d'Europe... Effrayant.

Lionel Messi a d'ores et déjà écarté tous les plus grands sauf Pelé et Maradona, et il sait ce qu'il lui reste à faire: remporter la Coupe du Monde, et le plus tôt possible.

Côté entraîneurs, le trio Vincente del Bosque - Jose Mourinho - Pep Guardiola confirme le podium Messi - Ronaldo - Iniesta: chez les garçons, c'est en Espagne que ca se passe, même quand on a le passeport portugais, argentin, ou Colombien (Xavi, Falcao, et Casillas suivent au classement). Chez les filles, les States placent la meilleure joueuse (Abby Wambach) et le meilleur entraîneur (Pia Sundhage).

Beau départ pour 2013.

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2012.10.30

Ballon d'Or 2012 - Les 23 Nominés

Les champions d'europe espagnols placent logiquement 7 candidats au Ballon d'Or France Football FIFA, mais le titre ne devrait pas échapper à Lionel Messi, encore plus monstrueux que l'an dernier, même s'il a glané moins de titres. L'Argentin a enfin pris du volume en sélection, et battu tous ses records de buts.

Cristiano Ronaldo présente le même profil, mais un ton en-dessous (tout devient relatif avec la Puce). S'il n'a pas été toujours brillant à l'Euro, il y a tout de même marqué des points, comme le grand Zlatan d'ailleurs, enfin reconnu comme l'un des tous grands depuis qu'il a débarqué dans un "petit" club. Zlatan n'a pas autant marqué que Ronaldo, mais ses stats pèsent lourd sur le plus délicat Calcio. Et il porte sa sélection de façon presque plus éclatante.

Difficile d'écarter les Espagnols du podium, mais cette année comme les précédentes, ils risquent de se partager les votes. Iker Casillas mériterait une médaille pour sa carrière, tant pis pour le duo Xavi-Iniesta.

Mon pronostic: Messi, Cristiano Ronaldo, Casillas, Xavi, Ibrahimovic.


1. Sergio Agüero 2. Mario Balotelli 3. Karim Benzema 4. Gianluigi Buffon 5. Sergio Busquets 6. Iker Casillas 7. Didier Drogba 8. Radamel Falcao 9. Zlatan Ibrahimovic 10. Andrés Iniesta 11. Lionel Messi 12. Manuel Neuer 13. Neymar 14. Mesut Özil 15. Gérard Piqué 16. Andrea Pirlo 17. Sergio Ramos 18. Cristiano Ronaldo 19. Wayne Rooney 20. Yaya Touré 21. Robin van Persie 22. Xabi Alonso 23. Xavi Hernandez

2012.06.11

Les Trois Souris Qui Rugissaient

Je me souviens de la une de France Football avant le premier match des Bleus à la Coupe du Monde 1982: "Messieurs les Anglais, tirez les premiers". Bryan Robson avait poliment RSVP en crucifiant Ettori d'un coup de tête après à peine 27 secondes.

Cette fois-ci, The Sun l'a joué moins fair play en projetant la croix de Saint George sur la Tour Eiffel et l'Arc de Triomphe la veille du France Angleterre de l'Euro 2012*. Une victoire certes, mais de nuit et en l'absence d'opposition, rien à voir avec la très glamour invasion de New York par l'armée du Duché du Grand Fenwick dans "La Souris qui rugissait", un chef d'oeuvre réalisé à une époque bénie où les Anglais ne pouvaient pas encore nous narguer avec 1966, et où la France plaçait même plus de clubs en finale de Coupe des Champions (un - zéro).

Avec son pitoyable débarquement de juin 2012, le torchon murdochien veut donc nous faire passer son erzatz de souris pour les trois lions de la sélection et de fait l'Angleterre a les moyens de faire parler la poudre. Tout dépendra des défenses et sur le papier, celle des Bleus a tout de même un poil de gueule: d'un côté Lloris, Debuchy, Rami, Mexès, Evra, de l'autre Joe Hart... j'arrêterai là par charité.

Complété par Cabaye, Alou Diarra, Malouda, Nasri, Ribéry et Benzema, le onze de Blanc tient relativement bien la route et me rappelle un peu la cuvée 1996. Il ne connaitra vraisemblablement pas la même réussite (un bon Euro suivi d'un triomphe mondial et d'un autre continental), mais on peut recommencer à rêver.

Allez. Une petite victoire des Bleus ce soir combinée à un petit nul entre Ukrainiens et Suédois, et je serai prêt à passer l'éponge sur la blague de potache du Sun.
 

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* "Show 'em no merci - We beam flag on Eiffel Tower for 3 Lions"

2012.01.10

En 2012, votez Messi ou Henry, pas Cantona ou Maazou

Journée historique pour Lionel Messi et Thierry Henry, hystérique pour Eric Cantona: le premier a remporté sans surprise un troisième Ballon d'Or FIFA France Football d'affilée, le second a conquis les coeurs des fans d'Arsenal qui lui échappaient encore en signant son retour par le but de la victoire en coupe contre Leeds, et le troisième a une fois de plus gagné l'occasion de se taire en lançant un appel aux signatures de maires dans la perspective des présidentielles 2012.

Cette journée consacre également:

- les championnes du monde nippones (Ballon d'Or pour Aya Miyama, Norio Sasaki meilleur entraîneur)

- le champion de la trophéïte aigüe Pep Guardiola

- le champion du futchebol Neymar pour son but de folie, Prix Ferenc Puskas

- le champion toute catégorie des tranferts foireux, Moussa Maazou (Ballon de plomb 2011)

L'année commence donc sur les chapeaux de roue... à part bien sûr au Paris Saint Germain où on attaque directement la jante avec sur le terrain un Festival de Locminé pour la première officielle de Carlo Ancelotti, et en coulisses une réponse d'anthologie de Leonardo à Maradona (le premier assumant totalement les railleries du second sur son manque total de scrupules).

On ne devrait pas s'ennuyer. Tous ,e

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2011.11.01

FIFA Ballon d’Or 2011 - Les 23 nominés

France Football a dévoilé les 23 noms parmi lesquels émargera le prochain Ballon d'Or, selon toute vraisemblance Lionel Messi, archifavori successeur de Michel Platini pour un triplé historique.

Cristiano Ronaldo semble assuré de la seconde place grâce à sa moyenne monstrueuse de buts en club (avec le soutien de tous ses coéquipiers il est vrai pour battre le record en 2010-2011) mais aussi en équipe nationale, un atout par rapport à Messi, toujours aussi emprunté loin de ses amis de La Masia, dont Xavi pourrait compléter le podium si Wayne Rooney lui en laisse la possibilité.

Peu de renouvellement dans cette liste, où Javier Pastore pourrait faire son entrée l'année prochaine.

Les 23: Eric Abidal (FRA), Sergio Agüero (ARG), Karim Benzema (FRA), Iker Casillas (ESP), Cristiano Ronaldo (POR), Daniel Alves (BRA), Samuel Eto’o (CMR), Cesc Fabregas (ESP), Diego Forlan (URU), Andres Iniesta (ESP), Lionel Messi (ARG), Thomas Müller (DEU), Nani (POR), Neymar (BRA), Mesut Özil (DEU), Gerard Piqué (ESP), Wayne Rooney (ENG), Bastian Schweinsteiger (DEU), Wesley Sneijder (NED), Luis Suarez (URU), David Villa (ESP), Xabi Alonso (ESP), Xavi Hernandez (ESP)

Pour les entraîneurs, Guardiola tient la corde, à moins que Ferguson ne soit récompensé pour l'ensemble de son oeuvre et son quart de siècle à la tête de MU.

Les 10 nominés: Vicente Del Bosque (ESP, Espagne), Alex Ferguson (SCO, Manchester United), Rudi Garcia (FRA, Lille), Josep Guardiola (ESP, FC Barcelone), Jürgen Klopp (DEU, Borussia Dortmund), Joachim Löw (DEU, Allemagne), José Mourinho (POR, Real Madrid), Oscar Tabarez (URU, Uruguay), André Villas-Boas (POR, Chelsea), Arsène Wenger (FRA, Arsenal).

Pour le Ballon d'Or Féminin, Marta sera sans doute chahutée par Aya Miyama voire Abby Wambach, le Hrubesh US. Norio Sasaki pourrait confirmer l'exploit nippon de l'année.

Les 10 nominées : Sonia Bompastor (FRA, Lyon), Kerstin Garefrekes (DEU, FFC Francfort), Marta (BRA, Western New York Flash), Aya Miyama (JAP, Yunogo Belle), Alex Morgan (USA, Western New York Flash), Louisa Nécib (FRA, Lyon), Homare Sawa (JAP, Nadeshiko), Lotta Schellin (SVE, Lyon), Hope Solo (USA, Magic Jack), Abby Wambach (USA, Magic Jack)

Les 10 nominés : Bruno Bini (FRA, France),Leonardo Cuellar (MEX, Mexique), Thomas Dennerby (SVE, Suède), Patrice Lair (FRA, Lyon), Maren Meinert (DEU, Allemagne U19), Hope Powell (ENG, Angleterre), Norio Sasaki (JAP, Japon), Tom sermanni (SCO, Australie), Pia Sundhage (SVE, USA), Jorge Vilda (ESP, Espagne U17)

Mention spéciale aux Bleu(e)s pour leur présence à tous les niveaux, et re-bravo aux Lyonnaises et à Rudi Garcia.

Résultats des courses le 9 janvier 2012 à Zurich.

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2010.10.26

FIFA Ballon d'Or 2010

La globalisation du Ballon d'Or France Football et la création du joueur de l'année FIFA nous auront offert quelques années de confusion mais tout rentre dans l'ordre : les deux institutions ont convergé vers une formule unique (le meilleur entraîneur et la meilleure joueuse FIFA sont intégrés, les experts foots FF s'ajoutent aux joueurs et entraîneurs avec un calendrier plus adapté à l'année calendaire (résultats le 11 janvier 2011). Reste à trouver le vainqueur. Eto'o a enfin sa chance pour peu que les inséparables Xavi et Iniesta se partagent trop de suffrages, mais l'Espagne tient clairement la cote, et le batave Sneijder (devant Robben pour son parcours en C1) a sur le Camerounais l'avantage d'avoir atteint la finale suprême. Si l'on ajoute l'incontournable et brillantissime Lionel Messi, également favori, Forlan et Casillas auront franchement du mal à atteindre le podium dans cette liste très dense et réduite à 23 happy few : 7 Espagnols : Iker Casillas et Xabi Alonso (Real Madrid), Cesc Fabregas (Arsenal), Andres Iniesta, Carles Puyol, Xavi Hernandez (FC Barcelone), David Villa (Valence CF et FC Barcelone) 5 Allemands : Miroslav Klose, Philipp Lahm, Thomas Müller, Bastian Schweinsteiger (Bayern Munich), Mesut Özil (Werder Brême et Real Madrid) 3 Brésiliens : Daniel Alves (FC Barcelone), Julio Cesar et Maicon (Inter Milan) 2 Néerlandais : Arjen Robben (Bayern Munich) et Wesley Sneijder (Inter Milan) 1 Ivoirien : Didier Drogba (Chelsea) 1 Camerounais : Samuel Eto'o (Inter Milan) 1 Uruguayen : Diego Forlan (Atletico Madrid) 1 Ghanéen : Asamoah Gyan (Rennes et Sunderland) 1 Argentin : Lionel Messi (FC Barcelone) 1 Portugais : Cristiano Ronaldo (Real Madrid) footlog 2010

2009.11.20

Ballon d'Or - Palmarès

De Matthews à Messi, d'Albert à Zidane, les lauréats du Ballon d'Or France Football depuis sa création en 1956 :

Matthews (1956)
di Stefano (1957, 1959)
KOPA (1958)
Suarez (1960)
Sivori (1961)
Masopust (1962)
Yachine (1963)
Law (1964)
Eusebio (1965)
B. Charlton (1966)
Albert (1967)
Best (1968)
Rivera (1969)
G. Muller (1970)
Cruyff (1971, 1973, 1974)
Beckenbauer (1972, 1976)
Blokhine (1975)
Simonsen (1977)
Keegan (1978, 1979)
Rummenigge (1980, 1981)
P. Rossi (1982)
PLATINI (1983, 1984, 1985)
Belanov (1986)
Gullit (1987)
Van Basten (1988, 1989, 1992)
Matthaus (1990)
PAPIN (1991)
R. Baggio (1993)
Stoitchkov (1994)
Weah (1995)
Sammer (1996)
Ronaldo (1997, 2002)
ZIDANE (1998)
Rivaldo (1999)
Figo (2000)
Owen (2001)
Nedved (2003)
Chevtchenko (2004)
Ronaldinho (2005)
Cannavaro (2006)
Kaka (2007)
C. Ronaldo (2008)
Messi (2009)

2009.10.20

Ballon d'Or 2009

France Football a livré sa liste des 29 nominés pour la course à la seconde place derrière Lionel Messi, incontournable Ballon d'Or 2009. Une livrée assez classique sur l'axe Europe - AmSud, avec trois Africains pour renforcer la légitimité mondiale, mais aucun Asiatique à se mettre sous la dent*.

Cristiano Ronaldo abandonnera donc son trophée acquis l'an dernier, voire le podium sur lequel j'aimerais bien voir s'installer un Fabregas, un Xavi, un Iniesta ou un Eto'o. Rooney risque de devoir patienter un peu, et j'attends de voir comment il rosit sous le soleil sud-africain (Linecker s'était plutôt pas mal extrait de la fournaise mexicaine il y a - bon sang déjà - près d'un quart de siècle).

En fait, il y a du talent et de la jeunesse à revendre dans cette liste, avec une bonne demi-douzaine de joueurs susceptibles de brandir le titre individuel suprême dans les années à venir. On surveillera les premiers points grapillés par certains, et les dernières miettes collectées par de plus anciens. Pour Giggs, c'est vraisemblablement la dernière chance. Pour Henry, tout dépendra probablement du résultat du barrage contre l'Irlande en novembre prochain : l'édition 2010 sera réservée aux participants à la grande fête du football, avec une prime aux vainqueurs sur les meilleurs joueurs (pas toujours le même casting).

footlog 2009

ADDENDUM 200912 : "Ballon d'Or 2009 : Messi survole la concurrence"

* Les 29+1:

Andreï Archavine (Russie, Arsenal)
Karim Benzema (France, Lyon puis Real Madrid)
Iker Casillas (Espagne, Real Madrid)
Cristiano Ronaldo (Portugal, Manchester United puis Real Madrid)
Diego (Brésil, Werder Brême puis Juventus Turin)
Didier Drogba (Côte d'Ivoire, Chelsea)
Edin Dzeko (Bosnie, Wolfsburg)
Samuel Eto'o (Cameroun, FC Barcelone puis Inter Milan)
Cesc Fabregas (Espagne, Arsenal)
Fernando Torres (Espagne, Liverpool)
Diego Forlan (Uruguay, Atletico Madrid)
Steven Gerrard (Angleterre, Liverpool)
Ryan Giggs (Pays de Galles, Manchester United)
Yoann Gourcuff (France, Bordeaux)
Thierry Henry (France, FC Barcelone)
Zlatan Ibrahimovic (Suède, Inter Milan puis FC Barcelone)
Iniesta (Espagne, FC Barcelone)
Julio Cesar (Brésil, Inter Milan)
Kakà (Brésil, Milan AC puis Real Madrid)
Frank Lampard (Angleterre, Chelsea)
Maicon (Brésil, Inter Milan)
Lionel Messi (Argentine, FC Barcelone)
Luis Fabiano (Brésil, FC Séville)
Franck Ribéry (France, Bayern Munich)
Wayne Rooney (Angleterre, Manchester United)
John Terry (Angleterre, Chelsea)
Nemanja Vidic (Serbie, Manchester United)
David Villa (Espagne, Valence)
Xavi (Espagne, FC Barcelone)
Yaya Touré (Côte d'Ivoire, FC Barcelone)

2009.07.29

PSG : Robin Leproux sort des bois

Après Canal+ et un rapide passage par la TF1 (Charles Villeneuve), retour à la case RTL avec en prime l'étiquette NRJ et M6, et même TF6.

Le PSG (Publicitaires Saint-Germain) s'offre donc un Round Robin avec, sur le siège éjectable du Président du Directoire, Robin Leproux : un homme de media au parcours a priori plus en phase avec l'esprit du club que celui de Sébastien Bazin.

Mais ne cherchez pas tout de suite Leproux dans la tête de l'organigramme du PSG : l'actionnaire majoritaire reste président le temps que le futur calife se familiarise avec son nouvel entourage. Il est en effet essentiel que leproux fasse bonne figure afin de réussir.

Philippe Boindrieux, qui assurait de fait le pilotage au quotidien d'un bâteau toujours fidèle à sa tradition (fluctuat nec mergitur), sera alors promu au rôle de Vice-Président. C'est probablement lui qui sera chargé du briefing et, à en juger par le récent portrait dressé par France Football, de représenter le club à la LFP et à l'UCPF.

A mon humble avis, Robin Leproux présente le profil idéal pour le job. Autant pour son passé d'administrateur des Girondins de Bordeaux de 1999 à 2005, que pour ses références plus récentes : "Droit d’inventaire" (sur France 3), le poker (sur Canal +), et "fais pas ci fais pas ça" (sur France 2). 

Ses dernières activités - à "développ(er) ses structures personnelles d’investissement et de conseil dans le domaine des industries de loisirs" - ont au moins débouché sur son apparition en pleine lumière. Est-il là pour préparer le terrain avant l'arrivée de nouveaux investisseurs et aura-t-il le temps et les moyens de laisser une marque positive dans l'histoire tumultueuse du PSG ? L'avenir et l'actionnaire le diront.

footlog

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Le communiqué du club sur psg.fr :

Robin Leproux rejoint le Paris Saint-Germain

Sébastien Bazin, Président de Colony Capital Europe, société actionnaire majoritaire du Paris Saint-Germain et Président du Conseil d’Administration du Club, annonce l’arrivée de Robin Leproux au sein de l’équipe dirigeante du Club.

Nommé dans un premier temps conseiller du Président, il deviendra, à l’occasion du changement de gouvernance du Club qui interviendra d’ici quelques semaines, Président du Directoire. Sébastien Bazin quant à lui prendra les fonctions de Président du Conseil de Surveillance. Philippe Boindrieux, actuel directeur général du Club deviendra Vice-Président du Directoire.

A l’occasion de cette nomination Sébastien Bazin a déclaré : « Je suis très heureux que Robin Leproux ait accepté de rejoindre le Club. Sa feuille de route est simple : faire du Paris Saint-Germain l’un des tout premiers clubs au plan européen par ses performances sportives, son rayonnement notamment à l’international et son rôle dans la promotion du football français. Je sais qu’il mettra au service du Club son ambition, sa connaissance du monde sportif et des médias et son enthousiasme pour poursuivre le travail engagé depuis plusieurs années ».

BIOGRAPHIE

Depuis 2007
Robin Leproux a développé ses structures personnelles d’investissement et de conseil dans le domaine des industries de loisirs.

En 2006 il s’était associé avec Emmanuel Chain et Thierry Bizot dans leur société de production audiovisuelle « Eléphant » ( 7 à 8 sur TF1, Droit d’inventaire sur France 3, le poker sur Canal +, la série « faits pas ci faits pas ça » pour France 2 …) avant de prendre en 2007 la présidence du groupe SPRINGER en France afin de lancer une version francisée du quotidien leader européen « Bild » dont l’actionnaire renoncera finalement au lancement

De 1999 à 2005 Robin Leproux était administrateur des Girondins de Bordeaux, propriété du groupe M6

Robin Leproux a pris le 2 janvier 2001 la Présidence du pôle radio français de RTL Group (RTL, RTL2, Fun Radio et la régie publicitaire IP France).Apres la crise qu’a connue RTL au second semestre de 2000 , il a en quatre ans et demi installé de nouveaux programmes qui font aujourd’hui encore le succès de la station ( « ca peut vous arriver » de Julien Courbet, « On refait le match » d’Eugene Saccomano, « On refait le monde » avec Christophe Hondelatte, « Laissez-vous tenter » magazine culturel de la rédaction, l’interview politique de J M Apathie etc..).les campagnes de publicité « RTL VIVRENSEMBLE » plébiscitées par le grand public et une stratégie commerciale originale ont permis aux résultats financiers des stations de connaitre un doublement pendant la période.

Il était précédemment, depuis le 26 mai 2000, Vice Président du directoire du Groupe M6. Il assumait la direction des filiales M6 Interactions et M6 Thématique ; il était par ailleurs Président de HSS (Home Shopping Service) et a défini la stratégie Internet du Groupe conduisant à la création de M6 Web.

Il a rejoint M6 en juillet 1992 afin de lancer les activités de diversification. Il crée en octobre 1992 M6 Interactions en charge des développements liés à la marque M6 (vidéo, disque, licences, presse, télématique, multimédia…).

Début 1997, il avait pris la responsabilité des chaînes thématiques du Groupe, aujourd’hui au nombre de 6 depuis le lancement en 1998 de M6 Music et Club Téléachat.
Il a occupé la Présidence de TF6 lancée le 18 décembre 2000 dont les actionnaires sont TF1 et M6 à 50/50.

Robin Leproux, né en 1959, diplômé de Sup de Co, a commencé sa carrière chez Procter & Gamble avant de rejoindre Polygram début 1985 ou après avoir lancé la division Polygram Projets Spéciaux, il était Directeur Général de Polygram Music jusqu'en juin 1992.

 

2009.03.19

ECA : une Euro Super League 0% pur beurre

FF a sérieusement agité le landerneau en évoquant un nouveau projet de superligue européenne à trois étages par l'Association des Clubs Européens (ECA).

Sur le papier (ou plus vraisemblablement en projection Powerpoint), ce projet me semble une proposition de consultant peu au fait de la réalité du foot européen, et l'ECA devrait vite l'enterrer.

Car dans l'affaire, ce sont les plus ardents promoteurs d'une superligue à l'européenne qui risquent de se retrouver les premiers lésés.

Le systeme de relégation / promotion a du sens au niveau sportif, et c'est d'ailleurs ce qui fait le succès durable des championnats nationaux, mais il introduit la glorieuse incertitude du sport dans un modèle fondé sur sa destruction : toute la sécurité du modèle américain repose sur la garantie de participer à la ligue majeure chaque année, quoi qu'il advienne. Des mécaniques artificielles comme le salary cap ou les tours de draft ont été progressivement introduites pour éviter qu'une franchise domine trop longtemps ses adversaires (NB: les économistes noteront au passage qu'en sport comme ailleurs, le stade ultime du libéralisme s'avère souvent tout sauf libéral).

Si je suis un grand club, j'hésite avant de m'embarquer dans une telle galère, surtout quand je constate les limites des phases de poule en Ligue des Champions. Ici, j'ai tous les désavantages de la ligue fermée à l'américaine (ex risques de perte d'identité et d'aliénation de la base populaire) et tous ceux des championnats ouverts actuels (ex risque de relégation).

En fait, ce plan batard combine differents systèmes sans revendiquer une coherence ni une ligne claire.

On ne peut pas avoir a la fois le beurre, l’argent du beurre, la crémière, l’agent de la crémière, et comme sponsor la Parmalat.

2008.11.18

PAULETA en Paulitique ?

Pauleta vient de prendre officiellement sa retraîte. Ou plutôt d'officialiser le caractère définitif de son absence de contrat de joueur pro, effective depuis cet été (le PSG le remerciant de l'avoir sauvé... en le remerciant).

Toujours aussi cohérent avec ses principes, le jeune homme a refusé de s'exiler pour des contrées exotiques (les Açores n'ayant rien de la contrée exotique ni de l'exil pour un natif de l'archipel). Seuls Paris ou le Benfica étaient en mesure de le faire changer d'avis, tant pis pour eux...

... et tant pis pour moi puisque dans l'histoire, j'ai perdu mon âme soeur sur le terrain. Le seul joueur auquel je pouvais sinon m'identifier (avec mes pieds carrés !), du moins partager une certaine approche du jeu.

Pauleta n'est ni le plus doué, ni le plus puissant, ni le plus rapide, ni le meilleur dribbleur, mais il compense avec la lecture du jeu et des trajectoires. Ce n'est pas un créateur, mais il crée des occasions. C'est un vrai buteur, avec ce qu'il faut de malice, mais il a le sens du collectif et le respect du maillot. Je ne l'ai vu déraper qu'une seule fois, au Parc, en pleine crise du club, et son vilain coup a logiquement débouché sur une expulsion.

France Football m'a offert l'occasion de le rencontrer il y a deux ans* dans un Face aux Lecteurs décontracté Porte d'Auteuil. L'homme correspondait parfaitement à l'image que je m'en faisais, mais j'avoue avoir été impressionné par ses qualités de diplomate, de politique, et pas seulement au sens trivial du terme. Pauleta sait comment fonctionne un club et ses composants, comment exploiter les media, mais il a aussi des principes sains, un véritable amour du jeu, et le sens de la vocation. Je ne serais pas surpris de le voir mettre ces qualités trop rares à profit.

Comme un Platini, Pauleta gaspillerait son talent à se cantonner à un rôle d'entraîneur ou même de formateur, moins tributaire du court terme. Qu'il passe un peu de temps sur le terrain pour sa fondation, très bien, mais il peut aussi aider le foot portugais et européen à progresser.

Laissons-lui le temps de savourer ses premiers moments de liberté en famille. Mais donnons-lui aussi la chance d'approcher d'autres surfaces de réparation, où il puisse étudier le jeu et ses acteurs avant de se créer la bonne occasion.

 

* cf "Face à Pauleta" (20061115)

2008.10.20

Ballon d'Or 2008 - les 30 nominés

FF a livré sa liste de nominés réduite à 30 happy few (cf ci-dessous). Une saine initiative pour améliorer la sélectivité de l'exercice - la rédaction doit être soulagée de ne plus avoir à se creuser la tête au petit jeu des nominations politiquement correctes (un Irakien, vite, quelqu'un a-t-il un Irakien sous le coude pour faire le cinquantième ?).

Les deux seules vraies questions portent sur :
- l'ordre de sortie de Messi et Ronaldo - avantage au premier en valeur pure, mais le second semble archifavori au regard de sa saison exceptionnelle et constante.
- le nom de l'Espagnol qui les accompagnera sur le podium : il serait dommage que les jurés favorisent Torres ou même Villa, Fabregas ou Casillas me semblant fondamentalement plus doués. On aura sans doute droit à deux ou trois Ibères dans le top 5.

Au rayon tricolore, je vois mal Benzema passer devant Ribéry après son Euro 2008 totalement loupé (merci Raymond). Un Bleu dans le top 10 (voire mieux si les Russes entrent en hibernation, si l'Allemagne accorde 5 points à l'ancien Marseillais, et si celui-ci sort un mois de folie) constituerait une belle consolation pour un pays végétant dans le ventre mou de l'Europe*. Que dire du Brésil...

Bon. Je me lance : Ronaldo - Messi - Villa - Casillas - Ribéry

Allemagne : Michael Ballack (Chelsea)
Angleterre : Steven Gerrard (Liverpool FC), Frank Lampard (Chelsea), Wayne Rooney (Manchester United)
Argentine : Sergio Agüero (Atletico Madrid), Lionel Messi (FC Barcelone)
Brésil : Kakà (Milan AC)
Cameroun : Samuel Eto'o (FC Barcelone)
Côte d'Ivoire : Didier Drogba (Chelsea)
Espagne : Iker Casillas (Real Madrid), Cesc Fabregas (Arsenal), Sergio Ramos (Real Madrid), Marcos Senna (Villarreal), Fernando Torres (Liverpool FC), David Villa (Valence CF), Xavi (FC Barcelone)
France : Karim Benzema (Lyon), Franck Ribéry (Bayern Munich)
Italie : Gianluigi Buffon (Juventus Turin), Luca Toni (Bayern Munich)
Pays-Bas : Edwin van der Sar (Manchester United), Rafael van der Vaart (Hambourg SV puis Real Madrid), Ruud van Nistelrooy (Real Madrid)
Portugal : Cristiano Ronaldo (Manchester United), Pepe (Real Madrid)
Russie : Andreï Archavine (Zénith Saint-Pétersbourg), Youri Zhirkov (CSKA Moscou)
Serbie : Nemanja Vidic (Manchester United)
Suède : Zlatan Ibrahimovic (Inter Milan)
Togo : Emmanuel Adebayor (Arsenal)

* non Michel, je ne fais pas allusion à tes abdos de patron de l'UEFA

2007.10.24

Ballon d'Or 2007 - les nominés

Vous le savez depuis le 26 décembre 2006*, Kaka a remporté le Ballon d'Or 2007. La question est de savoir comment se composera le podium.

Le tenant du titre Cannavaro étant comme prévu dans les choux pour cette édition, l'Italie pousse la candidature de Pirlo, nettement moins polémique que le vainqueur 2006. Sorti de l'adolescence rebelle après une Coupe du Monde narcissique, Cristiano Ronaldo compte profiter de la nouvelle blessure d'Eto'o, des états d'âme de Didier Drogba et de la longue indisponibilité de Thierry Henry (Kanouté souffrant de façon chronique d'une sous-exposition injuste en club comme en sélection). Autre favori pour le podium, Lionel Messi n'a aucun trophée conséquent à apporter en gage, si ce n'est un but maradonien, un départ canon pour 2007-2008, et un avenir de toute façon doré. Un trio Kaka-Messi-Cristiano Ronaldo ou Kaka-Cristiano Ronaldo-Messi ?

Je surveillerai avec attention les progrès de la bande à Arsène et du petit Fabregas, à nouveau étincelant hier en Champion's League. La nouvelle génération devrait confirmer ses progrès, comme cet autre fleuron offensif de la péninsule, le flamboyant Torres.

Concernant la mondialisation du BO, FF peut remercier Mr Posh d'avoir rejoint la MLS et l'Irak d'avoir gagné le titre continental en Asie. Younes Mahmoud n'entre pas plus dans le top 50 objectif que Nakamura mais tous deux contribuent à la caution globale du BO V3.0.

Quant aux agents de Ceni et Ochoa, ils peuvent remettre quelques ramettes de papier dans leur vieux fax à jet d'encre : ils pourront bientôt s'acheter des outils plus performants.

LES CINQUANTE :

Allemagne : Miroslav Klose (Bayern Munich)
Angleterre : David Beckham (Real Madrid & Los Angeles Galaxy), Steven Gerrard (Liverpool), Wayne Rooney (Manchester United), Paul Scholes (Manchester United)
Argentine : Lionel Andres Messi (FC Barcelone), Juan Roman Riquelme (Boca Juniors & Villarreal), Carlos Tevez (West Ham & Manchester United)
Brésil : Daniel Alves (FC Séville), Rogerio Ceni (Sao Paulo), Diego (Werder Brême), Kakà (Milan AC), Robinho (Real Madrid), Ronaldinho (FC Barcelone)
Bulgarie : Dimitar Berbatov (Tottenham)
Cameroun : Samuel Eto’o (FC Barcelone)
Côte d’Ivoire : Didier Drogba (Chelsea), Kolo Touré (Arsenal)
Espagne : Iker Casillas (Real Madrid), Francesc Fabregas (Arsenal), Raul (Real Madrid), José Fernando Torres (Atletico Madrid & Liverpool), David Villa (Valence CF)
France : Eric Abidal (Lyon & FC Barcelone), Thierry Henry (Arsenal & FC Barcelone), Florent Malouda (Lyon & Chelsea), Franck Ribéry (Marseille & Bayern Munich)
Ghana : Michael Essien (Chelsea)
Irak : Younis Mahmoud (Algharafa)
Italie : Gianluigi Buffon (Juventus Turin), Fabio Cannavaro (Real Madrid), Gennaro Gattuso (Milan AC), Filippo Inzaghi (Milan AC), Paolo Maldini (Milan AC), Andrea Pirlo (Milan AC), Luca Toni (Fiorentina & Bayern Munich), Francesco Totti (AS Roma)
Japon : Shunsuke Nakamura (Celtic Glasgow)
République Tchèque : Petr Cech (Chelsea)
Mali : Mahamadou Diarra (Real Madrid), Frédéric Kanouté (FC Séville)
Pays Bas : Clarence Seedorf (Milan AC), Ruud van Nistelrooy (Real Madrid), Robin van Persie (Arsenal)
Pays de Galles : Ryan Giggs (Manchester United)
Portugal : Cristiano Ronaldo (Manchester United), Deco (FC Barcelone), Ricardo Quaresma (FC Porto)
Suède : Zlatan Ibrahimovic (Inter Milan)
Mexique : Guillermo Ochoa (America Mexico)

* "Exclusif - les palmarès 2007" (20061226)

2007.09.28

France Football a 60 ans

Dominique Rocheteau sur sa moto à la veille du France-Pays Bas décisif pour la qualification à la Coupe du Monde 1982 : "à l'Orange, ça passe ou ça casse". Ce n'est pas mon premier FF ni le plus ancien de ma collection, mais je n'en ai pas loupé un numéro depuis. Au bout de dix ans, il m'a même fallu passer au mode abonné : pas question de louper la Bible du mardi même avec quelques jours de décalage (bonus : à cette époque pré-webienne, un exemplaire de France Football ouvrait bien des portes dans la petite communauté des footeux francophones de Séoul).

Sur ce gros quart de siècle, la Coupe du Monde 1982 demeure toujours un sommet. Si l'Algérie et le Cameroun ne s'étaient pas fait voler au premier tour, on avait probablement droit à une finale plus réjouissante que cet Allemagne-Italie. J'étais trop jeune pour la bande à Pelé mais avouez que ce Brésil 1982 avait du chien. Mettons Valdir Perez (gardien de quoi ?) de côté et observons la bête de près : Leandro, Oscar, Luizinho, Junior en défense, Socrates, Zico, Falção et Cerezo au milieu, et  Eder devant pour compenser de sa frappe démente les limites de Serginho. Ajoutez Telê Santana aux manettes et pour la dernière fois à l'écran ce toucher de balle unique, déjà disparu l'édition suivante (avec ses stars vieillissantes, et les seuls missiles de Josimaaaaar en guise de feu d'artifice)... Pas fait mieux depuis.

Même avec l'Euro 84 de qui vous savez, le Dynamo de Loba, le Milan de Sacchi, le Barca de Johan, l'OM de 1989, l'académie de l'ASEC Mimosas de Guillou, et certainement pas avec la bande à Jacquet de 1998 (un groupe admirable mais un jeu sans surprise).

Le foot français est devenu champion et mixte, le foot européen est devenu post-Bosman et post-Heisel, et le foot mondial est devenu business et politique. France Football a dû attendre ses 60 piges et la concurrence du FIFA Player of the Year Award pour rendre son Ballon d'Or mondial. A peine moins pour ouvrir son site web et ressusciter sa Fantasy League (souvenez vous des seventies, où ça se jouait au nombre d'étoiles FF collectées par chaque joueur). L'éphémère France Foot 2 a disparu mais FF livre désormais deux fois par semaine (et quotidiennement sur internet) ses résultats des championnats les plus glamours aux plus obscurs, ses coups de coeur et ses coups de gueule, sa vision du jeu et des joueurs.

Le Ballon d'Or est mondial, et FF lui aussi sait se faire business et politique : FF fait de la pub et du sponsoring TV. FF fait des infidélités à Canal+ et convole avec TF1... FF grandit, mais reste le même. En fait, FF reste le même parce qu'il grandit : changer de dimension était indispensable pour conserver son indépendance.

Exploiter des espaces, créer des décalages, toujours rester en mouvement... telle est l'essence du jeu.

Bon anniversaire et merci.

2007.01.30

France Football parasité par la Beeb

Un FF rouge et blanc au coeur du foot, tout le monde connait. Ces initiales, ce code couleur, ce thème, bien sûr, appartiennent à France Football.

Sauf que ce média-ci parle Anglais et porte l'étendard de la BBC. "Football Focus" débarque sur les écrans force annonces et roulements de tambours. TA-DAAA :

medium_BBC200701FFmini.gif

Pas assez sexy et trop proche de l'original ? La Beeb propose aussi une version stretch :

medium_BBC200701FF41932498focusnew266x66.gif
Canto et Wenger ne leur suffisaient pas ?

2006.11.15

Face à Pauleta

Décidément, FF sait recevoir. Non content d'héberger gratuitement ces misérables blogules, mon hebdo favori m'a invité à rencontrer Pedro Miguel Carreiro Resendes en son jardin (vaste pelouse de 2 hectares, pas de fleurs mais 46.000 sièges multicolores du plus bel effet, et le tout à un jet de fumigène de la Porte d'Auteuil).

Autour d'un bon déjeuner sur les terres d'Alain Cayzac (qui nous gratifia d'un coucou amical), les amateurs de beau jeu conviés à ce Face aux Lecteurs de France Football ont à tour de rôle confessé un penchant commun pour le club de la capitale. Résultat de cette réunion style Alcooliques Anonymes : le club peut s'en sortir s'il persiste dans sa voie actuelle. La seule. La vraie. L'éternelle.

Pauleta, lui, est incurable.

Il ne peut pas se passer du but. Et il ne peut pas se passer d'être un type bien.

Si vous en doutez encore, consultez la Bible de mardi prochain.

 

PS : deux avants-centre se cachent sur cette image (votre serviteur derrière son appareil photo). J'en profite pour demander à Bernard Pivot comment s'écrit le pluriel d'"avant-centre"... Une chose est sûre : pendant la Coupe du Monde, Pedro n'a reçu qu'un seul centre. De la part de Figo à la 3e minute de Portugal-Angola*. En revanche, Christiano Ronaldo n'aura eu de cesse de se mettre en avant devant les caméras.

* cf "Non persevare diabolicum" (20060612)