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2011.12.30

Exclusif : les palmarès 2012 !

Comme chaque année*, footlog vous propose en exclusivité les principaux faits saillants de l'année à venir:

. Suite au Printemps du Qatar, le Paris Saint Germain est placé en liquidation judiciaire et accélère son déménagement au Stade de France pour devenir le Paris Saint Denis. Le SDF lui-même est renommé Tsintao Arena, en hommage à ses repreneurs. De son côté, pas fâché d'avoir échappé au naufrage, Colony Capital redéveloppe le Parc des Princes

. Quelques jours après la dissolution de la zone Euro, l'Ukraine remporte le Zloti 2012 face aux Pays-Bas. Robin Van Persie pulvérise le record de Platini avec 13 réalisations en 6 matchs.

. Auréolé d'un second titre consécutif à la tête du LOSC, Rudi Garcia prend la direction d'Arsenal. Arsène Wenger décide pour sa part de se consacrer à une oeuvre caritative: l'équipe nationale d'Angleterre. Fin octobre, Sir Alex Ferguson prend enfin sa retraîte ou plutôt, il ne se réveille pas d'un coma éthylique.

. A deux semaines des Jeux de Londres, David Beckham se fracture son dernier neurone, sans impact naturellement sur la suite de sa carrière dans la publicité (au niveau strictement football, il continue sur la lancée de la saison, à paraître sur le terrain pour la dernière minute de chaque match du PSD).

. Cristiano Ronaldo plante 53 buts en Liga, dont 31 coup de pied arrêtés et 27 pénalties sur les trois derniers matchs de la saison. Cela ne lui permet pas de rejoindre les 78 pions de Lionel Messi, dont 95% sur action de jeu. José Mourinho crie au scandale: une fois de plus, le corps arbitral favorise le Barça.psg,ronaldo,robin van persie,rudi garcia,david beckham

. Le Ballon d'Or 2012 est attribué à Ronaldo: le jeune retraîté parvient à maintenir tout au long de l'année calendaire un tour de taille de 360 cm, soit l'équivalent de deux Nicollins un quart, ou encore de vingt trois Valbuenas.

Tous mes voeux

footlog 2011

 

* voir livrées précédentes : "Exclusif! Les palmarès 2011" (janvier 2011), "Exclusif ! Les palmarès 2010" (décembre 2009), "Exclusif ! Les palmarès 2009" (décembre 2008), "Exclusif - les palmarès 2008" (décembre 2007), "Exclusif - les palmarès 2007" (décembre 2006), "Exclusif - les palmarès 2006" (décembre 2005).

2008.02.25

Les Bleus, quelques zéros après la swoosh

Nike a donc détrôné Adidas pour 42.6 millions d'euros, dans une offensive digne de sa conquête du maillot auriverde en 1995.

La Swoosh joue le blitz en focalisant ses efforts sur l'équipe nationale là où les frère Dassler menaient un football total en saupoudrant les marchés au plus près du terrain, faisant des anciens joueurs des VRP aussi porteurs en image que les consultants d'une célèbre chaîne cryptée concernée par un autre appel d'offres récent du foot français. Ce qui n'empêchait pas de se faire respecter, comme dans la rocambolesque histoire des chaussures peintes (déjà trente ans).

La marque aux trois bandes conserve néanmoins son marché historique, l'Allemagne ayant préféré soutenir le fabricant local à 20 millions malgré une offre de 62.5 millions de l'ogre de l'Oregon.

Espérons que les Bleus n'auront pas à assurer des tournées comme celles imposées aux Brésiliens par leur sponsor - à l'époque, Nike forçait les mineurs aux heures sups pour fabriquer les ballons comme pour les faire rouler sur les pelouses du monde entier. A l'époque, Ronaldo n'était pas encore grillé.

Le maillot bleu mérite-t-il d'être le plus cher au monde ? Là n'est pas la question et Nike n'avait guère le choix : Umbro verrouille l'Angleterre, Adidas l'Allemagne, et l'équipe nationale n'a pas le même poids en France qu'en Italie ou en Espagne. Sponsoriser un club ou des stars ne suffit pas. Lyon écrase trop son sujet et seule l'équipe nationale fédère dans la durée les fans de foot français. Pour les joueurs aussi, l'exercice imposé par un secteur ultraconcurrentiel s'avère trop segmentant et hautement aléatoire : les joueurs sont soumis à des cadences infernales, blessés et susceptibles de changer de sponsor comme de chemise (à condition qu'il ne s'agisse pas de leur chère console de jeu)...

Alors évidemment, les défenseurs de l'esprit du jeu noteront que Nike ne brille pas vraiment auprès du foot amateur. Mais la manne profitera à l'ensemble de la Fédération... et après tout, c'est aussi le sponsor du PSG.

2008.02.22

Ronaldo à genoux

Suite à diverses discussions sur la nième blessure de Ronaldo - probablement sa dernière de joueur professionnel au plus haut niveau, je livre ici ma compréhension des événements, avec toute l'expertise d'un téléspectateur chaussé de charentaises crampons 5 degrés qui tâche. 

Je pense qu'à la base Ronaldo a un problème chronique aux genoux, et que le dopage et une hygiène de vie déplorable l'ont durablement handicapé. 

Ronaldo a surtout changé en Italie. Comme Zidane, dont la morphologie s'était spectaculairement épaissie lors de son passage à la Juve, Ronaldo est devenu moins aérien à l'Inter.

On peut s'étonner que le Barça ait laissé filer le plus grand surdoué depuis Pelé après une seule saison. A mon avis, les médecins du club ont compris qu'il y avait un risque et les dirigeants ont préféré faire une belle culbute financière avec l'Inter. Massimo Morati, le propriétaire milliardaire, savait sans doute ce à quoi il s'exposait, et il a fait miroiter au joueur une survie au plus haut niveau moyennant quelques entorses... à la morale sportive. Ceci pourrait expliquer leurs relations orageuses.

Sans ces artifices, Ronaldo n'allait peut-être pas avoir une carrière aussi longue. Mais son talent est tel qu'il aura arraché un second Ballon d'Or presque sur une jambe.

Si son jeu m'a enchanté, son cas me désole.

2007.02.18

Ibèresexuels et Calcio : vieilles recettes et nouvelles casseroles

Deux buts et une passe décisive pour Gronaldo (qui refait Sienne la Serie A - Veni, Vidi, Vici), un nul et une galette rouge vif pour son ancien compère David Beckham (qui ressort sa fameuse râclette face au Betis de Fernandez ; une recette bien fouettée inventée pendant la Coupe du Monde 1998 face à l'Argentine). Y'a pas à dire, la cuisine toscane, ça change du chocolate con churros. 

Le PSG, lui, persiste dans sa cuisine moléculaire façon el Bulli, à déstructurer le bon sens et martyriser la matière footballistique sous des conditions de température et de pression pour le moins anormales. A force de brûler tous les cierges de la Capitale et de mobiliser tous les marabouts de Paname, le club est parvenu à enchaîner une troisième victoire de rang. En une semaine, le déficit de chance accumulé depuis le début de la saison s'est ainsi transformé en un excédent budgétaire susceptible de financer les programmes électoraux des 46 candidats déclarés à la Présidentielle 2007.

Assister à ce nouveau miracle a demandé un peu de patience au téléspectateur, condamné à supporter Alexandre Ruiz jusqu'au bout de Jour de Foot. Non content de nous pointer de son sempiternel doigt accusateur, l'Ibèresexuel du PAF nous a même infligé un postillon de dernière minute. Comme si les poils dans la soupe ne suffisaient pas... Il était temps que le générique de fin renvoie ce sombre boxeur solitaire dans les cordes de la nuit.

Et en attendant ce fameux Nuit de Foot, j'ai observé Empoli faire cuire à petit feu la Roma sous le soleil éclatant de Toscane et dans un stade vide. J'ai pu mesurer combien, sans le bruit de fond des supporters, la simulation à l'Italienne pouvait s'entendre : on repère tout de suite celui qui se croit à Cinnecitta, et l'on entend tout de suite celui dont le tibia se brise effectivement.

Le cinéma italien est sorti de la crise lorsqu'il a retrouvé une certaine qualité mais pour cela, il a fallu vider les salles. De cet édifiant benchmarking, le Calcio semble avoir déduit que le football Italien n'aura de chance de revivre qu'une fois qu'il se sera débarassé du supporter Italien. Les clubs doivent donc trouver de nouvelles recettes pour survivre.

Le modeste club du Scala de Milan évolue pour le moment en Serie S, mais envisage très sérieusement de monter en série A grâce à un recrutement pour le moins innovant : sinon au niveau des joueurs (le Scala est condamné à conserver une équipe de divas liées par des contrats courant sur plusieurs saisons), au niveau des sponsors. Le fabricant de mannequins pour vitrines de mode Elite a en effet été sollicité pour fournir 20.000 supporters aux couleurs du club. La question de l'animation visuelle étant résolue, restait à donner de la voix à un stade toujours désespérément silencieux. Le président du club, par ailleurs actionnaire de l'opéra, a eu la bonne idée de réserver les 80 invitations tolérées par le règlement des matchs à huis clos aux 80 plus grands ténors de la péninsule.

La recette semble avoir du bon : le Scala a brillamment sorti la Roma de la Coupe d'Italie sous l'air de Cosi fan Totti. A la fin du match, l'entraîneur laziale a lâché, dépité : "Ce Scala a peut-être un petit budget, il a du coffre. Cela servira de leçon à nos joueurs, qui n'ont l'habitude de croiser des Series S que dans les parkings de leur centre d'entraînement."