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2012.04.16

Evaeverson Lemos da Silva

Evaeverson Lemos da Silva est-il grand?

Sous la toise, d'abord. Son mètre quatre vingt neuf peut être comparé au mètre quatre vingt douze de son pendant au PSG: Guillaume Hoarau, un type nettement plus mince, qui avec ses longs bras et compas passe pour un faucheux dans les surfaces de L1.

Rayon stats, ensuite. Brandao et Hoarau ont chacun décroché un trophée de meilleur buteur peu reluisant: l'Ukraine avec 15 pions pour le premier (au Chakhtar Donetsk en 2006), la Ligue 2 avec 28 buts pour le second (au Havre en 2008). Dans l'élite française, Brandao (31 ans) performe moins bien que son plus jeune rival (28 ans) au niveau personnel, avec une meilleure saison à 13 buts contre deux à 20. Le collectif compense néanmoins: le Brésilien bénéficie de la dynamique Deschamps à l'OM, et vient d'ajouter à son titre de champion 2008-2009 une seconde Coupe de la Ligue*, contre une seule Coupe de France pour le Réunionnais.

Au niveau du jeu, maintenant. Brandao comme Hoarau ont conscience de leurs limites, mais aussi de leur valeur ajoutée dans une équipe, et de leur capacité à faire faire la décision. Toutefois, le premier s'impose par sa seule puissance, tandis que le second dispose d'une palette bien plus large, et contribue parfois même trop au travail défensif. Et si Hoarau peine à percer en sélection, Brandao n'aura jamais l'occasion de porter le maillot auriverde.

Sur le plan humain, de gros doutes planent sur Brandao depuis sa sordide affaire de moeurs. Et de son côté, Hoarau passe pour un très (sinon trop) chic type, toujours prêt à se sacrifier pour l'équipe.

Evaeverson Lemos da Silva est-il grand?

Un bon soldat, sans doute. Mais pas vraiment un modèle.

footlog 2012

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* Ravi que Aulas se prenne une claque sur le coup. Dommage pour Remi Garde, mais je soutiendrai l'OL contre Quevilly parce que je préfère voir Lyon booster l'indice UEFA national... et le LOSC en Ligue des Champions, si Eden reste.

2010.04.16

L'éternel retour

Et une finale de Coupe de France de plus pour le PSG, second club le plus titré après l'OM avec sept titres glanées depuis 1982 (1982, 1983, 1993, 1995, 1998, 2004, 2006), sans oublier les finales de 1985, 2003 et 2008, la première perdue contre son adversaire de 2010, l'AS Monaco.

Onze finales sur vingt neuf possibles, sans compter 4 finales de Coupe de la Ligue (vainqueur en 1995, 1998 et 2008, perdant en 2000) et 2 finales européennes (victoire en C2 1996, défaite en 1997)... depuis 1982, on ne cesse de s'émerveiller devant cette formidable équipe de Coupe dont les seuls vrais incidents de parcours restent en fait les titres de champion en 1985-86 et 1993-94. 

D'ailleurs, avec 5 finales sur 10, le club de la capitale aura archi-dominé la compétition pendant les années 2000, la pire décennie de son existence dans l'élite depuis ses premiers pas (années 70).

Mais cette constance du PSG reflète aussi l'inconstance des leaders de L1, et ce bien au-delà de la malédiction lyonnaise (le septuple champion ne finissant par triompher que l'année de son dernier titre) :

- en 2001, le podium de L1 est constitué de Nantes, Lyon et Lille. En CF, Strasbourg (18e et rélégué) bat Amiens (L2)
- 2002 L1 Lyon, Lens, Auxerre. CF : Lorient (18e et relégué) bat Bastia (11e)
- 2003 L1 Lyon, Monaco, Marseille. CF : Auxerre (6e) bat PSG (11e)
- 2004 L1 Lyon, PSG, Monaco. CF : PSG (2e) bat Chateauroux (L2)
- 2005 L1 Lyon, Lille, Monaco. CF : Auxerre (8e) bat Sedan (L2)
- 2006 L1 Lyon, Bordeaux, Lille. CF : PSG (9e) bat OM (5e)
- 2007 L1 Lyon, Marseille, Toulouse. CF : Sochaux (7e) bat OM (2e)
- 2008 L1 Lyon, Bordeaux, Marseille. CF : LYON (1er) bat PSG (16e)
- 2009 L1 Bordeaux, Marseille, Lyon. CF : Guingamp (L2) bat Rennes (7e)

Sur 18 finalistes, seuls 3 ont terminé sur le podium de L1, et 4 dans le top 5. Autant que les pensionnaires de L2 (4), auquels il convient d'ajouter 2 relégués en fin de saison. Le gros du contingeant n'avait rien à espérer ni à craindre en championnat au moment de jouer la finale.

En 2010, le podium de L1 se jouera entre Marseille, Lyon, Auxerre, Bordeaux, Montpellier et Lille. Monaco aura du mal à recoller à ce top 6, et le PSG à ratrapper Monaco. Mathématiquement sauvés, les deux clubs ne devraient pas non plus glisser au-delà de la 14e place. Nous finirons donc ces années 2000 sur le scénario standard, avec deux finalistes médiocres en championnat.

La comparaison avec les années 90, ou plutôt avant l'arrêt Bosman, est très spectaculaire :

- 1991 L1 : OM, Monaco, Auxerre. CF: Monaco (2e) bat OM (1er)
- 1992 L1 : OM, Monaco, PSG. CF (finale non-jouée en raison de la catastrophe de Furiani) : Monaco (2e) vs Bastia (D2) ou OM (1er)
- 1993 L1 (titre non attribué) : OM, PSG, Monaco. CF: PSG (1er / 2e) bat Nantes (5e)
- 1994 L1 : PSG, OM, Auxerre. CF: Auxerre (3e) bat Montpellier (7e)
- 1995 L1 : Nantes, Lyon, PSG. CF: PSG (3e) bat Strasbourg (10e)
- 1996 L1 : Auxerre, PSG, Monaco. CF: Auxerre (1er) bat Nimes (National)
- 1997 L1 : Monaco, PSG, Nantes. CF: Nice (20e et relégué) bat Guingamp (12e)
- 1998 L1 : Lens, Metz, Monaco. CF: PSG (8e) bat Lens (1er)
- 1999 L1 : Bordeaux, Marseille, Lyon. CF: Nantes (7e) bat Sedan (L2)
- 2000 L1 : Monaco, PSG, Lyon. CF: Nantes (12e) bat Calais (CFA)

La Coupe de France est un peu devenue notre Europa League nationale, la consolation des seconds couteaux barrés par les cadors de Champions League. Et cette année plus que jamais : les cadors de L1 ont vraiment tenu la rampe au sommet de l'Europe.

Une chose est certaine : cette année, quel que soit le vainqueur, on n'assistera pas à un déferlement de joie populaire comparable à l'après victoire en Coupe de la Ligue à Marseille. Dommage pour la doyenne de nos compétitions, à laquelle on souhaite une meilleure décennie 2010.

footlog 2010

2008.05.12

Motivés

Francis Gillot et Antoine Kombouaré ont sauvé leurs clubs respectifs de la relégation et n'ont plus rien à craindre pour la dernière journée.

Si ce n'est de voir le club de leur coeur rétrogradé en Ligue 2.

Et dans cette perspective, l'un comme l'autre ont un rôle essentiel à jouer : le Sochaux de Gillot pourrait faire le jeu de Lens face à Paris, et le Valenciennes de Kombouaré le jeu du PSG face à Toulouse.

Toulouse comme Paris espèrent de leur côté que Lyon ne tuera pas trop rapidement le suspense à Auxerre histoire de démotiver les Bordelais à Bollaert.

Reste le cas épineux des joueurs du PSG. A l'heure de livrer le match le plus important de l'histoire du club ces grands garçons sauront-ils trouver la motivation ailleurs que dans une vulgaire, sonnante et trébuchante prime ?

Vulgaire, on sait faire - demandez aux Ch'tis ce qu'ils pensent des banderoles maison.

Sonnant, on connait aussi - demandez à Colony Capital ce qu'il pense de son retour sur investissement dans le troisième budget de Ligue 1.

Trébuchant, on n'est pas non plus en terre inconnue - demandez à Ceara ce qu'il pense de sa note artistique contre Caen.

Motivés, les joueurs du PSG le seront pour le Grand Match - celui qui sera retransmis en direct sur une chaîne gratuite, celui qui donnera droit en cas de victoire à une ligne de plus au palmarès, cette finale de Coupe de France qui facilitera plus certainement leur transfert hors de cet enfer qu'un matchounet tristounet décidant du maintien du doyen de L1 l'année du retour du doyen des clubs français en L1.

A propos...

Un Parisien motivé par le maintien, ça existe. Il paraît que Guillaume Hoareau a bien dormi samedi soir. On lui souhaite d'en faire autant samedi 17 mai.

2007.11.09

UEFA - pour une coupe franche

Si la Ligue des Champions n'est pas aussi malade que sa petite soeur (Coupe de l'UEFA), elle ne respire pas vraiment la santé. Elle propose de splendides rencontres dès la phase de poules mais ne s'emballe réellement qu'avec les bons vieux matchs à élimination directe... et la meilleure chose qui lui soit arrivé récemment est d'avoir avancé l'échéance aux huitièmes de finale au lieu de se contenter des quarts (voire des demis, aux tous débuts). La LC présente toutefois aujourd'hui un compromis acceptable avec cette phase de poules aux oeufs d'or bien calée entre des préliminaires de plus en plus relevés et une phase de coupe digne des grandes heures de l'épreuve reine.

La greffe n'a en revanche clairement pas pris sur la Coupe de l'UEFA. Au lieu de jouer sur sa force - la simplicité - la compétition a décidé de prolonger l'Intertoto par un système inéquitable de groupes de 5 ne garantissant ni la lisibilité, ni la popularité, ni le succès commercial de l'épreuve (par pudeur, je n'évoquerai pas la dimension sportive, qui n'est visiblement jamais entrée en ligne de compte dans l'histoire).

Michel Platini propose des groupes plus nombreux encore, mais mieux équilibrés (4 clubs, matchs aller et retour). Loin de rapprocher la Coupe sans oreille de sa grande soeur, cette nouvelle opération ne ferait que renforcer la comparaison et donc le décalage. L'UEFA étant déjà un purgatoire pour les recalés de la CL, pourquoi ne pas rendre au contraire le parcours plus simple, quitte à élargir la base et supprimer l'Intertoto ? Comme pour la Coupe de France, une élimination directe du début à la fin, avec entrée en lice des divisions supérieures au fil de l'eau. Les 3èmes ou 4èmes des grands championnats commenceraient ainsi début octobre et joueraient moins de matches, mais uniquement des matchs à enjeu.

Que faire des vainqueurs de coupe, privés de C2 depuis une décennie ? Qui-vous-savez propose de leur accorder une chance de participer à la Ligue des Champions, mais on abandonnerait alors toute référence aux championnats (étant acquis que la LC ne se limite plus depuis un moment aux Champions officiels). Plus que le niveau de la compétition suprême*, cela fragiliserait la cohérence de l'ensemble d'un édifice déjà passablement bancal.

En 2007-2008, 74 clubs auront participé à un moment où à un autre à la LC, 157 à l'UEFA et 50 à l'Intertoto, certaines équipes participant à deux épreuves dans l'année (clubs reversés vers l'ex C3 : 11 depuis la Coupe à Toto et 16 depuis les préliminaires de la C1). Un système avec une élite à 32-75 fondée sur les seuls championnats et une épreuve secondaire à 64-200 plus ouverte** ne paraît pas aberrant.

Faire une compétition pour l'argent n'a jamais fini par payer. La Coupe de France a touché le fond avant de rebondir et de reconquérir des coeurs égarés par la Coupe de la Ligue, et la Coupe de l'UEFA pourrait bien suivre le même parcours pour peu que l'on souhaite la respecter pour ce qu'elle est : un être vivant doué d'une âme et riche d'une belle histoire.

 

* 7-1, 7-0, 8-0... les membres du G14 (G18... G40 ?) sont-ils encore crédibles quand ils souhaitent protéger l'élite ?

** pour rappel : on peut aujourd'hui se qualifier sur son classement en championnat, son parcours en coupe nationale ou en coupe de la ligue, son classement au Fair Play...

2007.01.07

Bravitude et zen attitude

Pour préparer au mieux la venue des crocodiles nîmois au Parc, Alain Cayzac a fait appel à un crocodile des courts, Yannick Noah. Dix ans après sa Rapid intervention contre Vienne, l'ex vainqueur de Roland Garros signe même pour un bail de plusieurs mois.

Les spécialistes de tennis noteront que Noah ne jouait pas en Lacoste et n'avait pas vraiment le jeu d'un crocodile de fond de court, mais la partie s'annonce plus facile qu'une finale de Coupe d'Europe. Si la Coupe Dévisse à domicile contre un club de CFA, c'est à désespérer le bilan court.

En 1996, Luis Fernandez avait dû accepter l'intrusion du showman à contre coeur mais aujourd'hui, le malin Guy Lacombe présente la chose comme si le Docteur Noah avait été invité au chevet du président du PSG, un peu déprimé ces derniers temps. Le club, les joueurs et le staff se portent comme un charme, merci pour eux. Avec leur talent et leur "bravitude", il soulèveront des montagnes et triompheront des plus hautes murailles... en attendant qu'un autre vieux grognard de la finale au Stade du Roi Baudouin prenne le relais (Paul Le Guen ?).

2006.05.02

Coupe claire

Une victoire en Coupe de France n'a plus la saveur des années Borelli mais fait toujours du bien par où elle passe, surtout pour les buteurs d'un soir. Dommage que le sésame européen ne distingue plus le lauréat d'un bon suiveur en championnat, ni même d'un vainqueur de deuxième classe (Coupe de la Ligue des Gentlemen Ordinaires, Coupe à Toto). Une petite coupe pour une petite coupe... mon équipe de coiffeurs préférée a l'Europe qu'elle mérite.

Pour autant, je ne vais pas bouder mon plaisir. Elle est belle, cette petite coupe.

La Coupe de France demeure cette compétition démocratique que tout le monde a l'occasion de disputer, même au niveau le plus humble*. Une ouverture renforcée par l'abandon des matchs aller-retour et l'avantage du terrain accordé aux "petits". Si elle sait être sombre (Furiani), elle reste avant tout une coupe claire, une coupe franche, bien dégagée autour de ses petites oreilles. Une coupe attachante aussi, puisque même les maladroits y ont leur chance : Coupe au bol, fins de matchs capillotractées... ce n'est finalement pas un hasard si le PSG l'a gagnée 7 fois.

 

* par exemple, à l'époque où il avait déjà les pieds carrés mais encore un peu de souffle, votre serviteur a pu y étaler toute l'étendue de sa médiocrité devant quelques dizaines de spectateurs payants.