2006.07.26
Juve : quand la Vieille Dame s'indigne
Le président de la Juventus crie au scandale : en repéchant en appel ses petits amis du Milan, de la Fiorentina et de la Lazio en Serie A, la justice sportive italienne la laisse seule croupir en Serie B.
Il y a encore quelques jours, ce même club battait sa coulpe en clamant haut et fort qu'il accepterait une relégation en seconde division en rémission de ses péchés mais pas pour les siècles des siècles amen.
Je ne vois pas de quoi se plaindre : Deschamps bénéficie maintenant d'un boulevard pour tracer vers l'élite sans la concurrence acharnée de ses principaux ennemis (le Napoli excepté). Ses 17 points de retard se règleront en quelques coups de patte de del Piero (de préférence à quelques coups de fil du successeur de Moggi...), et pour peu que la Juve gagne le trophée le moins convoité de la botte (la Coupe d'Italie) elle jouera l'Europe dès la saison prochaine.
Surtout, si le club veut rester le plus populaire du pays, il lui faut définitivement s'absoudre de ses errements passés. Redevenir humain. Comme Zidane tiens, histoire de sortir du train-train hollywoodien (ils se marrèrent et eurent beaucoup de Coupes du Monde) et des clichés façon Real Madrid Inc. (immaculée conception de produits dérivés) pour rendre la légende encore plus belle.
09:00 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeurs, Italie, juventus, milan ac, fiorentina, lazio, corruption
2006.04.01
Le PSG qualifié en Champions League
La décision de la Ligue de rétrograder Lyon en L2 propulse mécaniquement le PSG en Ligue des Champions, sauf peu probable retour de Nancy sur le nouveau leader parisien.
Lyon rejoint donc l'interminable liste des clubs touchés par la vaste campagne "pieds propres" menée par les hautes instances du foot français : Bordeaux tombé dans une sinistre affaire de quadruples passeports brésilio-luxembourgeois, Marseille de nouveau puni pour sa gestion financière, Auxerre crucifié pour dopage généralisé au Chablis, Lille recasé en Championnat de Belgique et dans le stade d'Anderlecht, Rennes, Lens, Le Mans et Nice impliqués dans un vaste réseau de matchs de belote truqués... et maintenant ce scandale de la double buvette de Gerland. Trop c'est trop.
"Ce n'est que justice", a sobrement déclaré Guy Lacombe en présentant le maillot du futur numéro 14 de la capitale. "Ce classement reflète le niveau de jeu du club, et ce n'est pas un hasard si la paire Thierry Henry - Ronaldinho jouera sous nos couleurs la saison prochaine."
A quelque mètres de là, le président Blayau présentait la maquette du "Parc des Cheiks" sous le regard bienveillant du nouveau sponsor du club, Saudi Airlines. "Le Caravanserail des Loges sera relocalisé en Seine et Marne", a par ailleurs annoncé Al Puhasson d'Al Varilh. "Les entraînements se dérouleront à l'ombre de nos derriks et ce sera l'occasion d'améliorer le nom du club."
Cachez ce Saint que je ne saurais voir.
13:40 Publié dans Stephane Club PSG | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeurs, psg, champions league, corruption, scandale, guy lacombe
2006.01.25
OM 1993 : on refait le match ?
Les "révélations" de Jean-Jacques Eydelie nous renvoient à la figure l'affaire VA-OM (et non OM-VA) et les dérives du football français sous l'ère Tapie-Bez*.
Rappelons que les vrais perdants dans cette affaire furent le football et Jacques Glassmann.
Marseille la ville peut légitimement s'estimer victime, mais de la gestion de son club et de son image par Bernard Tapie, et non d'un prétendu acharnement judicio-parisiano-parano-montgolfiero-ballonesque.
Les clubs frustrés de titres comme Monaco ou le PSG peuvent également nourrir quelque amertume (surtout après la non-attribution du titre 1992-93), mais n'oublions pas les victimes de dommages collatéraux comme l'équipe de France : sans leurs frictions intestines à la Barça-Real, les Bleus devaient logiquement jouer la World Cup 1994 et vraisemblablement faire au moins aussi bien que les Bulgares, demi-finalistes d'une édition bien pâlotte (Romario trop ternement génial, Maradona trop artificiellement prolongé, OJ Simpson MVP du match d'ouverture et première finale sans but).
Avec l'épisode des injections de Münich**, Eydelie ajoute une pierre à ce bien vilain édifice. Le providentiel coup de boule de Basilou avait déchiré le brouillard dans lequel était plongé le foot français, comment interprêter ce nouveau coup de butoir ?
Le Milan AC n'a peut-être rien à se reprocher (à l'époque, Berlusconi ne pratiquait pas encore les injections de botox), mais il devra patienter : tant qu'Eydelie sera le seul à avouer, ses chances de récupérer le trophée restent minimes.
Ne comptez pas sur un Deschamps, un Di Meco, un Desailly, un Olmeta, un Casoni ou un Tapie pour vendre la mêche (si elle existe). Peu de risques côté Sauzée, Barthez, Boksic ou Ferreri. Plus d'incertitudes concernant Angloma, Thomas, Durand ou des membres du staff. Reste Völler, dont les oreilles risquent de chauffer et la moustache de friser (déjà fait pour la permanente). Le bonhomme n'est pas du genre à verser dans le sensationnalisme***, mais pas non plus à garder sa langue dans sa poche.
A la limite, le titre de 1993 peut s'envoler si ça peut parachever la purge. Et qu'importent les trophées ? S'il ne doit rester qu'une chose de la sublissime équipe de l'OM de ces années-là, que ce soit le jeu.
* voir également "Jürgentleman Klinsmann" (20051112)
** sans prescription des médecins mais avec prescription selon l'UEFA, le délai de 10 ans étant écoulé
*** on se souvient des témoignages bien baveux de Schumacher sur le dopage au 1. FC Köln
09:20 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humeurs, corruption, dopage, scandale, bernard tapie, om, valenciennes

