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2011.07.16

Baek Seung-ho attendu comme le Messi coréen

Baek Seung-ho a signé un contrat de cinq ans au Barça. C'est son père, un prof de gym à l'université de Yonsei, qui a vendu la mèche aux media coréens. Son petit n'a que 14 ans aujourd'hui, mais avait déjà tapé dans l'oeil des dirigeants Blaugrana il y a un an et-demi.

Immanquablement, tout le monde, à commencer par le premier intéressé, songe au débarquement à la Masia d'un autre talent précoce : l'Argentin Lionel Messi.

Si tous les jeunes talents de la pépinière catalane ne passent pas le cut pro, ce buteur Coréen aux statistiques effrayantes a été verrouillé pour au moins cinq ans au lieu des un ou deux habituels, preuve de la hauteur des espoirs fondés en lui.

Au pire des cas, Seung-ho aura de toute façon grandi avec la future élite de la meilleure école de foot du monde. Pour peu que Roman Kim* lui aussi confirme, la diaspora coréenne des années 2020 aura de la gueule.

Entretemps, laissons-leur le temps de s'amuser.

footlog 2011

* voir "Roman KIM" et sur footlog archives "KIM Roman, 13 ans, prêt pour la CM 2014 ou 2018 ?"

2011.06.15

PARK Chu-young au PSG !!!....................... s'il vous plait

Le petit Park Chu-young, je le suis depuis ses débuts au FC Seoul en 2005. Pas un fuoriclasse de la trempe des Maradonas et des Messis, mais le genre de joueurs dont rêvent tous les entraîneurs : collectif et travailleur, mais aussi décisif et capable d'apporter de la rupture, de faire briller ses partenaires, de décoincer un match.

S'il a loupé son premier rendez-vous avec la France en 2006*, PCY a fini par débarquer deux ans plus tard en Ligue 1**. Mauvaise pioche : en dépit de son talent désormais universellement reconnu, le Coréen n'est pas parvenu à enrayer l'inéluctable chute de la maison ASM.

Selon toute vraisemblance, Park devrait opter pour Liverpool : le jeu direct et aérien lui convient, l'air de la Premier League réussit aux Park, et les Reds de Kenny Dalglish ne peuvent décemment pas faire pire que la saison dernière.

Mais la Ligue 1 n'a pas dit son dernier mot : le PSG et l'OL voire Lille sont officiellement sur les rangs, et rien ne me ferait plus plaisir que de voir le club de la capitale signer Park Chu-young dans la foulée de Kévin Gameiro, lui aussi convoité par le Aulas FC.

25 ans pour Park, 24 pour Gameiro : le PSG a tourné la parenthèse Coupet-Makélélé et pourrait refaire le coup de 93-94, avec une bande de jeunes talents affamés de titres. Et pourquoi pas Leonardo pour rallumer la flamme futchebol do brasiuuuuuuu.

Jusqu'à présent, l'effet Qatar Investment Authority me parait fort sympatique puisque focalisé sur le sportif... mais tout cela reste à confirmer.

Le seul hic, si Park Chu-young rejoignait le PSG, serait de voir les media l'inscrire dans le cadre du phénomène K-pop, une caricature qui sonne, et ce n'est pas un hasard, comme une bulle au moment où elle éclate. La Corée et Park valent mille fois mieux que ces produits marketing sans âme.

footlog 2011
(nouveau : suivez footlog sur Twitter @footlogbis)

* j'attendais un peu trop de son match face aux Bleus (voir "Park Chu-Young : le prince des Park")
** voir "Merci Park Chu-young"

2011.06.01

La Samaranchisation de la FIFA n'est pas une fatalité

J'évoquais récemment la Samaranchisation de la FIFA, et cette délétère atmosphère de "Fin de règne", mais la surréaliste conférence de presse de Sepp Blatter a probablement définitivement enfoncé le clou.

Dans un numéro de 'tout va très bien madame la marquise' digne du dircom de Khadafi, Blatter s'est tout simplement tiré une balle dans le pied alors forcément, ses petits gris-gris et autres jonglages médiatiques ne peuvent plus convaincre personne. Les mois, sinon les jours, de l'autocrate semblent désormais comptés.

La FA anglaise a tiré la première en annonçant son abstention aux élections présidentielles de la République Bananière de FIFA et en invitant les fédérations responsables à en faire de même à l'occasion du 61e congrès.

Les tops sponsors de la FIFA ont emboité le pas avec retenue : nous attendons une véritable mise au clair de la part d'une organisation supposée garante du beau jeu.

Platoche a refusé de tirer sur l'ambulance et s'évite un "tu quoque mi fili" : c'est gentil de penser à moi mais je ne suis pas candidat. Pour le moment.

Il faut dire que le gouvernement mondial du foot a quelque chose de radioactif ces temps-ci. Tout le monde s'attend à un déballage monstrueux, et je ne suis pas fâché de revoir Andrew Jennings, auteur d'un remarquable réquisitoire contre les 'seigneurs des anneaux' de l'Olympisme il y a deux décennies, rôder dans les parages.

Blatter peut affirmer que le jeu se porte bien en évoquant la récente belle finale Barça-MU, cette compétition relève de l'UEFA de son ancien poulain. Et partout dans le monde, les belles vitrines masquent des coulisses pas très nettes. En Corée du Sud, un second joueur vient de se suicider dans le cadre du scandale des matchs truqués.

L'Angleterre ne récupèrera probablement pas "sa" Coupe du Monde 2018, mais je ne serais pas surpris de voir le Qatar perdre l'organisation de l'édition suivante, accordée dans des conditions pour le moins troubles et un calendrier pour le moins accéléré.

Bin Hammam ne sera probablement pas réhabilité, mais cela n'empêche pas le PSG d'annoncer dans le pire des contextes le rachat de 70% de son capital par le fonds souverain du Qatar (Qatar Investment Authority). Colony Capital conserve 30% du gateau et Sébastien Bazin compte bien enfin réaliser ses rêves immobiliers les plus fous. Le budget du club ne devrait pas s'envoler pour autant : c'est une question de business, pas de sport.


footlog 2011
(nouveau : suivez footlog sur Twitter @footlogbis)

2011.02.22

Grant Wahl s'attaque à Sepp Blatter et à la Samaranchisation de la FIFA

Grant Wahl a décidé de présenter sa candidature à la présidence de la FIFA.

Au-delà de sa propre personne, ce journaliste américain braque les projecteurs sur une organisation pour le moins sclérosée.

Qu'il nous parait loin le temps où l'ambitieux Sepp Blatter, flanqué de sa caution morale Platini, poussait à la retraîte l'indéboulonnable Joao Havelange. Un vent de réforme soufflait alors sur la planète football, le catenaccio sautait, le jeu reprenait ses droits, les petites fédérations percevaient enfin la lumière et les miettes du festin, on allait voir ce que l'on allait voir...

On a vu. Blatter le magicien ne fait plus rire la galerie avec ses petites boules rouges pendant les grands tirages en direct. Il se contente de traire ses généreux sponsors, d'arroser ses grands électeurs, et maintenant de distribuer à la pelle les Coupes du Monde à la République Poutinienne ou au Qatar, grand pays de football s'il en est. Juan Antonio Samaranch n'aurait pas fait mieux.

Personne ne se présente face à ce lutin finissant. Chung Mong-joon a manoeuvré comme un amateur, sabordant à la fois sa position de grand ponte du football international et la candidature Coréenne à l'organisation de l'épreuve suprême.

Grant Wahl n'a bien évidemment aucune chance d'être élu. A peine plus de chance de participer : cela entendrait qu'un président de fédération accepte de défier le Lider Maximo en soutenant ce poulain deux fois plus jeune que le despote finissant, au risque de perdre sa rente à vie.

Quelques mois après les affaires de corruption au sommet de la FIFA, ça sent franchement la fin de règne. Et déjà, les secrétaires de la vénérable vérolée institution suisse se voient califes à la place du calife.

Quel que soit le successeur, sur cette place en or, la manne des sponsors n'est pas près de se tahrir.

footlog 2011

2010.12.03

Russie 2018 - Qatar 2022 - le triomphe des pétroballons

Si la FIFA voulait éviter les polémiques suite aux scandales de corruption de ces derniers jours, elle aurait probablement confié ses Coupes du Monde 2018 et 2022 à d'autres organisateurs que des oligarques russes et des pétromilliardaires qataris.

Sur le fond et en dépit de l'embarrassante omniprésence de Vladimir Poutine, je ne suis pas choqué par la victoire russe : il était plus urgent d'arpenter ce pays-continent que de s'embarquer dans une nouvelle aventure bicéphale (Espagne-Portugal, Belgique-Pays-Bas, Darren-Tulett)... et a fortiori cannoniser Sir David Beckham (j'avoue que voir l'Angleterre, objectivement le meilleur candidat, terminer bonne dernière me console un peu de Londres 2012).

Comparé à la couleuvre Pologne-Ukraine de Platini, ce Qatar 2022 me parait mille fois plus difficile à avaler pour Sepp Blatter.

Certes, l'Australie n'avait aucune chance : perdu au bout du monde, ce pays-continent-là truste tous les handicaps). Certes, le Japon a rendu la monnaie de sa pièce à son voisin coréen en s'incrustant dans la compétition. Certes, les USA ont eux aussi organisé très récemment l'épreuve suprême. Certes, le Qatar est une grande nation des media et un grand mécène du sport, situé à mi-chemin des marchés Européens et Asiatiques.

Mais le pays n'a jamais participé à une phase finale, n'existe sur la planète football que grâce à ses dollars investis dans un Championnat Palm Springs pour stars en pré-retraîte, et s'est engagé sur la compétition sportive la moins écologiquement correcte de l'histoire. 

Par ailleurs, le Qatar compte moins d'un million d'habitants, dont la majorité ne bénéficie même pas de la nationalité - la candidature s'est d'ailleurs appuyée sur deux Qataris bien connus : les Travelers Cheikhs Zinédine Zidane et Christian Karembeu. Pendant la compétition, le touriste sportif constituera de loin la première population du pays. Son séjour se résumera à la visite de quelques dunes, beaucoup de boutiques, et puisqu'il faut tuer le temps deux matchs dans la même journée. Avec un peu de chance, il croisera peut-être un authentique Qatari dans la rue.

Quant aux joueurs, avec un peu de chance, ils croiseront peut-être un authentique Qatari sur le terrain. Car d'ici 2022, vous devez vous attendre à des naturalisations en masse.

Je ne serais d'ailleurs pas surpris d'apprendre que les émissaires chargés de repérer les pays du tiers monde susceptibles de recevoir leurs stades passent en réalité la majeure partie de leur temps à recruter à tour de bras dans les maternelles locales.

footlog 2010

2010.06.18

Tirons la chasse

Merci aux Mexicains pour nous avoir épargné un match de plus bercé par de faux espoirs. Bien sûr, le match nul dans leur dernier match contre l'Uruguay, qui qualifierait avec certitude ces deux équipes pour les huitièmes, n'est pas garanti à 100%. Bien sûr, mathématiquement, l'espoir demeure pour les Bleus. Mais cette France ne mérite absolument pas la qualification, ni même le droit d'empêcher le pays organisateur de signer une victoire pour l'honneur le 22 juin prochain.

Comme en 2002, après deux rencontres de poule, j'en suis venu à espérer que les Bleus purifient la compétition de leur embarrassante présence, avec peut-être suffisamment de décence pour marquer au moins un but avant de plier bagages.

Après six ans de matchs nuls au propre comme au figuré, l'ère Domenech se referme sur un constat d'échec annoncé : onze ans à diriger nos meilleures générations d'Espoirs et six ans à diriger nos meilleures générations de A sans rien gagner, il fallait le faire et surtout il fallait oser le laisser faire, mais la Fédération Française de Football a assumé son choix jusqu'au bout.

L'heure est donc venue de tirer la chasse. D'évacuer Raymond Manuel Albert Domenech et Jean-Pierre Escalettes, de remettre le jeu et l'envie au coeur des Bleus. Le Président Elect Laurent Blanc a du pain sur la planche.

Jusqu'à présent, de l'envie de jouer, seuls Franck Ribéry, Jérémy Toulalan, et les talents cantonnés sur le banc par un sélectionneur totalement démotivé nous en ont montré un peu. Mais le Lyonnais manquera le 3e match, et le Bavarois a peut-être laissé un peu trop de gomme hier à assumer tous les rôles sur le terrain... à part peut-être celui de Hugo Lloris, qui me rappelle le Bruno Martini de l'après-Platini, condamné à jouer tour à tour libéro, stoppeur et numéro dix dans un groupe en dérive.

A défaut d'éviter la défaite face aux Bafana Bafana, espérons que Domenech aura au moins l'élégance de laisser les joueurs livrer leur dernier match à leur guise. Et à défaut d'avoir accordé à la génération 1987 des Nasri et Benzéma l'occasion d'emmagaziner l'expérience nécessaire aux prochaines Coupes du Monde, espérons que Domenech aura au moins l'élégance de permettre à Thierry Henry de partir en beauté, et au percutant meilleur buteur du Championnat de Grèce Djibrill Cissé (23 buts) de relayer le sympatique Gignac (8 buts cette saison).

Les supporters des Bleus peuvent se consoler en constatant que Raymond Domenech n'est pas le seul sélectionneur complètement aux fraises dans cette faiblissime compétition : hier, je m'attendais à souffrir en tant que supporter de la France et de la Corée, mais pas au point d'assister à deux non-matchs de cette amplitude.

Adversaire possible des Bleus en huitièmes à l'époque lointaine du tirage, la Corée du Sud ne doit qu'à un suicide collectif des Nigérians face aux Grecs la chance d'avoir leur destin bien en main pour leur dernier match. Je me réjouissais à l'avance de leur choc contre l'Argentine, mais Huh Jung-moo a vite douché cet enthousiasme : le sélectionneur coréen n'a rien trouvé de mieux que d'annoncer (parce que ce sélectionneur a au moins l'avantage de parler jeu et tactique) que son équipe allait coller aux Argentins comme du chewing gum pour les empêcher de jouer, alors qu'aucun de ses joueurs n'a l'expérience de ce type de vice, a fortiori celle d'un Gabriel Heinze. Le match a vite confirmé mes craintes : recrocquevillés d'emblée dans leur camp comme s'ils n'avaient que cinq minutes à tenir le 0-0 initial, les Coréens ont tout simplement oublié de jouer, de presser leurs adversaires, et bien sûr de sortir le chewing-gum du paquet. Les Argentins eux-même n'ont pas eu besoin de jouer, ni même d'ouvrir le score (Park Chu-young, excellent contre la Grèce, ne méritait pas cet honneur). En échange, ils ont eu l'élégance d'accorder un but casquette juste avant la mi-temps pour entretenir le suspense.

De retour des vestiaires, les Coréens se sont souvenus qu'ils étaient venus pour jouer au football, mais pas qu'ils étaient là pour assurer la qualification et limiter les dégats en cas de défaite. Le 4-1 final tient de la farce, comme le triplé de Gonzalo Higuain, à nouveau l'ombre de lui-même jusqu'à ce que la défense adverse le laisse pousser comme à la parade trois fois le cuir à moins d'un mètre du but vide.

Ces jours-ci, si un attaquant a un petit coup de mou sur le plan estime de soi, il n'a qu'à prier de rencontrer une équipe dirigée par Huh ou Domenech. Mais il a intérêt à faire vite parce qu'ils ne resteront pas trop longtemps en place.

Enfin j'ose l'espérer.

footlog 2010


Voir aussi le calendrier, les pronos.

2010.06.13

Messi en forme

Cette Coupe du Monde est maintenant bien lancée. En dépit du score étriqué contre le Nigéria (1-0) et des loupés de Gonzalo Higuain (son duel à distance avec Milito parait mal engagé), l'Argentine est au niveau et Messi en forme. Reste à confirmer pendant un mois, ce qui n'est pas vraiment acquis. Don Diego, pavarotique avec sa barbichette, a pu tester la profondeur de son banc sans affecter la vitesse de jeu de sa sélection.

Inversement, pas d'inquiétude pour l'Angleterre de Capello si ce nul face aux States (1-1) s'inscrit dans la préparation progressive à l'Italienne. Les US confirment pour leur part un parcours solide en Coupe des Confédérations et la montée en puissance inéluctable d'un futur grand du football mondial.

Confirmation également pour la Corée du Sud : à défaut de se qualifier pour les huitièmes, les guerriers taeguk auront au moins glané une victoire en Coupe du Monde pour la troisième édition consécutive (KOR-GRE 2-0). Surtout, ils n'ont jamais donné l'impression d'être en danger, à part peut-être sur la toute première action grecque. La qualité du collectif s'est spectaculairement améliorée depuis l'année dernière, et les trois générations de joueurs fonctionnent enfin parfaitement ensemble. Le jeune gardien JUNG Sung-ryong, encore un peu léger sur ses sorties, a mille fois plus rassuré que le vieillissant Lee Won-jae. De bon augure pour l'avenir, y compris à court terme : cette équipe peut poser des problèmes à l'Argentine.

Pour la troisième journée, trois affiches assez exotiques : je suivrai en priorité Algérie - Slovénie avec un bon espoir pour les Fennecs, mais Serbie-Ghana peut donner. Allemagne-Australie parait a priori trop déséquilibré, mais qui sait...

footlog 2010

* déjà
Voir aussi le calendrier, les pronos.

2010.06.12

Bof

Les scores de la première journée de cette Coupe du Monde 2010 étaient annoncés le jour même du tirage en décembre dernier : AFS-MEX 1-1, FRA-URU 0-0. A défaut d'une divine surprise*, le supporter de l'Equipe de France a donc eu droit au "base case scenario" : des individus pas totalement nuls mais aucun fond de jeu, très peu d'occasions, et un attaquant esseulé exploité à contre emploi - aujourd'hui : Nicolas Anelka, que l'on aimerait avoir vu associé à Thierry Henry et Florent Malouda. En bref : la sauce habituellement servie par Raymond Domenech, un homme intéressant mais dont la carrière de joueur pourrait se résumer à "tuer le jeu" et la carrière de sélectionneur à "anéantir les Espoirs".

La France survivra peut-être à ce groupe ultra facile comme elle s'est péniblement extirpée de ses fastoches groupes de qualifs depuis que Raymond La Non-Science tient les manettes : à coups de nuls crispants et de victoires pénibles, sauf en 2008 quand le casting s'avère trop relevé.

Les autres adversaires du Groupe A ont confirmé leurs limites dans un match d'ouverture plaisant mais techniquement affligeant. Les meilleurs joueurs étaient Brésiliens : Alberto Parreira sur le banc SudAf (avec une mention plus qu'honorable au gardien Itumeleng Khune, bien sur ses appuis et dans son match), Giovani dos Santos Ramirez côté Mexicain. Le plus mauvais ? L'abitre Ouzbek Ravshan Irmatov a rempli sa mission : sauver le pays hôte d'une défaite d'entrée en annulant un but parfaitement valable avec l'aide d'un juge de ligne aussi honnête qu'un billet de 300 euros.

Aujourd'hui on sera fixé sur les chances de la Corée de passer le premier tour. Un peu comme face au Togo en 2006, elle est condamnée à battre l'équipe supposée la plus faible du groupe. Park Chu-young me doit une revanche par rapport à 2006 où il m'avait franchement déçu. Pour cette édition, j'éviterai donc de survendre Ki Sung-yong, Lee Chung-yong ou les autres stars de demain. Argentine-Nigéria promet des buts et du spectacle, à moins que tout ce beau monde ne décide de prolonger la finale olympique de 2008.

Jusqu'à présent, au niveau du jeu, les principales innovations viennent des tribunes et de la régie télévisuelle :

- les vuvuzelas confirment leur succès et leur pouvoir de nuisance : au lieu d'une ambiance de stade adaptée au profil du match, un bruit de ruche constant et énervant. pour le second match, j'étais franchement soulagé de mettre le volume au minimum, évitant en prime le Thierry Roland coréen et la descente de police pour tapage nocturne entre trois et cinq heures du mat. Le jour où Lizarazu verra Vierra avaler son vuvuzela Nerrazzuri au Vénézuela je sortirai mon flingue et mon Scrabble.

- la loupe à la louche pour toutes les frappes avec gros zoom sur les cannes : on apprécie encore mieux les déformations de Jabulani et les imperfections des gestes, y compris sur la lucarne josimarienne de Siphiwe Tshabalala (c'est du Lelouch je vous dis).

footlog 2010

* voir "La France pas pressée de dresser l'attente"

Voir aussi le calendrier, les pronos.

2009.12.05

Coupe du Monde 2010 - Le Tirage et le calendrier

Afrique du Sud - Mexique en ouverture, la Corée du Sud dans un groupe recyclé de la Coupe du Monde 1994, la Corée du Nord dans un champ de mines, et la France pas trop malheureuse sur le coup.
Le calendrier de la FIFA (heures locales) :
Groupe A : Afrique du Sud, Mexique, Uruguay, France
11/06 à 16h00 : RSA-MEX (Johannesburg)
11/06 à 20h30 : URU-FRA (Cape Town)
16/06 à 20h30 : RSA-URU (Tshwane / Pretoria)
17/06 à 20h30 : FRA-MEX (Polokwane)
22/06 à 16h00 : MEX-URU (Rustenburg)
22/06 à 16h00 : RSA-FRA (Mangaung / Bloemfontein)
Groupe B : Argentine, Corée du Sud, Nigeria, Grèce
12/06 à 16h00 : ARG-NGA (Johannesburg)
12/06 à 13h30 : KOR-GRE (Nelson Mandela Bay / Port Elizabeth)
17/06 à 16h00 : GRE-NGA (Mangaung / Bloemfontein)
17/06 à 13h30 : ARG-KOR (Johannesburg)
22/06 à 20h30 : NGA-KOR (Durban)
22/06 à 20h30 : GRE-ARG (Polokwane)
 
Groupe C : Angleterre, Etats-Unis, Algérie, Slovénie
12/06 à 20h30 : ENG-USA (Rustenburg)
13/06 à 13h30 : ALG-SVN (Polokwane)
18/06 à 16h00 : SVN-USA (Johannesburg)
18/06 à 20h30 : ENG-ALG (Cape Town)
23/06 à 16h00 : SVN-ENG (Nelson Mandela Bay / Port Elizabeth)
23/06 à 16h00 : USA-ALG (Tshwane / Pretoria)

Groupe D : Allemagne, Australie, Ghana, Serbie
13/06 à 20h30 : DEU-AUS (Durban)
13/06 à 16h00 : SRB-GHA (Tshwane / Pretoria)
18/06 à 13h30 : DEU-SRB (Nelson Mandela Bay / Port Elizabeth)
19/06 à 16h00 : GHA-AUS (Rustenburg)
23/06 à 20h30 : GHA-DEU (Johannesburg)
23/06 à 20h30 : AUS-SRB (Nelspruit)

Groupe E : Pays-Bas, Japon, Cameroun, Danemark
14/06 à 13h30 : NED-DAN (Johannesburg)
14/06 à 16h00 : JAP-CMR (Mangaung / Bloemfontein)
19/06 à 13h30 : NED-JAP (Durban)
19/06 à 20h30 : CMR-DAN (Tshwane / Pretoria)
24/06 à 20h30 : DAN-JAP (Rustenburg)
24/06 à 20h30 : CMR-NED (Cape Town)

Groupe F : Italie, Nouvelle-Zélande, Paraguay, Slovaquie
14/06 à 20h30 : ITA-PAR (Cape Town)
15/06 à 13h30 : NZE-SVK (Rustenburg)
20/06 à 13h30 : SVK-PAR (Mangaung / Bloemfontein)
20/06 à 16h00 : ITA-NZE (Nelspruit)
24/06 à 16h00 : SVK-ITA (Johannesburg)
24/06 à 16h00 : PAR-NZE (Polokwane)
Groupe G : Brésil, Corée du Nord, Côte d'Ivoire, Portugal
15/06 à 16h00 : CIV-POR (Nelson Mandela Bay / Port Elizabeth)
15/06 à 20h30 : BRA-PRK (Johannesburg)
20/06 à 20h30 : BRA-CIV (Johannesburg)
21/06 à 13h30 : POR-PRK (Cape Town)
25/06 à 16h00 : POR-BRA (Durban)
25/06 à 16h00 : PRK-CIV (Nelspruit)
Groupe H : Espagne, Honduras, Chili, Suisse
16/06 à 13h30 : HND-CHL (Nelspruit)
16/06 à 16h00 : ESP-SUI (Durban)
21/06 à 16h00 : CHL-SUI (Nelson Mandela Bay / Port Elizabeth)
21/06 à 20h30 : ESP-HND (Johannesburg)
25/06 à 20h30 : CHL-ESP (Tshwane / Pretoria)
25/06 à 20h30 : SUI-HND (Mangaung / Bloemfontein)
footlog 2009

la boutique football

2009.10.01

Roman KIM

Il est Coréen et s'appelle Kim mais comme son prénom et ses traits l'indiquent, il ne provient pas du moule habituel.

Du haut de ses 179 cm et de ses 13 ans*, Roman Kim est visiblement plus en avance sur le plan physique que scolaire : né en Russie, il a dû ratrapper le redoutable système éducatif local et n'entrera en "middle school" (l'équivalent de la 6e) qu'en Mars prochain.

Mais en passant de la Shingok Elementary School de Uijeongbu (juste au Nord de Séoul) à la Pochul Middle School de Pohang (dans le sud-est de la Corée), ce nouveau Roman fait déjà quelque part un choix professionnel : POSCO, le géant sidérurgique de la ville et du pays, a créé la Pocheol / Pohang Jecheol Middle School pour éduquer les enfants de ses employés, mais détient aussi le club des Pohang Steelers... et s'assure ainsi le futur recrutement de ce prometteur gardien de buts.

Kim Roman se voit déjà, comme son idole Park Ji-sung, jouer à Manchester United et en Coupe du Monde avec le brassard de capitaine de l'équipe nationale.

Je serais tenté de lui dire "passe d'abord ton bac". Et puis pas la peine d'aller en Premier League pour jouer la Ligue des Champions : hier soir, les Pohang Steelers de Sergio Farias viennent se qualifier pour les demi-finales de l'AFC Champions League, où ils n'affronteront finalement pas le FC Seoul mais son tombeur du jour, le Umm Salal de Gérard Gili.

Ces Qataris semblent a la portée des Steelers, même s'ils ont eu toutes les peines du monde à éliminer les Ouzbeks du FC Bunyodkor (4-1 a.p.). Si vous avez du mal à retenir le nom de ce club sans passé mais pas sans histoires, appelez-le FC Pétrodollars : hier soir ils alignaient tout de même dans leurs rangs un ancien Ballon d'Or (Rivaldo) et un entraîneur vainqueur de la Coupe du Monde (Scolari)... et au match aller sans doute un ou deux officiels de l'arbitrage.

footlog 2009
(initialement publié sur footlog archives : "KIM Roman, 13 ans, prêt pour la CM 2014 ou 2018 ?")

* voir "
Football prodigy turning heads at early age" (JoongAng Ilbo 20091001)

2009.06.07

Lee Keun-ho au PSG

Le club de la Capitale reviendrait à la charge pour signer l'attaquant coréen Lee Geun-ho (Lee Keun-ho) et en "qualité" de supporter du PSG, je m'en réjouis.

Lee est un bon joueur, mais j'aurais surtout plus souvent l'occasion de suivre le club de mon coeur (ou plutôt de mon pacemaker) se ridiculiser en direct sur les écrans sud-coréens. Moins côté qu'un Park Ji-sung et même qu'un Park Chu-young, cet attaquant viendrait renforcer l'intérêt des médias locaux pour la Ligue 1, et pousser le diffuseur actuel à passer en boucle d'autres images que celles de l'AS Monaco*.

Si la Premier League lorgne depuis un moment sur le numéro 10 de la Principauté, on se presse moins au portillon pour l'ex attaquant du Jubilo Iwata. D'ailleurs, de guerre lasse, celui-ci a récemment resigné avec le club japonais après des mois d'essais infructueux en Europe.

Le PSG revient à la charge parce que Lee ne coûte pas trop cher et peut rapporter gros... et pas seulement pour les produits dérivés sangerminois en Asie. Aux qualités habituelles des joueurs coréens (sérieux, persistance dans l'effort, vivacité, sens du collectif), il ajoute une efficacité rare. Sa faim de jeu de ressent dans ses stats, impressionnantes depuis son retour au Japon.

A son habitude, Paris se réveille sans doute trop tard, et peut-être pour de mauvaises raisons (contraintes budgétaires). La cote du joueur a logiquement remonté, et je ne suis pas certain que pour les transferts, la charnière Alain Roche - Antoine Kombouaré fonctionne nécessairement mieux que la charnière Alain Roche - Paul Le Guen. Au moins le Néo-Calédonien a-t-il l'habitude de composer avec des ressources limitées.

Parmi les autres options : un talent national confirmé (Kevin Gameiro, le pendant idéal à Ludovic Giuli), ou une seconde chance offerte à un étranger déjà en L1 (ex attirer Mevlut Erding, réveiller Mateja Kezman).

footlog

 

* "Merci Park Chu-young" d'avoir ouvert la voie.

2008.09.24

Merci Park Chu-young

Etonnant le nombre de media français venus consulter mes posts relatifs à Park Chu-young depuis que l'attaquant du FC Seoul a signé à l'AS Monaco...

Je suis à la fois triste que la K-League perde l'une de ses rares stars, et ravi que la France s'intéresse de façon positive au football coréen.

Et puis la chaîne sports KBSN / KBS Sports vient d'acquérir les droits de la L1 auprès de Canal Plus. Pendant mes séjours à Séoul, j'aurais ainsi accès à un peu plus de foot tricolore que via le très chiche TV5.

Coup d'envoi ce soir à minuit heure locale avec Monaco-PSG. C'est pas la L1 (Coupe de la Ligue), mais c'est pas plus mal.

2008.05.03

OL Academy

La dernière folie de Dubaï : recréer un quartier entier à l'image de Lyon sur 700 hectares de désert.

Lyon-Dubaï City sortira de terre d'ici quatre ans. Un défi architectural (et l'Emirat en connaît un rayon en la matière), mais aussi gastronomique et footballistique : Bocuse et Benzema seront en effet mobilisés à travers une école culinaire et un centre de formation baptisé OL Academy où 90 stagiaires de la région (a priori plutôt issus de la masse des immigrés bâtisseurs que de la jeunesse dorée des rares locaux à bénéficier de la nationalité émiratie) bénéficieront du savoir faire lyonnais entre fromage et désert.

Egalement au programme : des cours de "spiritualité".

Rien de religieux à tout celà, se défend Jean-Michel Aulas. L'OL ne fait que se plier à une condition bien bénigne de ses généreux sponsors. Et compte bien répliquer cette nouvelle pompe à cash dans d'autres contrées.

Je lui suggère la Corée du Sud, où son ami le Révérend Moon sera ravi de lui construire une OL Academy moyennant quelques cours de spiritualité.

Tom Cruise envisagerait déjà une OL Academy à Beverly Hills, avec un module de scientologie intégrée.

De son côté, Benoît XVI veut redorer le blason de l'équipe nationale du Vatican et améliorer le niveau de la Clericus Cup pour concurrencer la trop laïque Champions League. Le Pape réfléchit à la façon avec laquelle il pourrait caser le centre dans ses 440 m2, quitte à créer une mezzanine à Saint Pierre.

Problème : ce qui était encore envisageable il y a quelques semaines n'est plus possible depuis que le PSG a tapissé toute la cathédrale de cierges votifs à Saint Germain, patron des causes désespérées.

2008.03.22

LFP - les droits à l'étranger

J'espère que la LFP de Frédéric Thiriez défendra mieux les droits à l'étranger de la Ligue 1 que les droits des étrangers en Ligue 1, ou plus exactement les droits des victimes, étrangères ou non, du racisme dans les stades français : quand on récolte 668 millions d'euros par an pour améliorer le foot pro du pays, on peut probablement faire mieux qu'imprimer quelques T-shirts "Plus jamais ça"...

Thiriez récoltera d'ailleurs plus que ces 668 millions, puisqu'ils ne tiennent pas compte des fameux droits internationaux. Et je ne serais pas surpris que les 4 candidats déclarés mettent plus sur la table que les 10 millions attendus : IMG ne se battra probablement pas à mort pour conserver son exclusivité et l'on peut déplorer l'absence de nouveaux visages parmi les prétendants, mais entre Vivendi (Canal + Event), Lagardère (Sportfive) et TF1 (Eurosport), il peut vraiment y avoir du lourd.

Indépendamment du montant perçu par la Ligue, je suivrai de près la promotion du foot français sur les écrans internationaux. Les Français se plaignent de ne pouvoir suivre le championnat sans débourser un abonnement à Orange ou Canal, mais en-dehors de la Françafrique la Ligue 1 s'avère proprement invisible. Surtout après les déboires de TV5.

C'est le moment ou jamais de changer de dimension et de privilégier le dossier qui fera enfin rayonner les clubs français au niveau global.

Au passage s'il vous plait, ça serait gentil de diffuser un peu de Ligue 1 en Corée du Sud. J'adore la K-League et le championnat universitaire, et je peux toujours regarder par la fenêtre mes voisins de la Korean Football Association tapotant une balle de golf au sommet du siège de la KFA... mais j'aimerais bien voir un peu de futchebol à la française.

De préférence avant que le PSG ne rejoigne Carquefou quelque part entre la L2 et le CFA2.

2008.01.09

La Ligue de 5 à 7

L'IFFHS (International Federation of Football History and Statistics) ne se contente pas de porter un nom abscons ; elle pond également des classements aussi essentiels que celui des meilleurs gardiens-buteurs ou aussi farfelus que celui des meilleurs championnats nationaux.

Ce dernier détermine scientifiquement une note à la décimale près en prenant en compte les performances des représentants en compétitions internationales. Ne me demandez pas pourquoi la prestigieuse S-League de Singapour, absente de l'AFC Champions League, figure 15 places devant la K-League de Corée du Sud, demi-finaliste avec Seongnam, mais sachez tout de même que la Ligue 1 chère à Frédéric Thiriez (et encore plus chère à Canal+) a perdu deux places entre 2004 et 2007.

Le quator de tête n'a pas changé. Tout juste l'Angleterre a-t-elle remplacé l'Espagne au sommet, à la faveur de son triplé stérile en demi-finales de la Champions League - le Brésil a rejoint à égalité l'Italie sur la troisième marche du podium.

La France, 5e en 2004 grâce aux deux finales de Monaco et Marseille, se voit passer devant par l'Argentine et l'Allemagne. Et accessoirement marcher dessus par l'AS Roma en huitièmes.

Il faudrait songer à revoir notre compétitivité. Et faute de pouvoir curer le malade, on peut commencer par changer le thermomètre. Demandons par exemple à l'IFFHS de nous pondre un Indice UEFFHSA qui garantisse à nos clubs de bons tirages jusqu'en finale. Mais de vrais bons tirages, pas des clubs suisses décidément trop forts pour nos représentants en C3, ni des clubs écossais, pas bons à prendre ces temps-ci. On évitera les équipes luxembourgeoises, trop proches de Metz pour nous porter la scoumoune. Et aussi tant qu'à faire, ces fameuses terreurs de Singapour - on ne sait jamais, au rythme auquel l'Europe s'élargit...

On pourrait aussi revoir notre façon de vendre le produit. Remplacer ce 1 par un "Premier" plus noble et plus clâssieux, pour commencer. Et pis League, ça fait plus moderne que Ligue, non ? On pourrait aussi inviter des clubs anglais pour relever le niveau de notre championnat - ça c'est déjà vu au niveau des arbitres, pourquoi pas pousser le bouchon plus loin, les Lyonnais, ils aiment bien les bouchons, je crois d'ailleurs. Et pour résoudre la distorsion concurrentielle sur les niveaux de taxation on autoriserait nos clubs à se délocaliser outre-manche. On pourrait alors inviter Rupert Murdoch à l'appel d'offres pour les droits TV...

Un minimum de bon sens permettrait à notre Premier League de ravir sa place à l'actuel numéro 1. Il suffit d'y croire.

ça urge : la France est talonnée par le Mexique.

2006.09.04

Hiddink poursuivi par le fisc et Chelsea

La presse anglaise juge José Mourinho sur un siège éjectable et verrait déjà Guus Hiddink à sa place au prochain faux pas.
L'ancien sélectionneur des Guerriers Taeguk attend bien au chaud son passage devant la justice néerlandaise courant septembre : s'il devait payer pour des revenus non déclarés pendant son passage en Corée du Sud, l'addition pourrait bien être réglée par son nouveau mécène, le propriétaire du club londonien.
Roman Abramovitch assure en effet déjà son salaire à la tête de la sélection russe et l'aide à faire tourner son centre d'entraînement en Espagne en y envoyant la sélection.
On le savait capable de casser sa tirelire pour meubler le banc de touche le plus cher de la planète, on découvre maintenant qu'un entraîneur figure parmi les remplaçants.

2006.06.19

Le vol et le cadeau

La France s'est-elle fait voler sa victoire hier soir ? Oui au vu du but refusé à Vieira en première mi-temps, non au vu d'un match offert en cadeau à des Coréens si faibles qu'ils se sont avérés incapables de l'accepter.

Je l'écrivais avant-hier* et je confirme aujourd'hui : ce match nul est inespéré. Les Bleus restent en vie, ont enfin ouvert leur compteur buts (grâce à Thierry Henry qui plus est) et surtout, seront obligés de jouer sans Zidane contre le Togo.

Ce dernier point constitue sans doute la meilleure nouvelle de la journée pour Domenech : s'il doit mourir, ce sera avec ses idées. Je lui souhaite d'aller jusqu'au bout de celles-ci et de donner leur chance à ceux qui ont vraiment envie de jouer. David Trézéguet, par exemple : regardez-le piaffer pendant son échauffement contre les Suisses, sourire comme un gamin en entrant sur le terrain pour de misérables arrêts de jeu. Le timing absurde de ce remplacement n'avait d'autre objectif que d'humilier le nouveau numéro six de la sélection, un bien pâle Zinedine Zidane qui eût dû être remplacé bien avant l'égalisation coréenne. Il est temps de préparer l'avenir : nous avons perdu 4 ans pour rien et quitte à repartir de zéro, autant que ce soit avec des joueurs qui ont déjà l'expérience d'une Coupe du Monde.

Dans ce groupe G, le plus faible de la compétition, seule la Suisse surnage et mérite de passer aux choses sérieuses. A moins que le Togo se décide enfin d'entrer dans sa Coupe du Monde avant d'en sortir.

Pour le reste, pas fâché de voir le Ghana et les USA à leur niveau, et pas fâché non plus de voir ce sinistre Daniele de Rossi écarté de la Squadra.

 

* "Dimanche je signe pour le nul" (20060617)

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Bons points : Willy Sagnol (FRA) - Kim Nam-il (ROK - pas pour rien dans la non prestation de ZZ) - Yoshikatsu Kawaguchi (JAP - encore lui ! mais ce gardien inspire la sympathie) - Niko Kranjcar (HRV - on trouve toujours des pièces de choix dans le Brésil de l'Europe façon puzzle) - Petr Chech (CZE) - Asamoah Gyan (GHA) - Pablo Mastroeni (USA - malgré son rouge amplement mérité) - Andrea Pirlo (ITA)
Pas vu et donc pas pris en note : POR-IRN et BRA-AUS

2006.06.13

La Coupe s'élève

La journée d'hier a enfin apporté le piment qui manquait à cette belle compétition : le final d'Australie-Japon m'a comblé, la première grosse bourde d'arbitrage est finalement réparée et l'Italie s'est montrée conforme à son statut de grandissime favori (je maintiens même si ça ne me fait pas plaisir : ils seront champions du monde). Les stars répondent présent : l'Italie et la République Tchèque impressionnent, Nedved, Essien, Totti semblent dans le rythme et Hiddink soigne sa côte de popularité à Séoul en se frittant avec des officiels nippons (ne cherchez pas le contrepet).

A l'exception d'un Costa Rica hors de condition physique, ça joue plutôt bien jusqu'à présent. Les duels s'équilibrent globalement sur les plans techniques et physiques, la culture tactique faisant la différence et le plus petit dénominateur commun se situant à un niveau rarement vu dans un Mondial.

Ce soir, la France devra faire la décision rapidement puisque les deux principaux joueurs de rupture (Ribéry et Wiltord) entameront le match. Je n'ai pourtant pas trop d'inquiétude pour les Bleus au premier tour - c'est par la suite que leur moyenne d'age record (près de 30 ans) finira par les perdre. Quand je vous dis que cette Coupe du Monde ressemble à celle de 1986...

Et naturellement, j'attends avec impatience le match clef de ce Groupe G : la Corée du Sud doit impérativement déjouer les sortilèges qui semblent s'accumuler autour de cette rencontre. Et les deux équipes ont accepté de mettre un couvercle sur le chaudron de Francfort : les tests ont démontré que le toit permettait de diminuer la température de deux à trois degrés sans géner la circulation de l'air.

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Bons points : Pavel Nedved (CZE, très en jambes tout au long du match) - Eddie Johnson (USA - à l'image de son équipe : animée, fluide et honnête sans être brillante pour autant) - Luca Toni (ITA - décidément un joueur à part) - Michael Essien (GHA - énorme et magnifique - dommage qu'il n'ait cadré qu'un seul de ses six-sept tirs) - Tim Cahill (AUS - a rompu la monotonie des attaques australiennes et réparé l'injustice du but nippon) - Yoshikatsu Kawaguchi (JAP - à l'inverse de son équipe, ne méritait pas d'encaisser 3 buts).

2005.12.13

Park Chu-Young : le prince des Park

Les Bleus sont prévenus : l'intenable Park Ji-Sung constituera une redoutable menace pour leur défense. Ils seraient toutefois inspirés de négliger l'étoile montante de la K-League, Park Chu-Young. Le jeune avant-centre du FC Séoul et de la sélection a démarré sa carrière en trombe. Talent, culot, efficacité et régularité... à suivre.

Les Coréens, quant à eux, seront inspirés de ne pas prendre leur premier match contre le Togo à la légère (comme en 2002 AVANT France-Sénégal, je miserai pour le moment sur une victoire des Africains). Le sort du groupe G sera scellé dès le 13 juin : le vainqueur de Togo-Corée du Sud accompagnera la France en huitièmes et un match nul les condamnera tous les deux.

 

PS : à propos de la K-League et de son histoire.

2005.12.10

L'appel du 18 juin

Enfin un France-Corée du Sud en Coupe du Monde ! L'occasion de découvrir Leipzig et l'ex-DDR un peu moins superficiellement que de l'autre côté de l'ex-mur de Berlin (il sera néanmoins question de Brücke au Museum der Bildenden Künste - pour le contemporain, passer à la Galerie für Zeitgenössische Kunst).

Espérons que la France jouera un peu mieux qu'un "klein Paris" dans la cité de Schiller et que l'arbitre ne sortira pas traumatisé de sa visite de l'expo permanente "STASI - Macht und Banalität" au Runde Ecke.

Bon.

J'ajouterai, pour compléter cette wishlist de façon plus accessible aux cortex Rotheniens, espérons que les Coréens d'Europe ne termineront pas la saison sur les rotules : cette fois-ci, l'équipe nationale n'aura pas été protégée dans un cocon royal pour optimiser sa préparation de la compétition à la maison.

Et pour être totalement prosaïque, je dois trouver des places pour ce foutu match du 18 juin.