2012.04.25
Les poteaux n'étaient pas carrés
Barcelone, la meilleure équipe d'Europe? Aujourd'hui comme hier, la réponse est oui*. Et ce n'est pas un poteau ou la scoumoune chelseaienne de Leo qui vont changer la donne.
L'histoire retiendra un autre nom au palmarès 2011-2012 de la Champions League. Une équipe qui fait moins le jeu, mais que Pep Guardiola et ses garnements auront généreusement laissé gagner cette année.
Avec ses airs de renard malicieux, Roberto di Matteo vient de poser sa candidature. Il le dit lui-même, avec un paquet de chance, mais la façon avec laquelle il a enrayé la spirale négative du FC Abramovitch force le respect. Bien du plaisir au survivant du duel José Mourinho - Jupp Heynckes...
Si la défaite du Barça ne réjouit pas l'amateur de beau jeu, elle rassure l'amoureux du jeu dans toute son imprévisibilité.
Les poteaux n'étaient pas carrés, non. C'est tout simplement le ballon qui tourne rond.
footlog 2012
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* pour demain, c'est encore une autre histoire
12:33 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : roberto di matteo, chelsea, barcelone, champions league, europe, lionel messi, real madrid, pep guardiola, josé mourinho, bayern munich, jupp heynckes
2012.04.16
Evaeverson Lemos da Silva
Evaeverson Lemos da Silva est-il grand?
Sous la toise, d'abord. Son mètre quatre vingt neuf peut être comparé au mètre quatre vingt douze de son pendant au PSG: Guillaume Hoarau, un type nettement plus mince, qui avec ses longs bras et compas passe pour un faucheux dans les surfaces de L1.
Rayon stats, ensuite. Brandao et Hoarau ont chacun décroché un trophée de meilleur buteur peu reluisant: l'Ukraine avec 15 pions pour le premier (au Chakhtar Donetsk en 2006), la Ligue 2 avec 28 buts pour le second (au Havre en 2008). Dans l'élite française, Brandao (31 ans) performe moins bien que son plus jeune rival (28 ans) au niveau personnel, avec une meilleure saison à 13 buts contre deux à 20. Le collectif compense néanmoins: le Brésilien bénéficie de la dynamique Deschamps à l'OM, et vient d'ajouter à son titre de champion 2008-2009 une seconde Coupe de la Ligue*, contre une seule Coupe de France pour le Réunionnais.
Au niveau du jeu, maintenant. Brandao comme Hoarau ont conscience de leurs limites, mais aussi de leur valeur ajoutée dans une équipe, et de leur capacité à faire faire la décision. Toutefois, le premier s'impose par sa seule puissance, tandis que le second dispose d'une palette bien plus large, et contribue parfois même trop au travail défensif. Et si Hoarau peine à percer en sélection, Brandao n'aura jamais l'occasion de porter le maillot auriverde.
Sur le plan humain, de gros doutes planent sur Brandao depuis sa sordide affaire de moeurs. Et de son côté, Hoarau passe pour un très (sinon trop) chic type, toujours prêt à se sacrifier pour l'équipe.
Evaeverson Lemos da Silva est-il grand?
Un bon soldat, sans doute. Mais pas vraiment un modèle.
footlog 2012
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* Ravi que Aulas se prenne une claque sur le coup. Dommage pour Remi Garde, mais je soutiendrai l'OL contre Quevilly parce que je préfère voir Lyon booster l'indice UEFA national... et le LOSC en Ligue des Champions, si Eden reste.
04:07 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : om, ol, brandao, didier deschamps, coupe de la ligue, guillaume hoareau, montpellier, psg, quevilly, coupe de france, chakhtar donetsk, le havre, rémi garde
2012.01.10
En 2012, votez Messi ou Henry, pas Cantona ou Maazou
Journée historique pour Lionel Messi et Thierry Henry, hystérique pour Eric Cantona: le premier a remporté sans surprise un troisième Ballon d'Or FIFA France Football d'affilée, le second a conquis les coeurs des fans d'Arsenal qui lui échappaient encore en signant son retour par le but de la victoire en coupe contre Leeds, et le troisième a une fois de plus gagné l'occasion de se taire en lançant un appel aux signatures de maires dans la perspective des présidentielles 2012.
Cette journée consacre également:
- les championnes du monde nippones (Ballon d'Or pour Aya Miyama, Norio Sasaki meilleur entraîneur)
- le champion de la trophéïte aigüe Pep Guardiola
- le champion du futchebol Neymar pour son but de folie, Prix Ferenc Puskas
- le champion toute catégorie des tranferts foireux, Moussa Maazou (Ballon de plomb 2011)
L'année commence donc sur les chapeaux de roue... à part bien sûr au Paris Saint Germain où on attaque directement la jante avec sur le terrain un Festival de Locminé pour la première officielle de Carlo Ancelotti, et en coulisses une réponse d'anthologie de Leonardo à Maradona (le premier assumant totalement les railleries du second sur son manque total de scrupules).
On ne devrait pas s'ennuyer. Tous ,e
footlog 2012
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11:27 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lionel messi, thierry henry, eric cantona, ballon d'or, fifa, france football, pep guardiola, aya miyama, neymar, ferenc puskas, sepp blatter, michel platini, norio sasaki, arsenal, leeds, japon, foot féminin, ballon de plomb, moussa maazou, psg, locminé, carlo ancelotti, leonardo, diego maradona
2011.12.30
Exclusif : les palmarès 2012 !
Comme chaque année*, footlog vous propose en exclusivité les principaux faits saillants de l'année à venir:
. Suite au Printemps du Qatar, le Paris Saint Germain est placé en liquidation judiciaire et accélère son déménagement au Stade de France pour devenir le Paris Saint Denis. Le SDF lui-même est renommé Tsintao Arena, en hommage à ses repreneurs. De son côté, pas fâché d'avoir échappé au naufrage, Colony Capital redéveloppe le Parc des Princes
. Quelques jours après la dissolution de la zone Euro, l'Ukraine remporte le Zloti 2012 face aux Pays-Bas. Robin Van Persie pulvérise le record de Platini avec 13 réalisations en 6 matchs.
. Auréolé d'un second titre consécutif à la tête du LOSC, Rudi Garcia prend la direction d'Arsenal. Arsène Wenger décide pour sa part de se consacrer à une oeuvre caritative: l'équipe nationale d'Angleterre. Fin octobre, Sir Alex Ferguson prend enfin sa retraîte ou plutôt, il ne se réveille pas d'un coma éthylique.
. A deux semaines des Jeux de Londres, David Beckham se fracture son dernier neurone, sans impact naturellement sur la suite de sa carrière dans la publicité (au niveau strictement football, il continue sur la lancée de la saison, à paraître sur le terrain pour la dernière minute de chaque match du PSD).
. Cristiano Ronaldo plante 53 buts en Liga, dont 31 coup de pied arrêtés et 27 pénalties sur les trois derniers matchs de la saison. Cela ne lui permet pas de rejoindre les 78 pions de Lionel Messi, dont 95% sur action de jeu. José Mourinho crie au scandale: une fois de plus, le corps arbitral favorise le Barça.
. Le Ballon d'Or 2012 est attribué à Ronaldo: le jeune retraîté parvient à maintenir tout au long de l'année calendaire un tour de taille de 360 cm, soit l'équivalent de deux Nicollins un quart, ou encore de vingt trois Valbuenas.
Tous mes voeux
footlog 2011
* voir livrées précédentes : "Exclusif! Les palmarès 2011" (janvier 2011), "Exclusif ! Les palmarès 2010" (décembre 2009), "Exclusif ! Les palmarès 2009" (décembre 2008), "Exclusif - les palmarès 2008" (décembre 2007), "Exclusif - les palmarès 2007" (décembre 2006), "Exclusif - les palmarès 2006" (décembre 2005).
05:39 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : psg, ronaldo, robin van persie, rudi garcia, david beckham
2011.12.13
Lyon trop beau, Lille trop beau, Shanghai trop beau
La qualification miracle de l'OL en Champions League a fait couler beaucoup d'encre: entre l'effondrement spectaculaire de Zagreb sur sa pelouse (de 1-0 à 1-7 en moins de temps que Bafé Gomis met à traverser le terrain), les deux buts refusés à l'Ajax au Real, et le comportement très "low profile" d'Aulas après le match, ça sentait gros les paris clandestins en Asie du Sud-Est. Mais l'UEFA, pourtant très concernée par le sujet, n'a pas décelé d'embrouille. Accordons donc à ce joli monde le bénéfice du doute. A Dieu Vata, dirait Tapie.
Quoi qu'il en soit, cette année, ce Lyon a du chien. Tout le merite en revient à Rémi Garde, technicien d'autant plus remarquable qu'il réussit à faire évoluer sportivement le club sans froisser l'égo de Bernard Lacombe - un exploit il est vrai plus facile que le passage Anigo pour la locomotive Deschamps.
Rudi Garcia n'a pas ce genre de soucis à Lille, un club où des caractères comme Vahid Halilhozic ou Claude Puel ont pu faire de belles choses sans qu'on leur mette des bâtons dans les roues (Rudi, le jour où tu veux perdre le Nord, regarde bien où tu mets les pieds après). Le LOSC retrouvera probablement la CL la saison prochaine. Peut-être sans Joe Cole (quel retourné dimanche!), peut-ête sans Moussa Sow (encore une jolie passe décisive), peut-être sans Eden Hazard (et donc avec Ryad Boudebouz?)... et peut-être même sans Garcia, mais alors il ne sera pas difficile de convaincre un autre entraîneur de talent et exigeant.
Pour convaincre Nicolas Anelka de signer à Shanghai, comme avant lui David Trézéguet à Baniyas (en attendant un prochain port d'attache), il suffit d'aligner les zéros. Thierry Henry n'est pas parti à New York pour des cacahuètes, mais la destination colle au bonhomme, et c'est pour la bonne cause. Et histoire de compléter l'éclatement international de la bande de l'Euro 2000, j'attends toujours Sylvain Wiltord à Séoul.
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07:43 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ol, champions league, ajax, zagreb, real madrid, uefa, scandale, ligue 1, jean-michel aulas, vata, rémi garde, claude puel, lille, rudi garcia, baniyas sc, bafétimbi gomis, bernard lacombe, didier deschamps, josé anigo, vahid halilhozic, joe cole, moussa sow, eden hazard, dijon, ryad boudebouz
2011.11.01
FIFA Ballon d’Or 2011 - Les 23 nominés
France Football a dévoilé les 23 noms parmi lesquels émargera le prochain Ballon d'Or, selon toute vraisemblance Lionel Messi, archifavori successeur de Michel Platini pour un triplé historique.
Cristiano Ronaldo semble assuré de la seconde place grâce à sa moyenne monstrueuse de buts en club (avec le soutien de tous ses coéquipiers il est vrai pour battre le record en 2010-2011) mais aussi en équipe nationale, un atout par rapport à Messi, toujours aussi emprunté loin de ses amis de La Masia, dont Xavi pourrait compléter le podium si Wayne Rooney lui en laisse la possibilité.
Peu de renouvellement dans cette liste, où Javier Pastore pourrait faire son entrée l'année prochaine.
Les 23: Eric Abidal (FRA), Sergio Agüero (ARG), Karim Benzema (FRA), Iker Casillas (ESP), Cristiano Ronaldo (POR), Daniel Alves (BRA), Samuel Eto’o (CMR), Cesc Fabregas (ESP), Diego Forlan (URU), Andres Iniesta (ESP), Lionel Messi (ARG), Thomas Müller (DEU), Nani (POR), Neymar (BRA), Mesut Özil (DEU), Gerard Piqué (ESP), Wayne Rooney (ENG), Bastian Schweinsteiger (DEU), Wesley Sneijder (NED), Luis Suarez (URU), David Villa (ESP), Xabi Alonso (ESP), Xavi Hernandez (ESP)
Pour les entraîneurs, Guardiola tient la corde, à moins que Ferguson ne soit récompensé pour l'ensemble de son oeuvre et son quart de siècle à la tête de MU.
Les 10 nominés: Vicente Del Bosque (ESP, Espagne), Alex Ferguson (SCO, Manchester United), Rudi Garcia (FRA, Lille), Josep Guardiola (ESP, FC Barcelone), Jürgen Klopp (DEU, Borussia Dortmund), Joachim Löw (DEU, Allemagne), José Mourinho (POR, Real Madrid), Oscar Tabarez (URU, Uruguay), André Villas-Boas (POR, Chelsea), Arsène Wenger (FRA, Arsenal).
Pour le Ballon d'Or Féminin, Marta sera sans doute chahutée par Aya Miyama voire Abby Wambach, le Hrubesh US. Norio Sasaki pourrait confirmer l'exploit nippon de l'année.
Les 10 nominées : Sonia Bompastor (FRA, Lyon), Kerstin Garefrekes (DEU, FFC Francfort), Marta (BRA, Western New York Flash), Aya Miyama (JAP, Yunogo Belle), Alex Morgan (USA, Western New York Flash), Louisa Nécib (FRA, Lyon), Homare Sawa (JAP, Nadeshiko), Lotta Schellin (SVE, Lyon), Hope Solo (USA, Magic Jack), Abby Wambach (USA, Magic Jack)
Mention spéciale aux Bleu(e)s pour leur présence à tous les niveaux, et re-bravo aux Lyonnaises et à Rudi Garcia.
Résultats des courses le 9 janvier 2012 à Zurich.
footlog 2011
08:19 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : foot féminin, ballon d'or, france football, lionel messi, cristiano ronaldo, xavi, wayne rooney, marta, aya miyama, abby wambach, horst hrubesch, norio sasaki, javier pastore, palmarès
2011.10.14
Trop beau pour être vrai
Je dois me pincer pour y croire: le PSG en tête de la Ligue 1, la France qualifiée pour le CEN 2012 (et mon ancien joueur préféré Safet Susic malgré tout toujours en course avec sa Bosnie Herzégovine), un sélectionneur qui accepte de parler du jeu dans les bons comme dans les mauvais jours, les projets de DNCG européenne de Platoche qui font leur chemin, les clubs français en bonne voie dans les Coupes d'Europe, une FFF en ordre de marche, des stades bientôt compétitifs, des joueurs de classe mondiale sur les stades (Javier Pastore, c'est pas vraiment Niederbacher et en plus il porte le numéro 27 en hommage à mon maillot du FC Sejong)...
D'accord, Nasri était en dehors de la surface sur le péno. D'accord, l'objectif de la Qatar Investment Authority est surtout de faire avaler la couleuvre de 2022. D'accord, Nono Le Graët a été généreux avec son copain Ray Domenech.
Mais cette saison commence franchement bien.
footlog 2011
11:29 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : psg, france, safet susic, bosnie herzégovine, samir nasri, noël le graët, fff, euro2012, euro2016, javier pastore, richard niederbacher, laurent blanc, qatar investment authority, raymond domenech
2011.07.16
Baek Seung-ho attendu comme le Messi coréen
Baek Seung-ho a signé un contrat de cinq ans au Barça. C'est son père, un prof de gym à l'université de Yonsei, qui a vendu la mèche aux media coréens. Son petit n'a que 14 ans aujourd'hui, mais avait déjà tapé dans l'oeil des dirigeants Blaugrana il y a un an et-demi.
Immanquablement, tout le monde, à commencer par le premier intéressé, songe au débarquement à la Masia d'un autre talent précoce : l'Argentin Lionel Messi.
Si tous les jeunes talents de la pépinière catalane ne passent pas le cut pro, ce buteur Coréen aux statistiques effrayantes a été verrouillé pour au moins cinq ans au lieu des un ou deux habituels, preuve de la hauteur des espoirs fondés en lui.
Au pire des cas, Seung-ho aura de toute façon grandi avec la future élite de la meilleure école de foot du monde. Pour peu que Roman Kim* lui aussi confirme, la diaspora coréenne des années 2020 aura de la gueule.
Entretemps, laissons-leur le temps de s'amuser.
footlog 2011
* voir "Roman KIM" et sur footlog archives "KIM Roman, 13 ans, prêt pour la CM 2014 ou 2018 ?"
03:35 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kim roman, baek seung-ho, corée du sud, barcelone, formation, lionel messi
2011.05.29
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Vous suivez ?
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Fins de règnes
Il y a encore cinq ans je me serais sans doute contenté de cette agréable finale de Champions League ponctuée de jolis buts : la passe de Xavi pour Pedro, le double une-deux de Rooney - même avec Giggs hors-jeu -, la lucarne de David Villa (de Messi, je retiendrais plutôt que la caguade de Van der Sar ses jolis non-buts comme sur sa mini-Madjer en seconde mi-temps).
Mais cette journée avait des airs de fins de règnes. Pour Sir Alex et ses fidèles grognards Giggs et Scholes, pour les Van der Sar, Park, Evra, Pujol et autres soldats de devoir, mais aussi pour ce Barcelone de feu de Guardiola.
La meilleure équipe du monde a de nouveau conquis un trophée ultramérité en proposant le meilleur jeu du plateau, mais on finirait presque par se lasser de ce jeu de passes courtes trop parfaites entre camarades d'école. Au plus fort de la domination de Manchester par le Barça, les blaugranas donnaient l'impression de marcher, seul le porteur du ballon bougeant. Une optimale économie d'énergie certes, mais il fallait attendre le vrai décalage pour s'enthousiasmer (voir de nouveau figure A : Xavi pour Pedro).
J'adore Barcelone et je suis heureux de ce nouveau triomphe, mais désolé : je préfère le petit grain de folie en plus, celui d'une autre équipe de camarades d'école, les perdants magnifiques de l'Argentine 2006. José Pekerman avait façonné son équipe encore plus directement que Pep Guardiola, pur produit de la maison catalane.
Points communs entre l'Argentine 2006 et le Barcelone d'aujourd'hui ? Javier Mascherano et surtout Lionel Messi, qui ne retrouvera pas de sitôt une bande de compatriotes aussi bien armée pour l'aider à remporter le trophée suprême.
L'autre roi du pétrole sur la planète football, Sepp Blatter, a obtenu le départ de son ancien sponsor et désormais rival Mohamed Bin Hammam. Le patron de la FIFA a été lui-aussi mis en cause dans les sordides affaires de corruption mais son mode de fonctionnement est plus subtil : au lieu de sortir son chéquier, il achète les patrons de fédérations en distribuant généreusement mais en toute transparence l'argent des sponsors.
Blatter aussi paraît en fin de règne. Les successeurs à plus ou moins long terme semblent tout trouvés : Franz Beckenbauer ou de préférence Monsieur Propre, Michel Platini. Songez que même la K-League sud-coréenne a été touchée par un scandale de matchs truqués.
Bien sûr, le Barça peut encore nous surprendre et nous faire rêver. Bien sûr, Sir Alex n'a pas dit son dernier mot (et Javier Hernandez a encore de belles années devant lui). Bien sûr, Sepp Blatter ne quittera pas si facilement sa forteresse zurichoise.
Et bien sûr, je fais un peu la fine bouche. Allez, ce millénaire nous a encore offert une belle finale et du beau jeu.
footlog 2011
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2011.05.03
Exclusif : une nouvelle affaire de quotas à la FFF
Le scandale des quotas raciaux au sein de la Fédération Française de Football à peine dévoilé, de nouvelles révélations confirment l'existence d'un autre système de quotas encouragé au plus haut niveau du football national, comme le démontrent ces extraits de notre interview exclusive avec Fernand Duchaussoy, président de la FFF :
- "Nous ne pouvons tout simplement pas tolérer la présence de nouveaux Lilian Thuram en sélection. Il en va de notre identité même, en tant que Français et en tant que footballeurs. Thierry Henry déjà était limite-limite, mais même Yoann Gourcuff me paraît suspect... du côté de son père, si vous voyez ce que je veux dire."
- "Les Gourcuff ? Pourtant, on ne peut pas faire plus Breton pur beurre !"
- "Je ne vous parle pas de ça : les origines ethniques font déjà l'objet de quotas assez bien cadrés à la DTN, et c'est de neurones qu'il est question désormais."
- "...?!?"
- "Oui. Et sur ce plan là, croyez-moi, un Ribéry ne commet aucun délit de sale gueule : avec son Q.I. de poisson rouge il nous assure une moyenne acceptable quels que soient ses partenaires retenus par le sélectionneur. Franchement, Knysna a démontré de façon éclatante l'efficacité de notre DTN : en créant des athlètes assistés dès leur plus jeune âge nous optimisons nos chances de recruter les cerveaux les moins développés. Aucun risque qu'un Nicolas Anelka passe au travers des mailles de notre service de Détection des Tarés Notoires. J'espère que François Blaquart, lui-même un cas, pourra bientôt reprendre son oeuvre de salut public à la tête de cette DTN."
- "Mais vous êtes ignoble !"
- "Je dirais plutôt réaliste : on veut des joueurs intelligents avec leurs pieds, pas des militants avec une conscience. Bon. Je ne dis pas pour autant que tout est parfait, tenez : à Knysna, nos sujets inconscients ont fait plus de dégats que des objecteurs de conscience. On n'avait pas compté avec l'esprit de corps, un phénomène commun chez d'autres organismes monocellulaires... Faut croire que l'ami Raymond a peut être dépassé nos prescriptions pour sa campagne sudafricaine. En 2006, ça n'avait pas trop mal tenu jusqu'à ce coup de boule en finale, un excès de zèle sans doute... Ah Zizou, c'était vraiment le joueur idéal : brillantissime balle au pied, mais pas du genre à élever les neurones en batterie. C'est avec sa tête qu'il a gagné une Coupe du Monde et perdu deux ballons d'or, mais uniquement en s'en servant pour frapper le cuir (plus ou moins chevelu)."
- "Et Laurent Blanc collabore avec vous sur ce projet abject ?"
- "Vous pensez bien que non. Trop intelligent et intègre, Le Président."
- "En attendant, il vous a suivi sur les quotas ethniques, non ?"
- "Il ne faut pas confondre : Lolo est pour la diversité et la laïcité au sein de la sélection. C'est pour cela qu'il ne retient plus les intégristes ni les scientologues, or il se trouve qu'il y a corrélation avec certains groupes."
- "Des intégristes et des scientologues chez les Bleus ?"
- "On parlait de Breton tout à l'heure, eh bien l'un d'entre eux - dont je tairai le nom pour éviter de perdre la ligue de bretagne au profit de Nono Le Graët aux prochaines élections - l'un d'entre eux, donc, refusait de manger son petit déjeuner sous prétexte que les kouign amanns n'avaient pas été consacrés au beurre de Missel. D'autres sont plus sélectifs : ils refusent de consommer du porc, mais pas de la chair fraîche... Quant aux scientologues, ils sont faciles à reconnaître : ce sont ceux qui rackettent les copains à la mi-temps, et qui sautent sur les sofas même quand il n'y a pas but."
L'existence officielle de ces nouveaux quotas reste à valider sur l'ensemble de la chaîne, mais il y a plusieurs décennies, le journaliste d'investigation Pierre Desproges n'avait-il pas déjà levé un lièvre comparable dans le milieu (pour rappel : à propos des "commentateurs de matchs de football, dont le quotient intellectuel n'atteint qu'exceptionnellement le chiffre de la température anale") ?
A notre humble avis, le mal est bien plus profond encore : la connerie endémique au football français aurait depuis un moment affecté ses instances dirigeantes, et ce Fernand Duchaussoy semble s'inscrire dans la "grande" tradition des Jean Fournet-Fayard et autres Jean-Pierre Escalettes.
footlog 2011
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2011.04.19
Fenerbahce privé de derbies
Sous prétexte qu'Istanbul devient ingérable avec ses bientôt 17 millions d'habitants, Recep Tayyip Erdogan souhaite créer deux villes à partir d'elle.
Si Istanbul, une province de la région de Marmara à cheval sur le Bosphore, s'étale sur plus de 5000 km2, la ville stricto sensu pèse déjà 13.1 M d'habitants et 1.831 km2. Trois fois la superficie de Séoul, dix sept fois celle de Paris. Un monstre aux mensurations proches de Shanghai.
Erdogan projette de séparer les deux rives : une nouvelle ville pour la partie Européenne, une autre pour la partie Asiatique ou plutôt "Anatolienne", selon ses termes. Logique, mais terrible: Byzance perd tout son charme et son identité, comme si Lyon se coupait en une moitié Rhône et une moitié Saône.
A l'Europe le siège du pouvoir d'hier (Topkapi), à l'Anatolie celui d'aujourd'hui (la capitale Ankara). Et le seul derby aura lieu à l'Ouest du Bosphore, entre les "Européens" du Besiktas JK et du Galatasaray SK (quartier de Besiktas et de Kuloglu). Le Fenerbahce SK (Kadikoy) remplacera seul l'Orient.
Bon. La plupart des touristes ne traverse pas le pont vers l'Est, mais ça fait quand même un choc.
footlog 2011 - également sur blogules ("La fin d'Istanbul ou le début de la Turquie en Europe ?")
15:29 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : turquie, europe, asie, fenerbahce, galatasaray, istanbul, besiktas
2010.10.26
FIFA Ballon d'Or 2010
La globalisation du Ballon d'Or France Football et la création du joueur de l'année FIFA nous auront offert quelques années de confusion mais tout rentre dans l'ordre : les deux institutions ont convergé vers une formule unique (le meilleur entraîneur et la meilleure joueuse FIFA sont intégrés, les experts foots FF s'ajoutent aux joueurs et entraîneurs avec un calendrier plus adapté à l'année calendaire (résultats le 11 janvier 2011). Reste à trouver le vainqueur. Eto'o a enfin sa chance pour peu que les inséparables Xavi et Iniesta se partagent trop de suffrages, mais l'Espagne tient clairement la cote, et le batave Sneijder (devant Robben pour son parcours en C1) a sur le Camerounais l'avantage d'avoir atteint la finale suprême. Si l'on ajoute l'incontournable et brillantissime Lionel Messi, également favori, Forlan et Casillas auront franchement du mal à atteindre le podium dans cette liste très dense et réduite à 23 happy few : 7 Espagnols : Iker Casillas et Xabi Alonso (Real Madrid), Cesc Fabregas (Arsenal), Andres Iniesta, Carles Puyol, Xavi Hernandez (FC Barcelone), David Villa (Valence CF et FC Barcelone) 5 Allemands : Miroslav Klose, Philipp Lahm, Thomas Müller, Bastian Schweinsteiger (Bayern Munich), Mesut Özil (Werder Brême et Real Madrid) 3 Brésiliens : Daniel Alves (FC Barcelone), Julio Cesar et Maicon (Inter Milan) 2 Néerlandais : Arjen Robben (Bayern Munich) et Wesley Sneijder (Inter Milan) 1 Ivoirien : Didier Drogba (Chelsea) 1 Camerounais : Samuel Eto'o (Inter Milan) 1 Uruguayen : Diego Forlan (Atletico Madrid) 1 Ghanéen : Asamoah Gyan (Rennes et Sunderland) 1 Argentin : Lionel Messi (FC Barcelone) 1 Portugais : Cristiano Ronaldo (Real Madrid) footlog 2010
05:45 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ballon d'or, fifa, france football, foot féminin, samuel eto'o, xavi, andres iniesta
2010.05.23
Premier orgasme madrilène pour Mourinho
José Mourinho s'apprête à quitter l'Inter de Milan sur un triomphe total :
- cette nouvelle C1, aux dépends de son mentor Louis Van Gaal s'il vous plait, confirme son génie absolu et la pertinence de son absence totale de modestie
- les supporters Intéristes lui érigeront probablement une statue, sans aucun doute dans la pose du "camembert" adressé au public Barcelonais en demi-finale retour
- les supporters du Real Madrid, eux, lui étaient déjà éternellement reconnaissants d'avoir barré la route de Bernabeu aux Blaugranas - à Florentino Perez de sortir le chéquier pour signer le fameux tecnico-galactico.
- à propos de grands argentiers : Massimo Moratti lui aussi doit une fière chandelle au stratège portugais. Grâce à Moumou, le titre suprême ne lui aura pris que 15 ans et quelques centaines de millions d'euros. J'ignore si Roman Abramovich patientera jusqu'en 2018.
- Marco Materazzi peut aussi remercier Mourinho qui lui a offert une splendide "Causio" en le faisant entrer à la place du héros du jour Diego Milito. Comme Enzo Bearzot avait accordé quelques secondes sur le terrain en finale de Coupe du Monde à Franco Causio, Supercoach associe à peu de frais ce valeureux grognard à une grande victoire.
- Que dire de Eto'o ? A défaut de marquer en finale, Sam prend un ascendant psychologique sur son rival Drogba à trois semaines de la Coupe du Monde : non seulement j'ai déjà gagné la coupe aux grandes oreilles, mais en plus c'est avec moi que ton cher José fait le doublé et ce dès ma première saison à l'Inter s'il te plait.
- aujourd'hui, même Franck Ribéry a le droit de lui claquer la bise : les absents ont toujours raisons les soirs de défaite. Maintenant qu'il vient de prolonger au Bayern, il pourra profiter de la Coupe du Monde pour faire monter les enchères en faisant tourner en bourrique les présidents des principaux clubs européens.
footlog 2010
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2010.04.07
Messi, Messi, Messi, Messi
L'issue du match ne faisait pas grand mystère : sans Fabregas, Gallas et Arshavin, Arsenal n'avait aucune chance d'inquiéter Barcelone. Et pourtant, l'exploit était réellement à portée de main... mais Lionel a frappé. Quatre fois.
Beau joueur (même si tous les entraîneurs rêvent de ce genre d'excuse pour faire avaler un nouvel échec), Wenger a confirmé que la meilleure équipe l'avait emporté, et que l'Argentin restait le meilleur joueur du monde.
Sur le chemin vers un second Ballon d'Or consécutif pour Messi : l'Inter Milan de José Mourinho, et surtout une Coupe du Monde où l'Argentine semble malheureusement plus avoir à perdre qu'à gagner.
A mes yeux, le vainqueur du jour reste Michel Platini. Une Champions League plus ouverte et joueuse, une Europa League sur de bonnes bases, une réelection garantie les doigts dans le nez... seule ombre au tableau, cet Euro 2012 envoyé dans ses pattes par ses meilleurs ennemis et dont l'organisation bat de l'aile avec le désespoir du goéland emmazouté dans le sillage du chalutier cher à Canto.
Blatter a ses propres croix à porter : on ne peut guère plus lui coller les émeutes raciales en AfSud sur le dos, mais après le drame togolais de l'hiver dernier* l'humeur n'est décidément pas à la fête.
Alors on s'enthousiasme pour une petite souris sud-américaine menant l'orchestre catalan dans un remake de fantasia, avec nos yeux d'enfants scotchés sur nos samedis dessins animés ou nos mercredis coupe d'europe qui alimenteront nos rêves insouciants à l'heure du JT.
footlog 2010
* voir "Not So Happy New Year"
06:23 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lionel messi, arsenal, barcelone, champions league, arsène wenger, cesc fabregas, william gallas, andrey arshavin, josé mourinho, inter milan, michel platini
2010.01.27
Sébastien Bazin dans le texte
Le président du PSG s'est fendu d'un e-mail intitulé "Lettre ouverte à tous les supporters, amoureux du PSG" (voir ci-dessous).
Vous noterez la virgule, qui marque la distinction entre "supporters" et "amoureux", et peu s'interprêter de plusieurs façons, comme par exemple : "je m'adresse non seulement aux supporters du PSG mais aussi à la famille agrandie, à tous ceux qui sans avoir leur carte, aiment ce club". Ou encore "je m'adresse aux supporters qui sont inscrits sur le site du club, mais en priorité à ceux qui aiment vraiment le club - si ce qui vous amuse ici c'est de taper sur les copains de Boulogne / Auteuil / La Tribune G Bleue / La Tribune Présidentielle / All of the above, inutile d'aller plus loin". Mais comme il s'agit d'une lettre ouverte, Seb s'adresse à ceux qui savent lire et ça fait déjà un minimum le ménage.
Attention : cette lettre est "ouverte" et qui dit "Lettre ouverte" ne dit pas "communiqué officiel" mais "je prends la plume / le clavier pour vous livrer le fond de ma pensée en toute candeur, sans pression". Autrement dit : ce n'est pas l'actionnaire Colony Capital qui dicte, c'est Sébastien Bazin l'homme libre qui parle. A l'attention du supporter lambda, habitué à recevoir des relances pour s'abonner ou acheter le dernier produit dérivé, cet intérimaire du spectacle prend soin de préciser : "je souhaite vous dire des choses claires et personnelles".
Bon. Le décor étant planté, qu'est-ce qu'il veut nous dire au juste, ce spammeur ?
- pas question de quitter le Parc des Princes. je le refuse, et si l'actionnaire a l'intention un jour de le faire, il n'en a pas le droit : ce serait contraire à ses engagements lors de son entrée au capital.
- pas question de laisser le Parc en l'état pour autant : déjà salement amochée, notre compétitivité est vouée à diminuer encore et d'ici 5 ans, de nombreux concurrents auront transformé leur stade en machine à cash, ou construit un nouveau bijou. que vous le vouliez ou non, le Parc sera donc rénové (NB: et renommé, voir "Naming du Parc des Princes : faites vos jeux")
- mais attention, "Ce n’est pas un « coup immobilier » (NB: la spécialité de Colony Capital) mais bien le moyen incontournable d’accroître les revenus du PSG pour attirer plus de grands joueurs". Et puis si l'actionnaire ne fait pas dans la philanthropie, il a tout de même doté le club d'un centre d'entraînement digne de ce nom, non ?
- le problème, les gars, c'est le flouze : Colony Capital n'a pas beaucoup d'argent et n'investira guère plus. il a certes claqué 50 millions d'euros depuis quatre ans, avec un retour titres sur investissement nettement supérieur à celui de RLD, et votre club chéri n'a plus de dettes... mais 50 millions ça reste à peine l'argent de poche d'Abramovitch. Et si vous trouvez que le PSG va mal ces temps-ci, mettez-vous bien ceci dans la tête : aujourd'hui, on n'a plus de quoi assurer l'avenir.
- Remballez vos bas de laine et vos tickets resto, je suis pas là pour vous demander l'aumône mais la patience : c'est du gros et du lourd dont on a besoin, "Colony est prêt à accueillir de nouveaux partenaires financiers et stratégiques à ses côtés pour aller plus haut, plus loin". "Ni vous, ni moi, n’y arriverons seuls", mais ça va pas être facile. Tenez, l'autre jour, on croyait avoir une bonne piste à Dubai et ben la dernière fois qu'on les a vus, c'est eux qui nous ont demandé de les renflouer.
Le vrai message, c'est aux investisseurs potentiels en question : "Club urbain des beaux quartiers, la quarantaine désargenté, cherche prétendant fortuné. Ses supporters sont turbulents et on peut compter sur eux mais ne tardez pas trop, je suis pas sûr qu'on puisse les contenir plus longtemps".
Le message à Colony Capital et à la Mairie de Paris : "ne faites pas trop les difficiles, s'il vous plait. prenez ce qui vient. Même si ça ne vous ramène pas les 20% habituels. Même si le nouvel actionnaire sent un peu le souffre."
C'est vrai, faites vite, ça sera encore plus délicat une fois le club en L2.
footlog 2010
LETTRE OUVERTE A TOUS LES SUPPORTERS, AMOUREUX DU PSG
Je décide, aujourd’hui, de m’adresser à vous directement car je souhaite vous dire des choses claires et personnelles.
Les derniers résultats du club ne sont pas à la hauteur, ni de vos espérances, ni des miennes. Comme vous, j’en souffre. Comme vous, je suis loin de me satisfaire de la situation actuelle.
Je comprends votre frustration. J’accepte les critiques et je suis prêt à tout entendre. Mais je ne peux cautionner certaines contre-vérités. J’aime le Paris Saint-Germain. J’ai un respect sincère pour ses supporters, son histoire, ses couleurs. Je ne joue pas avec l’identité du club. Je ferai tout pour que le PSG ne parte jamais du Parc des Princes. Je souhaite être très clair sur ce point. En se portant candidat au côté du PSG à l’appel d’offre de la ville de Paris, Colony met tout en oeuvre pour que le PSG ne soit jamais dissocié de son enceinte mythique. Si nous ne voulons pas que le fossé se creuse avec les autres clubs français, qui disposeront dès 2015 d’un nouveau stade ou d’un équipement modernisé, nous devons rapidement rénover le Parc sans pour autant renier son histoire. Le PSG disposera alors d’un outil performant et de meilleures conditions d’accueil. Ce n’est pas un « coup immobilier » mais bien le moyen incontournable d’accroître les revenus du PSG pour attirer plus de grands joueurs.
Depuis 2006, en investissant directement dans le club plus de 50 millions d’euros, Colony s’est engagé dans un travail de fond.
Nous avons construit un centre d’entraînement qui faisait défaut depuis plus de vingt ans. Cette étape était primordiale pour le développement de la cellule sportive.
Contrairement à ce qui est dit trop souvent, nous avons aujourd’hui dans l’effectif des joueurs de grande qualité. Si la seule vocation de Colony avait été de se « remplir les poches », nous n’aurions pas investi l’été dernier dans des prolongations de contrats pour retenir nos joueurs les plus sollicités.
Nous avons mis en place une discipline, une méthode et une solidité financière, conditions sine qua non pour que le club se pérennise, se développe sur des bases saines et solides. Aujourd’hui, le PSG n’a aucune dette alors que bon nombre de clubs européens sont en quasi faillite.
Nous sommes mobilisés et présents au côté de l’ensemble des salariés du club, des joueurs, du staff sportif, des dirigeants dont la volonté et l’engagement ne sont plus à démontrer. J’ai demandé clairement aux dirigeants du club de multiplier les ressources commerciales et d’investir encore plus fortement dans la formation.
Vous pouvez être sûr que Colony continuera d’assumer ses responsabilités au sein du PSG. Tout cela avec le même objectif fort et unique, celui de renforcer, année après année, la qualité du groupe. A ce titre, Colony est prêt à accueillir de nouveaux partenaires financiers et stratégiques à ses côtés pour aller plus haut, plus loin.
Si nous ne sommes malheureusement pas à l’abri des aléas sportifs, l’Europe reste notre priorité.
Je mesure pleinement votre engagement, vos exigences envers le Paris Saint-Germain. J’ai conscience de mes responsabilités et de l’obligation de résultats. Mais j’ai surtout conscience que ni vous, ni moi, n’y arriverons seuls.

Sébastien Bazin
03:10 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sébastien bazin, psg, supporters, colony capital, parc des princes, économie
2010.01.11
Not So Happy New Year
Désolé, mais pas trop le coeur à rigoler après la fusillade qui a décimé la délégation togolaise sur la route de la CAN 2010 en Angola.
On pourrait se réjouir du départ sur un rythme de 4x4 de la compétition (pas le Paris-Dakar ; l'Angola-Mali en match d'ouverture), mais ce n'est qu'un jeu et là, il y a réellement mort d'hommes.
Le football, ce n'est pas cela. L'Afrique, ce n'est pas cela.
Un footballeur est entraîné à déjouer toutes les attaques, même celles des journalistes s'il s'agit d'un joueur professionnel. Pas à se faire tirer dessus avec des vraies balles pendant une demi-heure en voyant ses copains tomber à ses côtés.
Et cette tragédie ne doit surtout pas rejaillir sur l'ensemble de l'Afrique. C'est bien sûr l'année de l'Afrique du Football et au-delà, le siècle de l'Afrique tout court (pendant que l'Europe continue sa sieste, le continent fonce vers les 2 milliards d'habitants )... mais l'heure n'est pas la fête.
Trop tard, donc, pour souhaiter une bonne année. Un souhait tout de même : voir Adebayor et les siens rayonner plus fort que jamais en honneur aux disparus.
footlog 2010
08:12 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : togo, can, cm2010, emmanuel adebayor, violence, angola, mali
2009.12.28
Exclusif : les palmarès 2010 !
Comme le veut la tradition*, footlog vous propose en exclusivité les principaux faits saillants de l'année à venir. Mais cette année, vous avez déjà eu droit** aux principaux scoops :
- pièce de résistance de 2010, la Coupe du Monde est finalement enlevée par le Brésil face au Cameroun, avec mention spéciale pour l'Angleterre, valeureuse demi-finaliste
- à la course au Ballon d'Or, Eto'o l'emporte finalement sur Rooney, pourtant vainqueur de leur duel serré pour le titre de meilleur buteur du premier mondial africain
Pour le reste, les Français retiendront surtout le visage du nouveau sélectionneur national, choisi par Jean-Pierre Escalettes pour sa capacité à communiquer en particulier face aux media : "en plus, Estelle Domenech est bien plus calée que son mari en matière de tactique... et puis on sait qu'elle ne le demandera pas en mariage après l'échec programmé aux qualifs pour le Championnat d'Europe 2012".
Année de la parité, 2010 aura également vu l'avènement de Marianne Mako à la présidence du Paris Saint Germain après le bref intermède Daniel Bilalian. Mais déjà, dans les couloirs du Parc, circulent les rumeurs sur le nom du successeur de l'ex reine de Téléfoot : "voyons...", lâche un pubeux sous couvert d'anonymat, "on a déjà fait Canal, TF1, RTL et France Télévisions... pour changer je verrais bien quelqu'un d'une chaîne câblée genre Equidia, Teva ou Pink TV".
Sacré champion 2009-2010 dès la 34e journée, l'OM dédie son titre à Robert Louis Dreyfus et invite pour les deux derniers matchs à domicile tous les entraîneurs qui se sont succédés entre ce titre et le précédent. Il était prévu au départ de ne le faire que pour le dernier match mais le Vélodrome était trop petit pour caser d'un seul coup tous les rescapés du siège éjectable maison.
Bordeaux se console avec la Ligue des Champions, arrachée à Arsenal dans les prolongations d'un match d'anthologie. Mais au moment de partir pour le Dynamo de Mourmansk moyennant un chèque de huit millions et la promesse de rester en vie le temps de son mandat, Laurent Blanc n'a toujours pas digéré le déclassement de son club en championnat : "Christian aurait vraiment dû nous prévenir... On se doutait bien que Yoann avait un air de famille avec Kaka, mais ça a tout de même été un choc de perdre vingt points sur tapis vert pour avoir aligné un Brésilien de trop pendant la première moitié de la saison".
footlog 2009
* voir livrées précédentes : "Exclusif ! Les palmarès 2009", "Exclusif - les palmarès 2008" - "Exclusif - les palmarès 2007" - "Exclusif - les palmarès 2006".
** voir "Coupe du Monde 2010: les pronostics"
12:37 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pronostics, 2010, raymond domenech, estelle domenech, marianne mako, psg, daniel bilalian
2009.12.01
Ballon d'Or 2009 : Messi survole la concurrence
Le suspense pour cette édition 2009 portait sur d'une part sur la seconde et la troisième place du podium, et d'autre part sur l'ampleur de l'avance de Lionel Messi sur ses poursuivants.
Avec 240 points d'avance, Leo bat un record, même s'il ne permet pas de remonter bien loin : le nombre de jurés a explosé depuis la mondialisation du BO.
La seconde place de Cristiano Ronaldo, avec une nette avance là aussi, s'explique peut-être aussi par la diversité des jurés. La logique donnait la paire Xavi-Iniesta favorite, forte de l'exceptionnel triplé catalan. Grâce au transfert d'Ibrahimovic, le Barca place d'ailleurs 5 joueurs dans les 7 premiers.
Comme prévu, Giggs fait une ultime pige très honorable, et Rooney se place en embuscade pour la suite. Moins exposé, Cesc Fabregas se maintient à distance. Nouvelle déception pour Karim Benzema, seul nominé à se retrouver capot. Quant à Gourcuff, il grapille les quelques points qu'il était en mesure d'espérer après sa vraie première année pleine sous les projecteurs.
Au final, une fois de plus, beaucoup de talent et de joueurs de rupture.
footlog 2009
1. Lionel Messi (ARG, FC Barcelone) : 473 points
2. Cristiano Ronaldo (POR, Manchester United / Real Madrid) : 233 pts
3. Xavi (ESP, FC Barcelone) : 170 pts
4. Andrès Iniesta (ESP, FC Barcelone) : 149 pts
5. Samuel Eto'o (CMR, FC Barcelone / Inter Milan) : 75 pts
6. Kaka (BRA, Milan AC / Real Madrid) : 58 pts
7. Zlatan Ibrahimovic (SVE, Inter Milan / FC Barcelone) : 50 pts
8. Wayne Rooney (ENG, Manchester United): 35 pts
9. Didier Drogba (CIV, Chelsea): 33 pts
10. Steven Gerrard (ENG, Liverpool) : 32 pts
11. Fernando Torres (ESP, Liverpool): 22 pts
12. Cesc Fabregas (ESP, Arsenal) : 13 pts
13. Edin Dzeko (BIH, Wolfsburg) : 12 pts
14. Ryan Giggs (WAL, Manchester United) : 11 pts
15. Thierry Henry (FRA, FC Barcelone) : 9 pts
16. Luis Fabiano (BRA, FC Séville)
Nemanja Vidic (SRB, Manchester United)
Iker Casillas (ESP, Real Madrid): 8 pts
19. Diego Forlan (URU, Atletico Madrid) : 7 pts
20. Yoann Gourcuff (FRA, Bordeaux) : 6 pts
21. Andreï Archavine (RUS, Arsenal)
Julio Cesar (BRA, Inter Milan)
Frank Lampard (ENG, Chelsea) : 5 pts
24. Maicon (BRA, Inter Milan) : 4 pts
25. Diego (BRA, Werder Brême / Juventus Turin) : 3 pts
26. David Villa (ESP, Valence)
John Terry (ENG, Chelsea) : 2 pts
28. Franck Ribéry (FRA, Bayern Munich)
Yaya Touré (CIV, FC Barcelone) : 1 pt
30. Karim Benzema (FRA, Lyon / Real Madrid): 0 pt
04:27 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ballon d'or, lionel messi, cristiano ronaldo, xavi, andres iniesta, samuel eto'o, palmarès, zlatan ibrahimovic
2009.11.25
Ballon d'Argent 2009 - Peut-on encore vivre de foot et d'eau fraîche ?
Après 6 ans d'existence et 43 numéros, les Cahiers du football cessent leur parution papier*. A défaut du mensuel de foot et d'eau fraîche, les fans se consoleront avec le site (toujours aussi actif sur cahiersdufootball.net), et l'espoir que l'aventure reprenne dans les kiosques.
Certes, l'année 2009 a été difficile pour tous les groupes de presse, des gros prédateurs aux petits indépendants (dépression globale, baisse des investissements publicitaires et des revenus de syndicalisation, cannibalisation du print par le web...), mais les CdF ont dû en plus faire face à des pépins techniques, à la blessure d'un partenaire, et même à un tâcle sévère de Denis Balbir... tout cela avant même la main de Thierry Henry et la révélation du Ballon de Plomb 2009**.
N'en jetez plus, donc... mais la messe n'est pas encore dite pour autant, d'autant que l'édition papier n'était pas déficitaire. Et pour sortir de cette mauvaise passe, les défenseurs de la diversité du paysage footballistique français comptent bien sur un coup de main de la part de leurs supporters. Si possible de façon plus sonnante et trébuchante que TH - un ballon d'air sous forme de Ballon d'Argent, en somme.
Pensez-y en rendant visite à leur site : un fou-rire vaut tout l'or du monde.
03:42 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cahiers du football, media, disparition, denis balbir, ballon de plomb
2009.11.20
Ballon d'Or - Palmarès
De Matthews à Messi, d'Albert à Zidane, les lauréats du Ballon d'Or France Football depuis sa création en 1956 :
Matthews (1956)
di Stefano (1957, 1959)
KOPA (1958)
Suarez (1960)
Sivori (1961)
Masopust (1962)
Yachine (1963)
Law (1964)
Eusebio (1965)
B. Charlton (1966)
Albert (1967)
Best (1968)
Rivera (1969)
G. Muller (1970)
Cruyff (1971, 1973, 1974)
Beckenbauer (1972, 1976)
Blokhine (1975)
Simonsen (1977)
Keegan (1978, 1979)
Rummenigge (1980, 1981)
P. Rossi (1982)
PLATINI (1983, 1984, 1985)
Belanov (1986)
Gullit (1987)
Van Basten (1988, 1989, 1992)
Matthaus (1990)
PAPIN (1991)
R. Baggio (1993)
Stoitchkov (1994)
Weah (1995)
Sammer (1996)
Ronaldo (1997, 2002)
ZIDANE (1998)
Rivaldo (1999)
Figo (2000)
Owen (2001)
Nedved (2003)
Chevtchenko (2004)
Ronaldinho (2005)
Cannavaro (2006)
Kaka (2007)
C. Ronaldo (2008)
Messi (2009)
14:04 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : france football, palmarès, ballon d'or
2009.11.18
Paon sur le bec
Dans la série nos amis les bêtes, on n'a sans doute pas fini de revoir ce gardien de but faire la roue dans l'espoir de déconcentrer un tireur de pénalty... qui lui répond de la façon la plus humiliante :
Le football, c'est pourtant simple. Si vous voulez mon avis, ce gardien a franchement besoin de passer en cellule de dé-gri-grisement.
footlog 2009
10:29 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, technique, video
2009.10.20
Ballon d'Or 2009
France Football a livré sa liste des 29 nominés pour la course à la seconde place derrière Lionel Messi, incontournable Ballon d'Or 2009. Une livrée assez classique sur l'axe Europe - AmSud, avec trois Africains pour renforcer la légitimité mondiale, mais aucun Asiatique à se mettre sous la dent*.
Cristiano Ronaldo abandonnera donc son trophée acquis l'an dernier, voire le podium sur lequel j'aimerais bien voir s'installer un Fabregas, un Xavi, un Iniesta ou un Eto'o. Rooney risque de devoir patienter un peu, et j'attends de voir comment il rosit sous le soleil sud-africain (Linecker s'était plutôt pas mal extrait de la fournaise mexicaine il y a - bon sang déjà - près d'un quart de siècle).
En fait, il y a du talent et de la jeunesse à revendre dans cette liste, avec une bonne demi-douzaine de joueurs susceptibles de brandir le titre individuel suprême dans les années à venir. On surveillera les premiers points grapillés par certains, et les dernières miettes collectées par de plus anciens. Pour Giggs, c'est vraisemblablement la dernière chance. Pour Henry, tout dépendra probablement du résultat du barrage contre l'Irlande en novembre prochain : l'édition 2010 sera réservée aux participants à la grande fête du football, avec une prime aux vainqueurs sur les meilleurs joueurs (pas toujours le même casting).
footlog 2009
ADDENDUM 200912 : "Ballon d'Or 2009 : Messi survole la concurrence"
* Les 29+1:
Andreï Archavine (Russie, Arsenal)
Karim Benzema (France, Lyon puis Real Madrid)
Iker Casillas (Espagne, Real Madrid)
Cristiano Ronaldo (Portugal, Manchester United puis Real Madrid)
Diego (Brésil, Werder Brême puis Juventus Turin)
Didier Drogba (Côte d'Ivoire, Chelsea)
Edin Dzeko (Bosnie, Wolfsburg)
Samuel Eto'o (Cameroun, FC Barcelone puis Inter Milan)
Cesc Fabregas (Espagne, Arsenal)
Fernando Torres (Espagne, Liverpool)
Diego Forlan (Uruguay, Atletico Madrid)
Steven Gerrard (Angleterre, Liverpool)
Ryan Giggs (Pays de Galles, Manchester United)
Yoann Gourcuff (France, Bordeaux)
Thierry Henry (France, FC Barcelone)
Zlatan Ibrahimovic (Suède, Inter Milan puis FC Barcelone)
Iniesta (Espagne, FC Barcelone)
Julio Cesar (Brésil, Inter Milan)
Kakà (Brésil, Milan AC puis Real Madrid)
Frank Lampard (Angleterre, Chelsea)
Maicon (Brésil, Inter Milan)
Lionel Messi (Argentine, FC Barcelone)
Luis Fabiano (Brésil, FC Séville)
Franck Ribéry (France, Bayern Munich)
Wayne Rooney (Angleterre, Manchester United)
John Terry (Angleterre, Chelsea)
Nemanja Vidic (Serbie, Manchester United)
David Villa (Espagne, Valence)
Xavi (Espagne, FC Barcelone)
Yaya Touré (Côte d'Ivoire, FC Barcelone)
04:26 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ballon d'or, lionel messi, cristiano ronaldo, france football, ryan giggs, thierry henry
2009.10.19
Le pouvoir d'Arsène Wenger
L'Equipe Magazine nous a fait don d'une interview d'Arsène Wenger ce week-end.
Ce qu'il y a de bien avec l'Arsène, c'est qu'il parle rarement pour ne rien dire. Toujours dans son intérêt, mais avec une efficacité redoutable.
Et une certaine franchise. "Oui, je suis un homme de pouvoir, je n'ai pas peur de le dire. Le pouvoir, c'est d'avoir la liberté d'imprimer votre façon de penser, et de "faire". Je pourrais vous dire : "non, je déteste le pouvoir, je suis là parce que j'ai un talent exceptionnel", mais c'est faux. J'aime forcément le pouvoir. Il n'y a pas de hasard dans la vie, même si c'est inconscient. Si vous restez quelque part, c'est que vous aimez ça."
Wenger est un manager général et un stratège plus qu'un entraîneur et un tacticien. Son job est d'obtenir le meilleur des hommes dont il a la responsabilité, et les meilleurs moyens de la part des personnes auxquelles il doit son poste.
Wenger n'est pas un homme politique mais un homme qui assume sa dimension politique. Et n'hésite pas à rappeler à ses actionnaires que le Real sera toujours "le club de (s)on enfance".
A toutes fins utiles...
footlog 2009
02:31 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arsène wenger, real madrid, arsenal, l'equipe
2009.10.04
Arsenal Blackburn 75e mn - exterieur jour
Cesc Fabregas vient de lancer de l'exter droit Arshavin le long de la ligne, en position de defenseur latéral gauche. Une relance entre deux attaquants adverses suite à une situation chaude dans la surface d'Arsenal.
Le jeune Russe remonte rapidement mais sans grande opposition le terrain, laisse passer un appel sur sa gauche au moment d'entrer dans la surface, et décale de l'exter du droit sur le même Fabregas, complétant un une-deux de soixante mètres.
Le jeune Espagnol touche à peine la balle pour prolonger sur Theo Walcott de l'exter droit. On a déjà vu cette passe aveugle à Mexico en 70 ou avec Magic Johnson à la fin des années 80.
Le jeune Anglais transforme l'action d'un exter droit croisé à raz de terre.
Le foot c'est simple et c'est beau.
5-2 pour Arsenal et nous n'en sommes qu'à la 75e.
Le vieil Arsène bouillonnait de voir ses p'tits gars malmenés depuis le début de la partie, mais quand ils se décident à lâcher les chevaux...
Bon je retourne à ce que je faisais avant de lacher ces quelques phrases, juste histoire de marquer le coup.
On en est à la 82e. Les Gunners ont failli marquer encore deux fois, et peuvent eux aussi encore marquer le coup.
footlog 2009
ADDENDUM 20091004
Pas eu le temps de me logouter après le post, tiens : Bendtner colle le 6e. Avant même les arrêts de jeu. A ce niveau de jeu ce n'est plus du jeu. Ou plutôt c'est trop purement ludique.
16:21 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arsenal, blackburn, theo walcott, andrey arshavin, premier league, cesc fabregas, nicklas bendtner
2009.10.01
Roman KIM
08:25 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : corée du sud, kim roman, pohang steelers, fc bunyodkor, afc champions league, luiz felipe scolari, rivaldo, gérard gili, umm salal, sergio farias, fc seoul, cm2014
2009.09.23
Scoop : Flavio Briatore au PSG !
Exclusif : avec la complicité de l'Agence Fausse Presse, footlog est parvenu à interviewer Flavio Briatore à sa sortie de la Fédération Internationale de l'Automobile où il vient de se voir notifier son expulsion à vie du monde de la Formule 1 suite au scandale de l'accident provoqué au GP de Singapour 2008.
footlog: "Alors Flavio, pas trop amer ? Renault s'en tire avec un sursis et vous donnez l'impression de jouer le rôle du fusible idéal..."
Flavio Briatore : De toute façon j'avais fait le tour de la question - plusieurs centaines de fois le tour de chaque circuit pour être précis... La F1 commençait sérieusement à me sortir par les oreilles et d'ailleurs je suis à moitié sourd avec tous ces bruits de moteurs. Je devenais dingue après toutes ces années : j'en étais arrivé à chronométrer mes pauses pipi, c'est vous dire ! Non, la F1, c'est fini pour moi, terminé, basta !
footlog : "On passe à autre chose, donc. Mais quoi ? Vous dirigez avec Bernie Ecclestone le club londonien des Queen Park Rangers, et Lakshmi Mittal vous a rejoint avec tous ses milliards... Le Big Four de la Premier League peut commencer à se faire du mourron, non ?"
Flavio Briatore : Non. La Premier League aussi c'est fini. A partir du moment où je suis banni d'un sport je ne peux plus diriger un club là bas. Et puis Manchester City aussi a levé des milliards, la concurrence est trop forte. C'est ici que je veux et vais réussir (NB: il montre le sol de la Place de la Concorde où siège la FIA).
footlog : "Ici à Paris ? Vous allez reprendre le PSG ?"
Flavio Briatore : C'est mon objectif. Et si ça se fait pas je construirai quand même un stade ici-même. Alain Prost a bien paradé sur cette place dans sa McLaren pour fêter son titre, et les tribunes pourraient servir aux défilés du 14 juillet, pourquoi pas ? Mais le PSG ne peut pas m'échapper, je suis très confiant.
footlog : "C'est un gros scoop ça, Flavio ! Vous avec déjà commencé à négocier avec les actionnaires du club ?"
Flavio Briatore : J'ai déjà rencontré une demi-douzaine de dirigeants, un à chacun de mes passages dans votre belle capitale. Marrant, ils ont tous le titre de président à Paris ! Et je peux m'entendre facilement avec les actionnaires : Colony Capital et moi sommes complémentaires. Eux sont experts en immobilier et moi en sport. Et il y a du potentiel dans cette équipe...
footlog : "Quels sont à vos yeux les meilleurs atouts sportifs du PSG ?"
Flavio Briatore : Le club a des joyaux sous-exploités. Tenez Ceara, par exemple. Vous vous souvenez de son coup de génie contre Caen ? Ce joueur saura parfaitement se crasher artistiquement dans les panneaux publicitaires. Non seulement on manipule le résultat du match mais en plus on fait une fleur à un sponsor. Win-win-(et comme d'habitude avec le PSG) lose. Il faut aussi mieux capitaliser sur les anciens joueurs : Bernard Mendy a une dynamique formidable et une capacité d'aspiration phénoménale - j'ai encore en mémoire son dépassement de Roberto Carlos dans la chicane droite du Stade de France en sixième vitesse, une merveille. Ce type est capable de supporter une bonne centaine de G de pression.
footlog : "Une centaine ? Vous n'exagérez pas un peu sur ce coup ?"
Flavio Briatore : Pas du tout. Bernard est tout à fait en mesure de résister aux sifflets de 100 abonnés de la tribune G. Bon, je suis un peu moins sûr pour Boulogne et Auteuil mais il ne joue ni dans les buts ni dans l'axe donc pas de problème pour lui.
footlog : "Au niveau recrutement, à part le retour de Mendy, vous avez d'autres noms en tête ?"
Flavio Briatore : L'entraîneur. Il me faut un expert et je ne vois personne de mieux qualifié que Jean Todt.
footlog : "Jean Todt ? Mais il ne connait rien au foot !"
Flavio Briatore : Comme moi d'ailleurs ! Mais là n'est pas la question. Avec lui les joueurs vont enquiller les tours de piste sans rechignier. Et puis personne ne gèrera avec autant d'autorité et d'efficacité la profondeur de notre banc : Jeannot sait sélectionner les joueurs par un simple jet de pièce en l'air.
foolog : "Le projet semble parfaitement cohérent, en effet... Flavio Briatore au PSG, on peut donc annoncer le scoop à nos lecteurs ?"
Flavio Briatore : Avec ma bénédiction ! Mais faites vite : Sarkozy essaye de me prendre de vitesse en plaçant le club chez son ami Arnaud Lagardère. Le petit veut relancer le Matra Racing de son père avec Luis Fernandez et Alain Prost au volant.
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2009.09.04
Lens bat Chelsea 0 Katuka contre 1
La sanction est tombée par la FIFA et non par l'UEFA mais sur le fond, Michel Platini doit se réjouir du verdict de la DRC (Dispute Resolution Chamber / Chambre de Résolution des Contentieux) : Lens s'est bien fait voler en 2008 quand Chelsea a forcé son joueur Gaël Katuka à résilier son contrat avec les Sang et Or.
A l'époque âgé de moins de 16 ans et international -17 ans, Katuka avait passé plus de la moitié de sa vie au sein de son club formateur.
Katuka va payer : 780.000 euros de compensation pour Lens, et quelques mois de réflexion pendant qu'il soigne la grave blessure qui l'éloigne des terrains depuis le début de l'année.
Chelsea va payer : 130.000 euros de compensation pour Lens, mais surtout interdiction de recruter le moindre joueur jusqu'au mercato d'hiver 2010-2011 (aucune entrée cet hiver ni l'été prochain).
Sur son site ("Statement on FIFA sanctions" - 20090903), Chelsea entend faire "l'appel le plus fort possible" d'une décision "extraordinairement arbitraire", jugeant la sanction "sans précédent à ce niveau et totalement disproportionnée".
Naturellement, Gervais Martel applaudit la décision. Le gain financier importe moins que le message adressé aux grands clubs : tout n'est pas permis, et la formation doit être protégée.
Le message s'adresse aussi et surtout aux joueurs et agents de joueurs : le joueur fautif paye six fois plus que le club fautif. Il est responsable de ses choix et non une marchandise. Il ne doit surtout pas se défausser sur les autres mais assumer son comportement jusqu'au bout.
La morale de l'histoire : le grand méchant loup est puni, mais le petit chaperon rouge et or est encore plus coupable s'il cherche illégalement à devenir un petit chaperon bleu.
Quant à mère-grand, elle a toutes ses dents, merci pour elle : la FIFA va peut-être réussir sa Coupe du Monde avec des stades prêts à temps, tandis que le pauvre Platoche espère toujours un miracle pour Pologne - Ukraine 2012.
footlog 2009
05:24 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : transferts, lens, chelsea, gaël katuka, fifa, michel platini, gervais martel, euro2012, éthique
2009.08.28
Nick Hornby : Carton Jaune / Fever Pitch
Football et littérature font plus souvent bon ménage qu'on ne le pense, et cet ouvrage ravira les amateurs de football comme les amateurs de bonnes pages, les vrais supporters qui ont le malheur de supporter un club maudit (le "boring Arsenal" pré-Wengerien) contre vents et marées, comme les vrais héros de ce livre : ceux qui supportent ces vrais supporters au quotidien en dépit de leurs innombrables travers.
Et question travers, Nick Hornby nous régale au fil de comptes-rendus de matchs perdus d'avance : ceux de son club contre des adversaires plus brillants, le sien contre sa propre obsession.
05:54 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : supporters, arsenal, angleterre, culture, livre, nick hornby, arsène wenger
2009.08.09
La Statue du Commandeur
Sans Karim Benzema mais avec Lucho Gonzalez, Christian Gourcuff, Eden Hazard, Michel Bastos, Stéphane Sessègnon et sans doute plein de nouveaux talents prêts à exploser, la L1 a frappé les trois coups de la saison 2009-2010.
Trois coups comme les trois buts de Rennes, premier leader sous la houlette de Frédéric Antonetti.
Je ne veux pas porter la scoumoune à François Pinault mais je crois que d'où il est (voir "Le Chevalier Blanc"), Robert Louis Dreyfus a plus de chance de ramener le titre à la fin de la foire où comme le rappelle Guy Roux, on compte les bouses. En la matière, Boulogne-sur-Mer et Grenoble (adversaires malheureux de Rennes et l'OM) ont ouvert leur compteur (du pied gauche, ça porte bonheur), et pointent déjà en pole pour la relégation.
Je vois le championnat plié bien avant la 38e journée, l'AS Monaco de Guy Lacombe terminer nettement plus haut que le Rennes d'Antonetti, l'OL de Puel mieux résister au calendrier infernal L1-C1 que le Bordeaux de Blanc, et le PSG de Kombouaré pratiquer un jeu encore plus offensif que celui de Le Guen.
Enfin... tout ceci n'a que peu d'importance par rapport aux grosses échéances du printemps prochain : la France sera-t-elle présente au double rendez-vous Coupe du Monde 2010 et Euro 2016 ?
A la fin de la saison, on saura si la fabuleuse génération 1987 aura une chance de s'épanouir sous un ciel bleu : bleu comme le maillot de l'équipe nationale, bleu comme les livres de comptes des clubs de L1 s'ils se dotent d'outils capables de les aider à retenir les meilleurs joueurs français au sommet de leur forme (pour peu que les stades soient livrés à l'horizon 2014-2016, les Benzema & co pourront y évoluer entre leurs 27e et 29e années).
11:49 Publié dans Divers délires futchebol | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ligue 1, om, ol, psg, bordeaux, rennes, cm2010, christian gourcuff, karim benzema, euro 2016, frédéric antonetti, françois pinault, eden hazard

