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2011.03.29

Le "modèle" EPL bat de l'aile

J'ai assez vivement réagi à un rapport vantant les mérites de l'English Premier League comme un modèle de management auprès des décideurs coréens*.

Ce rapport met fort justement en valeur le travail de toilettage des hooligans opéré avant le lancement de la League en 1992, mais il oublie de signaler le nettoyage des tribunes populaires par l'augmentation radicale du prix des billets, et le passé plus que centenaire du football professionnel en Angleterre : oui, l'EPL attire les foules, mais c'était aussi le cas avant, et certaines rencontres de quatrième division peuvent afficher des assistances plus élevées que bien des matchs de Ligue 1.

L'EPL est en crise sur son coeur de métier: le sportif. Le fossé se creuse entre le top 4-5 et le reste de la ligue (les 5-0 ou 7-0 se multiplient et le ventre mou du championnat est plié dès la mi-saison), le fossé se creuse entre les supporters et des franchises privées de sens, le fossé se creuse entre clubs gérés par des managers responsables (comme Arsenal) et des clubs gérés en dehors de toute logique économique (Chelsea, Manchester City)...

Faillites, échecs des mises en bourse, et le Manchester United tant vanté par cet analyste au bord de l'implosion... un joli modèle en vérité. Réélu haut la main (au propre comme au figuré) à la tête de l'UEFA, Michel Platini doit opérer l'une des réformes les plus importantes du football professionnel : la DNCG à l'Européenne, une autorité supérieure pour contrôler les dérapages financiers. Dans le sport pro, le respect du jeu passe également par le respect des logiques économiques.

footlog 2011

* Ce championnat est suivi de très près dans le pays depuis que les joueurs coréens, Park Ji-sung en tête, y brillent. Manchester United a au même titre que d'autres grands clubs européens fait le pélerinage estival pour booster la vente de maillots et élargir la base des socios.     

2010.01.27

Sébastien Bazin dans le texte

Le président du PSG s'est fendu d'un e-mail intitulé "Lettre ouverte à tous les supporters, amoureux du PSG" (voir ci-dessous).

Vous noterez la virgule, qui marque la distinction entre "supporters" et "amoureux", et peu s'interprêter de plusieurs façons, comme par exemple : "je m'adresse non seulement aux supporters du PSG mais aussi à la famille agrandie, à tous ceux qui sans avoir leur carte, aiment ce club". Ou encore "je m'adresse aux supporters qui sont inscrits sur le site du club, mais en priorité à ceux qui aiment vraiment le club - si ce qui vous amuse ici c'est de taper sur les copains de Boulogne / Auteuil / La Tribune G Bleue / La Tribune Présidentielle / All of the above, inutile d'aller plus loin". Mais comme il s'agit d'une lettre ouverte, Seb s'adresse à ceux qui savent lire et ça fait déjà un minimum le ménage.

Attention : cette lettre est "ouverte" et qui dit "Lettre ouverte" ne dit pas "communiqué officiel" mais "je prends la plume / le clavier pour vous livrer le fond de ma pensée en toute candeur, sans pression". Autrement dit : ce n'est pas l'actionnaire Colony Capital qui dicte, c'est Sébastien Bazin l'homme libre qui parle. A l'attention du supporter lambda, habitué à recevoir des relances pour s'abonner ou acheter le dernier produit dérivé, cet intérimaire du spectacle prend soin de préciser : "je souhaite vous dire des choses claires et personnelles".

Bon. Le décor étant planté, qu'est-ce qu'il veut nous dire au juste, ce spammeur ?

- pas question de quitter le Parc des Princes. je le refuse, et si l'actionnaire a l'intention un jour de le faire, il n'en a pas le droit : ce serait contraire à ses engagements lors de son entrée au capital.

- pas question de laisser le Parc en l'état pour autant : déjà salement amochée, notre compétitivité est vouée à diminuer encore et d'ici 5 ans, de nombreux concurrents auront transformé leur stade en machine à cash, ou construit un nouveau bijou. que vous le vouliez ou non, le Parc sera donc rénové (NB: et renommé, voir "Naming du Parc des Princes : faites vos jeux")

- mais attention, "Ce n’est pas un « coup immobilier » (NB: la spécialité de Colony Capital) mais bien le moyen incontournable d’accroître les revenus du PSG pour attirer plus de grands joueurs". Et puis si l'actionnaire ne fait pas dans la philanthropie, il a tout de même doté le club d'un centre d'entraînement digne de ce nom, non ?

- le problème, les gars, c'est le flouze : Colony Capital n'a pas beaucoup d'argent et n'investira guère plus. il a certes claqué 50 millions d'euros depuis quatre ans, avec un retour titres sur investissement nettement supérieur à celui de RLD, et votre club chéri n'a plus de dettes... mais 50 millions ça reste à peine l'argent de poche d'Abramovitch. Et si vous trouvez que le PSG va mal ces temps-ci, mettez-vous bien ceci dans la tête : aujourd'hui, on n'a plus de quoi assurer l'avenir.

- Remballez vos bas de laine et vos tickets resto, je suis pas là pour vous demander l'aumône mais la patience : c'est du gros et du lourd dont on a besoin, "Colony est prêt à accueillir de nouveaux partenaires financiers et stratégiques à ses côtés pour aller plus haut, plus loin". "Ni vous, ni moi, n’y arriverons seuls", mais ça va pas être facile. Tenez, l'autre jour, on croyait avoir une bonne piste à Dubai et ben la dernière fois qu'on les a vus, c'est eux qui nous ont demandé de les renflouer.

Le vrai message, c'est aux investisseurs potentiels en question : "Club urbain des beaux quartiers, la quarantaine désargenté, cherche prétendant fortuné. Ses supporters sont turbulents et on peut compter sur eux mais ne tardez pas trop, je suis pas sûr qu'on puisse les contenir plus longtemps".

Le message à Colony Capital et à la Mairie de Paris : "ne faites pas trop les difficiles, s'il vous plait. prenez ce qui vient. Même si ça ne vous ramène pas les 20% habituels. Même si le nouvel actionnaire sent un peu le souffre."

C'est vrai, faites vite, ça sera encore plus délicat une fois le club en L2.

footlog 2010

 

LETTRE OUVERTE A TOUS LES SUPPORTERS, AMOUREUX DU PSG

Je décide, aujourd’hui, de m’adresser à vous directement car je souhaite vous dire des choses claires et personnelles. 

Les derniers résultats du club ne sont pas à la hauteur, ni de vos espérances, ni des miennes. Comme vous, j’en souffre. Comme vous, je suis loin de me satisfaire de la situation actuelle. 

Je comprends votre frustration. J’accepte les critiques et je suis prêt à tout entendre.  Mais je ne peux cautionner certaines contre-vérités. J’aime le Paris Saint-Germain. J’ai un respect sincère pour ses supporters, son histoire, ses couleurs. Je ne joue pas avec l’identité du club. Je ferai tout pour que le PSG ne parte jamais du Parc des Princes. Je souhaite être très clair sur ce point.  En se portant candidat au côté du PSG à l’appel d’offre de la ville de Paris, Colony met tout en oeuvre pour que le PSG ne soit jamais dissocié de son enceinte mythique. Si nous ne voulons pas que le fossé se creuse avec les autres clubs français, qui disposeront dès 2015 d’un nouveau stade ou d’un équipement modernisé, nous devons rapidement rénover le Parc sans  pour autant renier son histoire. Le PSG disposera alors d’un outil performant et de meilleures conditions d’accueil. Ce n’est pas un « coup immobilier » mais bien le moyen incontournable d’accroître les revenus du PSG pour attirer plus de grands joueurs.

Depuis 2006, en investissant  directement dans le club plus de 50 millions d’euros, Colony s’est engagé dans un travail de fond.

Nous avons construit un centre d’entraînement qui faisait défaut depuis plus de vingt ans. Cette étape était primordiale pour le développement de la cellule sportive.

Contrairement à ce qui est dit trop souvent, nous avons aujourd’hui dans l’effectif des joueurs de grande qualité. Si la seule vocation de Colony avait été de se « remplir les poches », nous n’aurions pas investi l’été dernier dans des prolongations de contrats pour retenir nos joueurs les plus sollicités. 

Nous avons mis en place une discipline, une méthode et une solidité financière, conditions sine qua non pour que le club se pérennise, se développe sur des bases saines et solides. Aujourd’hui, le PSG n’a aucune dette alors que bon nombre de clubs européens sont en quasi faillite.

Nous sommes mobilisés et présents au côté de l’ensemble des salariés du club, des joueurs, du staff sportif, des dirigeants dont la volonté et l’engagement ne sont plus à démontrer.  J’ai demandé clairement aux dirigeants du club de multiplier les ressources commerciales et d’investir encore plus fortement dans la formation. 

Vous pouvez être sûr que Colony continuera d’assumer ses responsabilités au sein du PSG. Tout cela avec le même objectif fort et unique, celui  de renforcer, année après année, la qualité du groupe. A ce titre, Colony est prêt à accueillir de nouveaux partenaires financiers et stratégiques à ses côtés pour aller plus haut, plus loin.

Si nous ne sommes malheureusement pas à l’abri des aléas sportifs, l’Europe reste notre  priorité.

Je mesure pleinement votre engagement, vos exigences envers le Paris Saint-Germain.  J’ai conscience de mes responsabilités et de l’obligation de résultats. Mais j’ai surtout conscience que ni vous, ni moi, n’y arriverons seuls.

Siganture Sébastien Bazin
Sébastien Bazin

2009.03.19

ECA : une Euro Super League 0% pur beurre

FF a sérieusement agité le landerneau en évoquant un nouveau projet de superligue européenne à trois étages par l'Association des Clubs Européens (ECA).

Sur le papier (ou plus vraisemblablement en projection Powerpoint), ce projet me semble une proposition de consultant peu au fait de la réalité du foot européen, et l'ECA devrait vite l'enterrer.

Car dans l'affaire, ce sont les plus ardents promoteurs d'une superligue à l'européenne qui risquent de se retrouver les premiers lésés.

Le systeme de relégation / promotion a du sens au niveau sportif, et c'est d'ailleurs ce qui fait le succès durable des championnats nationaux, mais il introduit la glorieuse incertitude du sport dans un modèle fondé sur sa destruction : toute la sécurité du modèle américain repose sur la garantie de participer à la ligue majeure chaque année, quoi qu'il advienne. Des mécaniques artificielles comme le salary cap ou les tours de draft ont été progressivement introduites pour éviter qu'une franchise domine trop longtemps ses adversaires (NB: les économistes noteront au passage qu'en sport comme ailleurs, le stade ultime du libéralisme s'avère souvent tout sauf libéral).

Si je suis un grand club, j'hésite avant de m'embarquer dans une telle galère, surtout quand je constate les limites des phases de poule en Ligue des Champions. Ici, j'ai tous les désavantages de la ligue fermée à l'américaine (ex risques de perte d'identité et d'aliénation de la base populaire) et tous ceux des championnats ouverts actuels (ex risque de relégation).

En fait, ce plan batard combine differents systèmes sans revendiquer une coherence ni une ligne claire.

On ne peut pas avoir a la fois le beurre, l’argent du beurre, la crémière, l’agent de la crémière, et comme sponsor la Parmalat.

2008.09.24

Viviane Reding met les pieds dans le PAF

L'heure du grand marché unique des droits audiovisuels a-t-elle sonné ?

Le Commissaire Européen Viviane Reding prône ni plus ni moins l'instauration de droits uniques pour l'ensemble de l'Union Européenne. L'acquéreur obtiendrait d'un seul coup l'accès aux 27 pays pour des contenus comme les films ou les événements sportifs.

C'est sensé stimuler la concurrence ou renforcer les gros poissons ?

On imagine déjà les nouveaux entrants se frotter les mains : un émir ou un oligarque peut totalement fausser le marché en triplant la mise. Ou un fonds souverain asiatique raffler les droits sur les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde en obtenant quelques concessions éditoriales (suivez mon regard Dix secondes ...).

On imagine déjà les opérateurs historiques monter un cartel pour assurer leurs arrières. Ou un pool national se monter pour éviter que le bébé échappe au premier marché continental... Non merci, j'ai vu ce que cela pouvait donner en Corée du Sud.

Reding met les pieds dans le plat, mais le vrai message est avant tout celui-ci : vos petites pratiques ne vont pas éternellement rester sans supervision, surtout en cette période d'explosions en série de bulles spéculatives et de spoliation massive du grand public. J'agite le spectre du grand soir pour obtenir des concessions de votre part. Je sais que vous allez monter au créneau sur l'exception culturelle et que la France ne sera pas la moins loquace à ce titre, mais quelque part, la récré est finie si vous n'acceptez pas la présence d'un pion, vous risquez de vous voir confisquer le ballon.

2008.09.21

La bulle coince Arsenal, ESPN lorgne sur la Premier League

Il y a un peu plus de deux ans, Arsenal se payait une pub dans le Financial Times pour une vaste opération immobilière sur le site de leur ancien stade (cf "Highbury aux premières loges" - 20060326).

Cette semaine, le même FT se fend d'un article sur les possibles impacts de la crise immobilière : le club se prépare à une vague d'annulations, et ne recueillera vraisemblablement pas autant de millions de Livres que prévu dans l'opération. Les 65 premiers appartements commercialisés - sur 680 - avaient rapporté 18,7 millions £, et Arsenal prévoyait encore, en début d'année, un profit total de 100 millions pour 350 millions de ventes.

En dépit d'un contexte économique et financier désastreux (y compris dans la Russie chère à Abramovich), la Premier League continue à attirer les investisseurs. On l'a vu au niveau des clubs avec Manchester City (de plus en plus City et de moins en moins Manchester depuis l'irruption des emirati d'ADUG - Abu Dhabi United Group for Development and Investment), et on le voit au niveau des droits TV avec les ambitions déclarées de Bob Iger, le nouveau président de Disney.

Mickey a en effet observé que la coupe aux grandes oreilles avait trouvé son public aux States. La Champions League marche fort, et la Premier League présente un potentiel intéressant. Surtout, décrocher les droits pour le Royaume Uni marquerait le véritable décollage de la marque ESPN en Europe. Jusqu'à présent, le fleuron sportif du groupe se construisait à peu de frais une notoriété sur le vieux continent en diffusant des affiches plus ou moins délavées sur ESPN Classic, mais la maison mère veut passer à la vitesse supérieure, et envisage même des acquisitions. Si Bouygues veut faire la culbute, c'est peut-être le moment de se débarrasser d'Eurosport.

Au rayon presse, Time Warner guette également l'opportunité pour son Sports Illustrated.

En France, le PSG Classic continue à écumer les étagères poussiéreuses pour piocher des vieilles gloires à bon compte : Ronaldo ne dirait pas non, Cantona se tâte encore, et George Best reste pour le moment muré dans le silence.

2008.05.03

OL Academy

La dernière folie de Dubaï : recréer un quartier entier à l'image de Lyon sur 700 hectares de désert.

Lyon-Dubaï City sortira de terre d'ici quatre ans. Un défi architectural (et l'Emirat en connaît un rayon en la matière), mais aussi gastronomique et footballistique : Bocuse et Benzema seront en effet mobilisés à travers une école culinaire et un centre de formation baptisé OL Academy où 90 stagiaires de la région (a priori plutôt issus de la masse des immigrés bâtisseurs que de la jeunesse dorée des rares locaux à bénéficier de la nationalité émiratie) bénéficieront du savoir faire lyonnais entre fromage et désert.

Egalement au programme : des cours de "spiritualité".

Rien de religieux à tout celà, se défend Jean-Michel Aulas. L'OL ne fait que se plier à une condition bien bénigne de ses généreux sponsors. Et compte bien répliquer cette nouvelle pompe à cash dans d'autres contrées.

Je lui suggère la Corée du Sud, où son ami le Révérend Moon sera ravi de lui construire une OL Academy moyennant quelques cours de spiritualité.

Tom Cruise envisagerait déjà une OL Academy à Beverly Hills, avec un module de scientologie intégrée.

De son côté, Benoît XVI veut redorer le blason de l'équipe nationale du Vatican et améliorer le niveau de la Clericus Cup pour concurrencer la trop laïque Champions League. Le Pape réfléchit à la façon avec laquelle il pourrait caser le centre dans ses 440 m2, quitte à créer une mezzanine à Saint Pierre.

Problème : ce qui était encore envisageable il y a quelques semaines n'est plus possible depuis que le PSG a tapissé toute la cathédrale de cierges votifs à Saint Germain, patron des causes désespérées.

2007.10.29

Fausse alerte pour Beckham

Je commence à avoir l'habitude des visiteurs étranges sur mon portail personnel*. Régulièrement, la CIA et de nombreuses officines gouvernementales US s'intéressent de près à mes Armes de Désinformation Massives, et je frémis à chaque fois que l'IRS fourre son nez dans mes affaires.

La dernière visite du fisc américain ne porte pas sur mon nième blogule en VO sur l'Administration Bush mais sur mes commentaires peu éclairés en VF sur footlog. Plus précisément ceux concernant le sieur David Beckham, nouveau contribuable à haute valeur ajoutée (pour le fisc tout du moins : les LA Galaxy n'ont pas atteint les play-offs de la MLS) récemment débarqué sur les hauteurs de Beverly Hills, CA avec Madame.

De deux choses l'une : soit les fonctionnaires de Washington, DC sont des gens très consciencieux et épluchent à fond toutes les sources concernant leurs administrés, soit ils accueillent un stagiaire français plus doué pour les chiffres que pour la langue de Mark Twain, et suffisamment paumé pour suivre le soccer US depuis cet obscur site franchouillard (bien classé dans les charts mais n'exagèrons rien).

Je penche pour la seconde solution - un visiteur égaré comme j'en croise de temps en temps. Mon petit doigt me dit que cet autre surfeur venu sur stephanemot.com après avoir googlé "littérature SM" ne s'interessait pas vraiment à ma prose...

D'un autre côté, je me demande si Becks est vraiment venu à Hollywood pour jouer au football.

Un partout balle au centre.

 

* cf quelques origines sur Citizen Came

2006.08.02

OM, PSG, OL, RCL et ASSE mobiles

Les cinq principaux vecteurs d’audience de la Ligue 1 lanceront le 24 août prochain leur marque de services mobiles à l’attention de leurs supporters. Comme les appellations le laissent supposer, ”OM mobile by Orange“, “PSG mobile by Orange” & co s’appuieront sur le réseau de l’opérateur partenaire du Championnat de France, qui en a récemment conservé les droits 3G pour 29 millions d’euros. Au passage, Orange continue à décliner son “by Orange” inauguré avec M6.

L’offre sera commercialisé par un acteur tiers, Universal Music… sans le Mobile qui suit habituellement, mais avec un bon mobile : UM apporte son expertise du marketing auprès des fans, et s’appuiera sur les mêmes canaux que pour sa propre unité UMM (les milliers de points de vente de journaux, en plus des boutiques de supporters apportées par les clubs).

L’offre sans engagement bénéficiera du désormais classique prix d’appel de 15 euros pour le kit carte SIM + 1er mois, les tarifs en vitesse de croisière s’élevant à 21.90 euros par mois pour 45 mn de communications (voix/visio/SMS/MMS) et des appels illimités le week-end entre supporters - histoire de faire masse, Orange ajoute aux quelques dizaines de milliers d’individus du coeur de cible de chaque club ses 22.5 millions d’abonnés actuels. L’accès illimité au portail mobile (vidéos y compris) et aux services d’infos du club est inclus, et comme pour la voix Orange ajoute un bonus supporters sur les SMS : les buts du club se traduiront par des SMS offerts. Tout est bon pour aider Hidalgo à doper la moyenne des buts marqués en Ligue 1…

Seule la marque change en somme : les clubs bénéficiant des mêmes solutions et des mêmes canaux, à eux de faire la différence sur la qualité de leur propre réseau de supporters. A priori, avantage à Marseille sur les volumes mais l’OL vise l’hégémonie sur le championnat et a déjà prouvé son efficacité sur les produits dérivés. On peut également compter sur Lens et Saint Etienne pour porter haut et fort leurs couleurs… espérons simplement que les groupes de supporters du PSG n’activeront pas la fonction “Taser” de leurs mobiles dans leurs prochaines joutes intestines…

2006.04.19

Top 5 et Top 14

Glorieuse incertitude du sport : Lyon succède à Lyon, Chelsea à Chelsea, la Juve à la Juve, le Bayern au Bayern et le Barça au Barça. Ces triomphes ne se discutent pas, chacun a survolé son championnat avec l'assurance d'un bombardier sur un champ de ruines.

Pour une passe de trois du Top 5 européen, il faudra néanmoins repasser : un ressort semble cassé à Lyon (qui de toute façon a déjà fait la passe de 5), la Juve va subir la saignée des retraîtes post Coupe du Monde, et Mourinho va vouloir terminer son cycle sur une C1. Restent le Barça et le Bayern.

En ce qui concerne le Barça, la menace peut venir d'un Real Madrid rajeuni, sans Zidane ni Roberto Carlos mais avec du sang frais de Castille. Ou d'un relachement post-victoire en C1. Voire d'un traumatisme post-défaite face au Villareal.

Reste le Bayern.

"Langweilig Bayern" devrait-on dire, comme "Boring Arsenal" à propos des Gunners pré-Wengeriens. Un Bayern capable de jouer au ballon mais incapable de glisser au-delà d'une deuxième place, ni de passer une saison sans titre. Une armée rouge sans surprise si ce n'est les coups de gueule d'un Kahn, d'un Höness ou d'un Beckenbauer. Un stade flambant neuf, des produits dérivés à gogo, une rente sportive à vie... La digne locomotive du G14.

Ce GIEE (Groupement d'Interet Economique Européen) a été fondé par ces philanthropes "pour trouver une façon constructive de réformer un système dans lequel leur voix n'était pas entendue, et pour conférer aux clubs un rôle significatif et executif* dans la gestion de ce jeu international". Les membres actuels ont trusté toutes les places en finale de la C1 depuis 1992**, date à laquelle l'UEFA avait créé la Ligue des Champions pour calmer les ardeurs des grands clubs. A l'époque, ceux-ci voulaient monter une ligue fermée à l'Américaine - sans promotion ni rétrogradation, réservée aux membres, smoking de rigueur.

Aujourd'hui, il ne suffit plus d'avoir un stade tout neuf et de survoler son championnat. Encore faut-il que ce championnat ait de la valeur. Le Top 5 Européen bénéficie d'une base solide : nombre significatif praticants, supporters, clubs de haut niveau, grands stades, médias puissants... La France a l'occasion de grignotter sur ses concurrents mais n'en profite pas vraiment. Ailleurs, l'Ecosse et la Belgique ont implosé, le Portugal et les Pays-Bas résistent, mais combien de temps encore ? Pour un Le Guen prenant son bâton de pélerin pour sauver les Rangers, combien de Hiddink rejoignent la Russie et ses pétroroubles ?***

 

* Au sens anglais du terme, avec la double connotation business (leadership) et légale (qui fait les lois et donc la loi).

** A l'exception de Monaco en 2004, mais Monaco a l'habitude d'être une exception et n'est pas précisément un club pauvre. On notera que Lyon est le seul membre à ne pas avoir remporté de trophée continental, Aulas compensant par sa légendaire dynamique personnelle. Même le PSG a une coupe à présenter (celle avec les petites oreilles). 

*** Pour autant, je doute que Saint Paul ait fait voeu de pauvreté sur ce coup-là.

2006.04.15

Placement produit

Avec la Coupe du Monde, on ne sait plus vraiment en quoi consiste le placement produit. C’est à se demander pourquoi la FIFA s’obstine à placer sa compétition sportive pendant l’événement publicitaire de l’année.

Le sportif n’existe plus en tant que tel : même blessé, ce produit dérivé continue à se démener sur les terrains des consoles de jeu, quand ce n’est pas dans un dessin animé (une spécialité barcelonaise).

Adidas ne va pas jusqu’à ressusciter les vieilles gloires mais permet à ses prospects et clients de composer des équipes avec de plus ou moins fringants retraîtés. Parce qu’“Impossible is nothing”, mais surtout parce que dans un univers aussi concurrentiel, il devient vraiment impossible de composer une équipe présentable avec les stars du moment.

Pour ce billard à trois bandes, l’équipementier a eu recours à l’éditeur Typhoon Games : tout commence dans la rue et s’achève en vaste jeu en réseau à l’échelle planétaire. Marché cible : les teenagers asiatiques, champions du monde du network gaming. Pendant que les stars transpireront d’épaisses gouttes virtuelles sur des gazons toujours verts, ces terreurs des PC Bangs resteront enfermées dans leur bulle au risque de rater les vrais matchs.

Peut-on pour autant parler d’innovation ? Quelque part, chacun à leur façon, les concurrents occupaient déjà un peu le terrain du jeu dont vous êtes le héros : Puma à travers une saga africa où des jeunes se retrouvent en équipe nationale, Nike en déléguant carrément à des enfants le pouvoir de fabriquer les ballons…

2006.04.10

Mauvais trip

Bon. J'avoue m'être un peu lâché pour le premier avril*, mais à l'époque je m'envolais vers les Emirats Arabes Unis et Dubai. J'ignorais que, de son côté, le PSG voguait vers le Qatar**.

J'ai fini par atterrir*** en découvrant les nouvelles des derniers jours. Rien n'a changé : Paris a une fois de plus bêtement concédé deux points à l'extérieur avec un carton rouge à la clef****, Cayzac continue à hanter les vestiaires du Parc, Rai-Leonardo limitent encore leurs efforts caritatifs à la seule fondation Gol de Letra, Canal traîne toujours sa danseuse aux pieds carrés... et Rothen n'aura finalement pas à porter le hijab.

ça commence à bien faire. Histoire de donner un coup de main à la chaîne cryptée et par ricochet au club de mon coeur (trad. : le club auquel je dois un triple pontage quadruple salchow double lutz piqué), je vais dévoiler le montage gagnant : un Directeur Sportif qui a du nez (Diego Armando Maradona) et surtout un fonds d'investissement sérieux. La Cartel Offshore Limited est basée à Medellin ; ce sont des gens très propres sur eux et blancs comme neige. En plus, ils paient en Yepes.

 

 

* cf "Le PSG qualifié en Champions League" (20060401)

** à ceux qui m'ont demandé pourquoi j'avais évoqué Saudi Airlines au lieu de Qatar Airlines : c'était donc purement le fruit du hasard - j'avais choisi le premier concurrent d'Emirates, un sponsor majeur du foot paillettes.

*** à Séoul, ou plutôt Incheon, qui vaut plus que ces 3 étoiles mais je n'irai pas jusqu'à 5 notes de bas de page, promis.

**** (p..., plus de droit à l'erreur) comme le disait Gary Lineker : "le football est un sport qui se joue à 11 et où les Allemands finissent par gagner, mais aussi un sport où le PSG joue à 10 et finit par perdre".

2006.03.26

Highbury aux premières loges

Une chose est sûre : Thierry Henry ne foulera pas les pelouses d'Highbury en 2010. Il s'exposerait alors aux foudres du superintendant de l'immeuble chargé de fleurir les deux petits acres de terrains épargnés par l'opération immobilière "The Stadium Highbury Square".

En dessous d'une pub pour des appartements en front de mer à Saint Kitts & Nevis (vivez le réchauffement climatique les pieds dans l'eau pour à peine £185.000), le Financial Times de ce week-end* affiche le score pour les appartements situés dans le West Stand : de 2 à 4 pièces à partir de £295.000, accès au fitness center et à la piscine inclus - livraison entre 2008 et 2010. Pour le prix des loges (quelques penthouses), consultez l'agent immobilier. Quelqu'un de très recommandable, semble-t-il.

A en croire "De battre mon coeur s'est arrêté", cette noble corporation se contente de déposer des rats dans les cages d'escalier et quelques coups de battes de base-ball sur les squatters récalcitrants. C'est quand même autre chose que les agents de joueurs de l'OM et du PSG, non ?

 

* je l'avoue, j'apprécie la lecture de ce journal de sport bien connu quand je prends l'avion (aux dernières nouvelles, le Manchester United s'échange à 300 p, le Ronaldo à £20M, et le Rolland Courbis côte autour des 3 ans ferme). Ceci dit, à choisir, je préfère encore le Canard, sans sucre et shaken, not stirred.

2006.03.23

Pepsifest, grippe à bière et marketing viral

Lourdingue à souhait, la dernière pub d'une marque bien connue de non bière brune sans alcool met en scène Henry, Ronaldinho, Roberto Carlos et David Beckham dans leurs rôles préférés (joueur, freestylist, dragueur et pot de fleur).

Dans un art consommé du recyclage, le groupe propose une version Oktoberfestive d'un tube de l'été remontant à l'ère des grands poètes teutons (Horst Hrubesch, Hans-Pieter Briegel, Pierre Littbarski*), et déploie toute la panoplie du parfait marketeur viral, sites ouèbe** et ouape à l'appui.

Voici donc le territoire du ringard-rétro occupé, peu après celui de l'anarcho-révolutionnario-Che Guevaro-cantonesque - préempté par une célèbre marque à la virgule à but non lucratif et spécialisée dans la réduction du chômage chez les moins de 5 ans.

Si la Coupe du Monde ne commence pas avant trois bons mois, les marchands du temple ont déjà investi les lieux. Il y a quatre ans, il fallait attendre les cinq cent derniers mètres avant le stade pour les voir proposer leurs objets publicitaires aux pélerins. Dans la dernière ligne droite, le service d'ordre réquisitionnait les babioles non reconnues par les sponsors officiels. Cette année, ils vont nous pourchasser jusque dans nos salles de bains.

 

* cherchez l'intrus - plutôt parmi les dribbleurs de juges de ligne

** mydadada.com

2006.03.18

Cahiers d'été

L'été sera sportif pour la presse française : entre l'actualité chargée (au figuré avec le Weltmeisterschaft, au propre - à moins qu'on ne reste dans le sale - avec la succession d'Armstrong) et le déchaînement annoncé de gratuits et de suppléments, le lecteur n'aura pas le temps de respirer.

Dernière offensive en date : le Figaro sortira à partir du 3 avril prochain un cahier "Sport" le lundi... ce nouveau char Dassault va-t-il oser afficher un maillot jaune (histoire de boucler la boucle des organisateurs de la Grande Boucle*) ? En attendant, le journal muscle son jeu et double sa pagination sportive - depuis quelque temps, les articles ne se contentent plus d'une revue de presse sur les matchs de l'avant-veille.

Il en faudra plus pour déloger le leader. Ici, l'attaque frontale sur le coeur du business exige une réplique plus convaincante que le récent "Rugby" (maquette trop proche du gratuit "Sport"). Je suis impatient de voir ça. A mon avis, les facteurs ne vont pas aimer.

 

* cf "60 ans d'Equipe (bis)" (20060224)

2006.03.13

Une 7e proposition pour Hidalgo

La moyenne de buts par match dépassera-t-elle les 2 en fin de saison ? Pas si sûr, malgré l'honorable score de la 30e journée (26 buts).

Michel Hidalgo a livré six propositions pour en finir avec les 0-0. Le retour du bonus façon seventies semblant aussi peu probable que le rechaussage de crampons par Carlos Bianchi et Delio Onnis, le bonus façon Champions League tient la corde (un point en plus si je gagne les matchs aller-retour face à une équipe donnée).

Je proposerai pour ma part une septième voie* : laisser la priorité au jeu et investir la manne Canal+ en priorité dans le sportif. Au-delà des joueurs et du staff, l'accent doit être mis sur les stades.

Le jour où Monaco ne jouera plus sur le bayou de Louisiane II, le jour où le FC Peugeot dotera Sochaux du chauffage de série, le jour où les familles se sentiront aussi bienvenues pour un match de foot que chez nos voisins Grand-Bretons, le jour où les fanatiques seront réellement filtrés à l'entrée du Parc (même la Lazio y est parvenue ce week-end), le jour où la LNF n'accordera plus de dérogations aux clubs dont les stades ne sont pas aux normes... ce jour là on y verra un peu plus clair.

Je crois en particulier au dernier point : le foot français doit se niveler vers le haut. Inutile de passer, comme notre Lamour de ministre le craint, au système de franchises et de ligue fermées à l'Américaine : le filtre s'opèrera naturellement. Le foot français doit conserver son système ouvert avec promotions et rétrogradations, mais avec deux contraintes claires pour le plus haut niveau : le statut professionnel exige un premier niveau et l'accès à la L1 un second, plus rigoureux encore que l'actuel. Le cahier des charges doit être très clair sur la qualité des pelouses, quitte à ce que certains clubs passent au synthétique, maintenant que la FIFA l'autorise et que la technologie est au point (plus de risques de blessures).

Je suggère 3 ans de délai pour que tous les prétendants à la L1 (à commencer par ses locataires actuels) mettent réellement leur stade à niveau. Cela correspond au contrat passé avec le diffuseur.

Aux Gueugnon, Ajaccio, Bastia & co de réagir. Aux collectivités locales de décider ce qu'elles sont pretes à faire pour soutenir leurs fleurons régionaux, et si nécessaire de favoriser des regroupements.

Un travail de fond doit être fait sur le statut des stades et leur financement afin d'élever le niveau de service sans nuire à la qualité du spectacle (que la pelouse ait le temps de souffler entre les piétinements des fans de Johnny et les escalopes façon Rool). La France découvre seulement depuis quelques années les métiers associés à la gestion de stades et ce n'est pas un hasard si nous avons une vingtaine d'années de retard.

Le ticket d'entrée pour la L1 sera certes plus élevé, mais cela mettra paradoxalement fin à l'ère des profiteurs : on ne pourra plus se contenter de bénéficier des retombées, de s'investir sans vraiment investir. De nombreux clubs l'ont déjà compris** et même si elle doit pour cela se faire quelques ennemis, la Ligue doit maintenant assumer totalement ses responsabilités.

 

* je mets de côté celle tentée en vain par Pape Diouf (faire jouer les équipes réserves)

** après des décennies de marasme, Nice semble parti pour repasser devant Monaco

2006.02.22

PSG - sans Canal Lacrymal ?

La fusion CanalSat - TPS fournit un alibi éthique en toc au Groupe Canal+ : puisque M6 devient actionnaire du bouquet, le soutien du Paris Saint Germain par la chaîne cryptée pose enfin objectivement problème. RLD risque donc de se retrouver seul dans le rôle du mécène d'entreprises de para-spectacles proto-sportifs.

Qui est prêt à perdre 100 millions d'euros sur trois ans pour une qualification en Ligue des Champions, une qualification en Intertoto, quatre changements d'entraîneurs, trois crises d'automne, trois crises de printemps, cinq guerres "civiles" dans les tribunes mais une notoriété spontanée en béton ? Parmi les prétendants : Francis Graille, Luis Fernandez, Jean Tiberi, Daniel Hechter, un américain plus ou moins versé dans la franchise (plus façon Lamar Hunt, moins façon Malcom Glazer), un oligarque russe, un maffieux chinois, un bookmaker malais, une combinaison (nécessairement foireuse) des précédents... Parmi les groupes français capables d'injecter du cash, seul Total présenterait quelques synergies métier (comment recycler des grosses tâches tendant à couler par le fond).

Arnaud Lagardère a déjà décliné la proposition et mise à fond sur un véritable sport de contact sur tapis vert : le bridge. Ce n'est donc pas demain que Jean-Bouin annexera le Parc (il est bien loin le temps où je tapotais dans la balle sur le synthétique du C.A.S.G., à l'occasion avec Nambatingue Tokomon dit Toko, Serge Blanco ou la bande à Charles Biétry).

Les joueurs ? Pour ne rien changer à leurs habitudes, ils se concentrent sur leur prochaine défaite et se détendent en regardant Lyon rayonner sur l'Europe.

2006.02.06

Gardiens du temple et ballons d'horreur

Jeremy Janot et Jerôme Alonzo sont des bénédictions pour Canal+ : bons clients micro au poing et cascadeurs de l'extrême gants aux mains, ils ne pratiquent la langue de bois qu'au moment d'embrasser le montant de leur but.

Les hommages d'après match entre gardiens sont une bénédiction pour Canal+ : on y retrouve le même respect qu'entre membres de la confrérie des entraîneurs, mais dépouillé de la moindre pulsion de mort.

Cette fois-ci, JJ n'a pas eu besoin d'exhiber une tenue de super-shaolin-soccer-daltonien sous amphétamine pour attirer l'attention : il s'est envolé au secours de son collègue avec l'élégance et la fureur d'une lionne à la portée menacée par les hyènes.

Au premier rang des accusés : l'équipementier du PSG, coupable d'avoir loupé son omelette en sortant un ballon aux allures d'oeuf de poulet grippé.

Au second rang : la Ligue, pour non assistance à joueurs en danger.

Au troisième rang, bien au chaud près du radiateur mais implicitement visé : le diffuseur, ravi de proposer un match à quatre buts à ses cochons de payants, même si la confiture masque mal les trajectoires non-euclidiennes du ballon.

La salve ayant effleuré l'ancien maître d'école devenu inspecteur d'Académie (Guy Roux), celui-ci s'est empressé de charger la barque de l'équipementier, soupçonné de faire dessiner ses ballons par des marketeux dans des bureaux bien éloignés des terrains.

D'ailleurs, ce n'était pas l'équipementier de l'AJA. Il s'est fait Nike, tant pis pour lui. J'ai bien vérifié sur mon écran plat plein de pouces : il manque Uhlsport dans un coin.