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2010.07.12

YESpaña

Il était temps que cette Coupe du Monde se termine. Comme en 1994, le nom du vainqueur ratrappe un peu la médiocrité générale mais cette fois-ci, au moins, ça se termine avec un but. Un joli but marqué par deux beaux joueurs : passe de Fabregas, contrôle et frappe d'Iniesta. 1-0 pour la Roja et 0-3 pour les Oranje en finale. Johan Cruyff gagnant à tous les coups.

Je suis content pour les joueurs et le sélectionneur, qui méritent ce titre, mais cette Espagne ne m'a pas vraiment convaincu. En fait, son plus beau match était la défaite d'entrée contre la Suisse : une oeuvre romantique portée par l'amour du jeu, aussi belle que suicidaire, dans la grande tradition brésilienne des années 80. Le reste du temps ? Un petit quart d'heure de jeu par match et un but à la clef, cinq quarts d'heure pendant lesquels 9 joueurs regardent Xavi et Iniesta enchaîner les passes courtes sans se soucier de bouger pour proposer des solutions. A part David Villa, bien sûr, mais aujourd'hui le héros était trop carbo pour planter son pion. On se retrouve donc avec un classement des buteurs (in)digne de l'édition 1962. Heureusement, Vicente del Bosque a fait rentrer Jesus Navas pour animer le flanc droit et tester la défense néerlandaise. Beaucoup moins inspiré, l'ex coach madrilène a tenu à infliger une nouvelle humiliation au pauvre Fernando Torres, mais on ne change pas une tactique qui gagne.

Bravo a Xavi-Iniesta, donc (un Ballon d'Or pour le premier ou le second ?). Bravo à Iker Casillas, décisif face à Robben. Bravo à Mark van Bommel pour avoir joué 90 mn de trop grâce à l'indulgence de Howard Webb, qui doit encore se demander comment il a pu arbitrer une finale de Coupe du Monde. Bravo à l'Afrique du Sud pour avoir accueilli le Grand Barnum de la FIFA en frisant l'accès de (vuvu)zèle. Bravo au Brésil pour avoir laissé un continent à la concurrence.

Et rendez-vous dans quatre ans, sans Domenech ni van Bommel si ce n'est pas trop demander. 

footlog 2010

2010.07.03

Dommage

Comme beaucoup sans doute, je rêvais d'une demi-finale Brésil-Ghana sans trop y croire. L'Uruguay a arraché sa qualification comme au tour précédent, avec la complicité d'adversaires bien généreux, c'était prévisible. Pour les Pays-Bas, la surprise vient moins du résultat que de la manière : les Néerlandais avaient le jeu pour empêcher le Brésil d'aller au bout, mais n'ont même pas eu besoin de le sortir de l'emballage.

Les Auriverde leur ont offert une victoire trop facile en arrêtant de jouer en début de seconde période après avoir concédé un but limite gag, et bien sûr en n'arrivant pas à tuer le match avant la mi-temps. Welsley Snijder a fait ce qu'il fallait comme il fallait, Arjen Robben nous a fait regretter le très élégant Dennis Bergkamp en se enchaînant les dribbles persos, chutes spectaculaires et faux cris de douleur, et van Bommel, fidèle à lui-même, a collectionné les fautes à 40 m. En face, Kaka et compagnie ont certes fait admirer leur toucher de balle, mais c'est Maicon qui a survolé les débats par son sérieux et son tranchant. Lui peut quitter la compétition la tête haute.

Asamoah Gyan aussi : s'il a loupé l'occasion de sa vie avec ce pénalty au bout de la prolongation, il a eu le courage de le tirer, comme d'autres tout aussi décisifs avant. Ce Ghana peut avoir des regrets, mais il est tombé avec les armes, pas comme le Nigéria ou le Cameroun.

Bon. Je suppose que maintenant l'Allemagne va éliminer l'Argentine et le Paraguay l'Espagne. Pour la crédibilité de cette Coupe du Monde, je souhaiterais autant éviter de voir le Paraguay en demies. Quant à l'Argentine, elle est prévenue : après 1990 et 2006 elle sait à quoi s'attendre. Et l'exemple Brésilien pourrait servir : les gris-gris c'est joli, mais il en faut plus pour battre un ténor européen.

Et l'Argentine 2010 demeure nettement inférieure à l'Argentine 2006. Elle marque beaucoup mais jusqu'à présent, question attaquants, j'ai été beaucoup plus convaincu par le duo bavarois Thomas Muller - Miroslav Klose que par Higuain.

OK. Messi-Tevez, c'est encore autre chose.

footlog 2010

 

2010.06.26

Les seize de cinq à sept

OK. Je me suis planté dans les grandes largeurs dans mes pronostics au soir du tirage en décembre dernier.

Je suis néanmoins parvenu à donner le score exact pour 7des 48 rencontres du 1er tour :

- RSA-MEX (1-1)
- FRA-URU (0-0)
- HON-CHL (0-1)
- ENG-ALG (0-0)
- PAR-NZE (0-0)
- CDN-CIV (0-3)
- CHL-ESP (1-2)

Le Cameroun n'aura donc pas le plaisir d'atteindre la finale, et les Bleus de perdre 6-1 contre le Nigéria en huitièmes.

Voici donc mes nouveaux pronostics pour les huitièmes :

URU-CDS 0-0 ap (5 tab 4)
USA-GHA 2-3
NED-SVK 4-0
BRA-CHL 1-0
ARG-MEX 1-0 ap
DEU-ENG 0-3
PAR-JAP 1-1 ap (2 tab 3)
ESP-POR 1-0

En quarts :

URU-GHA 3-4
NED-BRA 0-1
ARG-ENG 1-3
JAP-ESP 0-4

En demies :

GHA-BRA 1-2
ENG-ESP 2-0

Finale troisième place : GHA-ESP 5-4

Finale première place : BRA-ENG 2-1 ap

footlog 2010


Voir aussi le calendrier, les pronos.

2010.06.24

Bleus, Blanc, et l'argent du Beurre

En exclusivité blogules - Agence Fausse Presse, quelques réactions après la déroute française en Coupe du Monde :

Raymond Domenech (Metteur en Scène) : "Je m'excuse auprès de Jean-Pierre Escalettes et des membres de la Fédération qui m'ont unanimement renouvelé leur confiance au lendemain de notre triomphe à l'Euro 2008 : j'ai lamentablement échoué dans la mission et les objectifs ambitieux qui m'avaient été fixés. Je ne m'explique toujours pas ce point gagné face à la meilleure équipe du Groupe A. Sans ce faux-pas face à l'Uruguay nous réussissions le Grand Chelem. Enfin... les joueurs se sont bien ressaisis par la suite, même si notre Coupe du Monde s'achève sur une mauvaise note avec ce stupide but marqué sur Malouda sur action de jeu."

Jean-Pierre Escalettes (Représentant du Football Amateur) : "Je suis très content d'être venu en Afrique du Sud. Je n'ai pas pu apercevoir ni Nelson Mandela ni les lions, mais j'ai obtenu l'autographe de Thierry Henry. Authentique ! Et ce petit gars, l'air de rien, il est beaucoup plus grand qu'à la télé. Les copains de belote de Ribérac y vont pas me croire."

Nicolas Anelka (Moine Trappiste) : "J'ai décidé de plier bagages. Cet hotel était pourtant assez classe mais ils avaient une espèce de G.O. agité grave, et ce type nous a complètement pourri les vacances. Au départ tu te dis tiens il est rigolo lui, avec sa moumoute grise et ses sourcils à la Groucho Marx, mais son humour décalé tombe systématiquement à côté de la plaque. Et puis cet abruti m'a rayé mes platines pendant notre soirée Ibiza."

Patrice Evra (Capitaine Coulage) : "Je suis fier de l'équipe. Nous avons montré à chacun de nos clubs ce dont nous étions capables pour ne plus être retenus en sélection. A partir de maintenant, nous pouvons nous consacrer pleinement à eux. Et s'ils ne veulent plus de nous on va leur torpiller les entraînements en s'encartant CGT - Sud Football."

Zinédine Zidane (Têtu Straight) : "Non mais t'as vu comme il nous l'a materazzé le Domenech, mon Nico ? Manque un peu d'entraînement pour le physique mais à l'oral il a déjà la classe mondiale."

Phil Knight (patron de Nike) : "Dire qu'on s'est engagé à payer 42 millions d'euros par saison pour équiper cette bande de tocards... les gars d'Adidas doivent bien se marrer. Les Français appellent ça s'acheter une danseuse, je veux bien mais une danseuse au moins c'est agréable à regarder."

Michel Platini (Grand Patron de Multinationale) : "Bah... sur le terrain j'ai vu beaucoup de melons mais pas beaucoup de ballons. Je sais, je sais, j'ai voté pour reconduire Raymond en 2008, mais c'était le seul moyen d'éviter Deschamps."

Nicolas Sarkozy (President Select) : "L'heure est grave : qu'un porteur du maillot national profère de telles injures est proprement inqualifiable. Cet Anelka pouvait se contenter d'un 'casse toi pov' con' plus simple et de meilleur goût, non ? Les conséquences de cette élimination sont dramatiques pour l'image de la France et il est de ma responsabilité de prendre les choses en main. Dès aujourd'hui, pour élever le niveau de jeu de la sélection, je vais déjà recommander au staff technique ma marque de talonnettes. Et sur le plus long terme, je vais confier une commission "Grenelle du Football Français" à Philippe Séguin : il connait les dossiers et ces jours-ci il a autant d'énergie que nos 23 joueurs réunis."

Laurent Blanc (President Elect) : "..."

footlog 2010 - voir l'original sur blogules

2010.06.20

Quel geste technique pour 2014 ?


Le coup de boule de Zidane en 2006, le coup de gueule d'Anelka en 2010... je me demande quel geste technique nos Bleus vont inventer pour 2014.

A supposer qu'ils participent à la prochaine Coupe du Monde au Brésil, bien sûr : si c'est pour pratiquer l'inqualifiable, autant ne pas se qualifier, ce qui semble parfaitement dans les cordes d'une pseudo-équipe plus tête à claques que tête de série.

Reconnaissons toutefois aux branquignolles de la Fédération Française de Football et à Raymond Domenech le mérite d'être allé au bout de leur absence de logique, et à Nicolas Anelka celui d'avoir dit tout haut ce que 62 millions de Français pensaient déjà à voix haute depuis un paquet d'années.

Avant que notre President Elect Laurent Blanc ne récupère les latrines bleues dans un état où même un morpion scatophage n'aurait jamais osé rêver les retrouver, il est décidément grand temps de tirer la chasse.


footlog 2010 - initialement publié sur blogules

2010.06.18

Tirons la chasse

Merci aux Mexicains pour nous avoir épargné un match de plus bercé par de faux espoirs. Bien sûr, le match nul dans leur dernier match contre l'Uruguay, qui qualifierait avec certitude ces deux équipes pour les huitièmes, n'est pas garanti à 100%. Bien sûr, mathématiquement, l'espoir demeure pour les Bleus. Mais cette France ne mérite absolument pas la qualification, ni même le droit d'empêcher le pays organisateur de signer une victoire pour l'honneur le 22 juin prochain.

Comme en 2002, après deux rencontres de poule, j'en suis venu à espérer que les Bleus purifient la compétition de leur embarrassante présence, avec peut-être suffisamment de décence pour marquer au moins un but avant de plier bagages.

Après six ans de matchs nuls au propre comme au figuré, l'ère Domenech se referme sur un constat d'échec annoncé : onze ans à diriger nos meilleures générations d'Espoirs et six ans à diriger nos meilleures générations de A sans rien gagner, il fallait le faire et surtout il fallait oser le laisser faire, mais la Fédération Française de Football a assumé son choix jusqu'au bout.

L'heure est donc venue de tirer la chasse. D'évacuer Raymond Manuel Albert Domenech et Jean-Pierre Escalettes, de remettre le jeu et l'envie au coeur des Bleus. Le Président Elect Laurent Blanc a du pain sur la planche.

Jusqu'à présent, de l'envie de jouer, seuls Franck Ribéry, Jérémy Toulalan, et les talents cantonnés sur le banc par un sélectionneur totalement démotivé nous en ont montré un peu. Mais le Lyonnais manquera le 3e match, et le Bavarois a peut-être laissé un peu trop de gomme hier à assumer tous les rôles sur le terrain... à part peut-être celui de Hugo Lloris, qui me rappelle le Bruno Martini de l'après-Platini, condamné à jouer tour à tour libéro, stoppeur et numéro dix dans un groupe en dérive.

A défaut d'éviter la défaite face aux Bafana Bafana, espérons que Domenech aura au moins l'élégance de laisser les joueurs livrer leur dernier match à leur guise. Et à défaut d'avoir accordé à la génération 1987 des Nasri et Benzéma l'occasion d'emmagaziner l'expérience nécessaire aux prochaines Coupes du Monde, espérons que Domenech aura au moins l'élégance de permettre à Thierry Henry de partir en beauté, et au percutant meilleur buteur du Championnat de Grèce Djibrill Cissé (23 buts) de relayer le sympatique Gignac (8 buts cette saison).

Les supporters des Bleus peuvent se consoler en constatant que Raymond Domenech n'est pas le seul sélectionneur complètement aux fraises dans cette faiblissime compétition : hier, je m'attendais à souffrir en tant que supporter de la France et de la Corée, mais pas au point d'assister à deux non-matchs de cette amplitude.

Adversaire possible des Bleus en huitièmes à l'époque lointaine du tirage, la Corée du Sud ne doit qu'à un suicide collectif des Nigérians face aux Grecs la chance d'avoir leur destin bien en main pour leur dernier match. Je me réjouissais à l'avance de leur choc contre l'Argentine, mais Huh Jung-moo a vite douché cet enthousiasme : le sélectionneur coréen n'a rien trouvé de mieux que d'annoncer (parce que ce sélectionneur a au moins l'avantage de parler jeu et tactique) que son équipe allait coller aux Argentins comme du chewing gum pour les empêcher de jouer, alors qu'aucun de ses joueurs n'a l'expérience de ce type de vice, a fortiori celle d'un Gabriel Heinze. Le match a vite confirmé mes craintes : recrocquevillés d'emblée dans leur camp comme s'ils n'avaient que cinq minutes à tenir le 0-0 initial, les Coréens ont tout simplement oublié de jouer, de presser leurs adversaires, et bien sûr de sortir le chewing-gum du paquet. Les Argentins eux-même n'ont pas eu besoin de jouer, ni même d'ouvrir le score (Park Chu-young, excellent contre la Grèce, ne méritait pas cet honneur). En échange, ils ont eu l'élégance d'accorder un but casquette juste avant la mi-temps pour entretenir le suspense.

De retour des vestiaires, les Coréens se sont souvenus qu'ils étaient venus pour jouer au football, mais pas qu'ils étaient là pour assurer la qualification et limiter les dégats en cas de défaite. Le 4-1 final tient de la farce, comme le triplé de Gonzalo Higuain, à nouveau l'ombre de lui-même jusqu'à ce que la défense adverse le laisse pousser comme à la parade trois fois le cuir à moins d'un mètre du but vide.

Ces jours-ci, si un attaquant a un petit coup de mou sur le plan estime de soi, il n'a qu'à prier de rencontrer une équipe dirigée par Huh ou Domenech. Mais il a intérêt à faire vite parce qu'ils ne resteront pas trop longtemps en place.

Enfin j'ose l'espérer.

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2010.06.15

La Croisière ne s'amuse pas

Désormais en vitesse de croisière, le Mondial 2010 aligne ses trois matchs quotidiens sans vraiment convaincre. La faute à ces maudits vuvuzelas mais aussi à ces matchs trop serrés se jouant sur une faute de main de gardien, une erreur offensive, ou comme ces pauvres Algériens face aux Slovènes (0-1), sur les deux à la fois. Et puis il y a le Paraguay, cet éternel abonné aux matchs fermés, parfaitement entré dans la compet et la Squadra Azzura. Heureusement, l'Australie et probablement son ancien compère océanien la Nouvelle Zélande* permettent aux buteurs de soigner leurs stats.

Hier, grosse déception pour le Cameroun, particulièrement maladroit devant un Japon bien parti pour les huitièmes après le hara-kiri danois face aux Pays Bas.

Enfin, tout n'est pas perdu : le Ghana, lui, a réussi à muscler son jeu, et aujourd'hui, le groupe de la mort nous propose deux affiches émoustillantes : Côte d'Ivoire - Portugal et Corée du Nord - Brésil. 

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* seul espoir pour les All Blacks : ces Slovaques en entrée.


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2010.06.13

Messi en forme

Cette Coupe du Monde est maintenant bien lancée. En dépit du score étriqué contre le Nigéria (1-0) et des loupés de Gonzalo Higuain (son duel à distance avec Milito parait mal engagé), l'Argentine est au niveau et Messi en forme. Reste à confirmer pendant un mois, ce qui n'est pas vraiment acquis. Don Diego, pavarotique avec sa barbichette, a pu tester la profondeur de son banc sans affecter la vitesse de jeu de sa sélection.

Inversement, pas d'inquiétude pour l'Angleterre de Capello si ce nul face aux States (1-1) s'inscrit dans la préparation progressive à l'Italienne. Les US confirment pour leur part un parcours solide en Coupe des Confédérations et la montée en puissance inéluctable d'un futur grand du football mondial.

Confirmation également pour la Corée du Sud : à défaut de se qualifier pour les huitièmes, les guerriers taeguk auront au moins glané une victoire en Coupe du Monde pour la troisième édition consécutive (KOR-GRE 2-0). Surtout, ils n'ont jamais donné l'impression d'être en danger, à part peut-être sur la toute première action grecque. La qualité du collectif s'est spectaculairement améliorée depuis l'année dernière, et les trois générations de joueurs fonctionnent enfin parfaitement ensemble. Le jeune gardien JUNG Sung-ryong, encore un peu léger sur ses sorties, a mille fois plus rassuré que le vieillissant Lee Won-jae. De bon augure pour l'avenir, y compris à court terme : cette équipe peut poser des problèmes à l'Argentine.

Pour la troisième journée, trois affiches assez exotiques : je suivrai en priorité Algérie - Slovénie avec un bon espoir pour les Fennecs, mais Serbie-Ghana peut donner. Allemagne-Australie parait a priori trop déséquilibré, mais qui sait...

footlog 2010

* déjà
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2010.06.12

Bof

Les scores de la première journée de cette Coupe du Monde 2010 étaient annoncés le jour même du tirage en décembre dernier : AFS-MEX 1-1, FRA-URU 0-0. A défaut d'une divine surprise*, le supporter de l'Equipe de France a donc eu droit au "base case scenario" : des individus pas totalement nuls mais aucun fond de jeu, très peu d'occasions, et un attaquant esseulé exploité à contre emploi - aujourd'hui : Nicolas Anelka, que l'on aimerait avoir vu associé à Thierry Henry et Florent Malouda. En bref : la sauce habituellement servie par Raymond Domenech, un homme intéressant mais dont la carrière de joueur pourrait se résumer à "tuer le jeu" et la carrière de sélectionneur à "anéantir les Espoirs".

La France survivra peut-être à ce groupe ultra facile comme elle s'est péniblement extirpée de ses fastoches groupes de qualifs depuis que Raymond La Non-Science tient les manettes : à coups de nuls crispants et de victoires pénibles, sauf en 2008 quand le casting s'avère trop relevé.

Les autres adversaires du Groupe A ont confirmé leurs limites dans un match d'ouverture plaisant mais techniquement affligeant. Les meilleurs joueurs étaient Brésiliens : Alberto Parreira sur le banc SudAf (avec une mention plus qu'honorable au gardien Itumeleng Khune, bien sur ses appuis et dans son match), Giovani dos Santos Ramirez côté Mexicain. Le plus mauvais ? L'abitre Ouzbek Ravshan Irmatov a rempli sa mission : sauver le pays hôte d'une défaite d'entrée en annulant un but parfaitement valable avec l'aide d'un juge de ligne aussi honnête qu'un billet de 300 euros.

Aujourd'hui on sera fixé sur les chances de la Corée de passer le premier tour. Un peu comme face au Togo en 2006, elle est condamnée à battre l'équipe supposée la plus faible du groupe. Park Chu-young me doit une revanche par rapport à 2006 où il m'avait franchement déçu. Pour cette édition, j'éviterai donc de survendre Ki Sung-yong, Lee Chung-yong ou les autres stars de demain. Argentine-Nigéria promet des buts et du spectacle, à moins que tout ce beau monde ne décide de prolonger la finale olympique de 2008.

Jusqu'à présent, au niveau du jeu, les principales innovations viennent des tribunes et de la régie télévisuelle :

- les vuvuzelas confirment leur succès et leur pouvoir de nuisance : au lieu d'une ambiance de stade adaptée au profil du match, un bruit de ruche constant et énervant. pour le second match, j'étais franchement soulagé de mettre le volume au minimum, évitant en prime le Thierry Roland coréen et la descente de police pour tapage nocturne entre trois et cinq heures du mat. Le jour où Lizarazu verra Vierra avaler son vuvuzela Nerrazzuri au Vénézuela je sortirai mon flingue et mon Scrabble.

- la loupe à la louche pour toutes les frappes avec gros zoom sur les cannes : on apprécie encore mieux les déformations de Jabulani et les imperfections des gestes, y compris sur la lucarne josimarienne de Siphiwe Tshabalala (c'est du Lelouch je vous dis).

footlog 2010

* voir "La France pas pressée de dresser l'attente"

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2010.06.06

La France pas pressée de dresser l'attente

On ne pourra pas reprocher aux Bleus d'avoir gonflé artificiellement les attentes de leurs supporters à la veille de la Coupe du Monde 2010 : 2-1 contre le Costa Rica, 1-1 contre la Tunisie, 0-1 contre la Chine... jamais la génération en or de Platoche & co ne se serait permis un tel fiasco (d'autant qu'elle n'a jamais affronté ces cadors).

Mais il y a du progrès par rapport à 2002 et 2006, avec les victoires à la Pyrrhus contre la Corée du Sud (Zidane out) et la même Chine ("Djibrill Cassé"). Didier Drogba a à son tour goûté à ces cadeaux asiatiques de dernière minute face au Japon (au ralenti, une agression "Matrix" / "Fiona" d'un kamikaze nippon).

Les Bleus sont cuits et Gourcuff tire la langue, mais ça aussi c'est tout ce qu'il y a de plus rassurant : le futur-ex-Bordelais a la réputation d'un diesel, et la préparation physique de notre Dream Team est supposée se traduire par une montée en puissance progressive qui fait ramer les joueurs au premier tour et gambader les trentenaires jusqu'en finale, avec suffisamment de jus pour balancer un coup de boule après prolong' si nécessaire (voir "Zizou est mort tout seul").

Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, donc.

Encore faut-il passer ce bon sang de premier tour. Et il y a 4 ans, ça n'avait pas été si facile face à des monstres comme la Suisse, la Corée du Sud et le Togo...

Le scénario semble donc écrit d'avance : base case un nul des familles avec l'Uruguay comme en 1966 et en 2002, worst case une défaite d'entrée, avec sortie sous les sifflets, et porte des vestiaires défoncée (inspiré par Zizou, Ribéry en profite pour se refaire le portrait d'un coup de boule).

Sauf que.

Je sens bien une victoire sur ce coup-là. Sérieusement. Et avec la manière en plus. Genre un pion d'entrée, un autre juste avant la mi-temps après une passe à dix style Argentine-Serbie 2006, et un troisième dans les arrêts de jeu suite à un remplacement génial de Raymond la Science.

J'y crois dur comme fer. La dernière bande à Domenech ira loin, c'est écrit : les petites équipes ne meurent jamais.

footlog 2010

2010.03.17

Break it like Beckham

Blessé au tendon d'achille, David Beckham n'ira probablement en Afrique du Sud que pour assurer la promotion de la candidature anglaise à la Coupe du Monde 2018.

Sa saison Italienne (2009-2010) est terminée, sa saison Américaine (2010) pour le moins tronquée, et sa carrière pas loin de la fin.

Pour ce grand joueur, cette blessure s'avère bien évidemment très regrettable, d'autant que les Anglais présentent leur meilleure équipe depuis des lustres*. Pour l'homme, elle couronne une gestion de carrière pour le moins contestable.

Bien sûr, il n'y a pas forcément de lien entre cette blessure et le cumul des mandats de la star au Milan AC et au Los Angeles Galaxy, mais la question se pose. Surtout, l'accident survient en Italie et rappelle encore plus cruellement combien Beckham a trahi le soccer US : abandonnant sa mission d'évangélisateur pour une quête plus égoïste, le poseur a finalement lâché la proie pour l'ombre, échouant sur tous les plans.

La voie de la rédemption ? Prolonger à L.A.. Non seulement aller au bout de son mandat en terminant 2010 en beauté, mais carrément rempiler en faisant des sacrifices sur son salaire. Jouer pour le jeu et non plus jouer pour soi-même.

Et qui sait, en 2014... ?

footlog 2010

 

* même sans Becks, je les vois toujours atteindre les demi-finales et Rooney remporter le titre de meilleur buteur - voir Coupe du Monde 2010 : les pronostics

2009.12.05

Coupe du Monde 2010 : les pronostics

Au lendemain du tirage au sort, voici en exclusivité les résultats de la Coupe du Monde 2010 :

Groupe A : Afrique du Sud, Mexique, Uruguay, France
11/06 à 16h00 : RSA-MEX 1-1
11/06 à 20h30 : URU-FRA 0-0
16/06 à 20h30 : RSA-URU 2-2
17/06 à 20h30 : FRA-MEX 2-1
22/06 à 16h00 : MEX-URU 3-2
22/06 à 16h00 : RSA-FRA 1-1

 

France : 5 pts +1
Mexique : 4 pts -
Afrique du Sud : 3 pts -
Uruguay : 2 pts -1

 

En dépit de 8 pénalties sifflés en sa faveur, le pays hôte quitte la compétition sans remporter le moindre match. La France sauve sa tête à la dernière minute : Lloris, monté dans la surface adverse, dévie le ballon sur la main de l'arbitre Slovène, qui le dévie à 90 degrés dans le but sud-africain. La FIFA accorde sans hésiter la victoire, mais se voit obligée de créer une nouvelle catégorie de but : il ne s'agit pas d'un CSC mais d'un BALC (but à la con).

 

Groupe B : Argentine, Corée du Sud, Nigeria, Grèce
12/06 à 16h00 : ARG-NGA 3-3
12/06 à 13h30 : KOR-GRE 0-0
17/06 à 16h00 : GRE-NGA 0-1
17/06 à 13h30 : ARG-KOR 1-1
22/06 à 20h30 : NGA-KOR 1-1
22/06 à 20h30 : GRE-ARG 0-5

 

Argentine : 5 pts +5
Nigeria : 5 pts +1
Corée du Sud : 3 pts -
Grèce : 1 pt -6

 

Les favoris du groupe s'offrent un feu d'artifice en ouverture, mais l'Argentine se fait peur jusqu'au bout, passant finalement 5 buts dans le dernier quart d'heure à des Grecs pourtant totalement dépassés depuis le début de la compétition.
Groupe C : Angleterre, Etats-Unis, Algérie, Slovénie
12/06 à 20h30 : ENG-USA 5-1
13/06 à 13h30 : ALG-SVN 2-1
18/06 à 16h00 : SVN-USA 1-1
18/06 à 20h30 : ENG-ALG 0-0
23/06 à 16h00 : SVN-ENG 0-3
23/06 à 16h00 : USA-ALG 4-1

Angleterre : 7 pts +7
USA : 4 pts -1
Algérie : 4 pts -2
Slovénie : 1 pt -4

 

Déception pour l'Algérie : les USA terminent en trombe dans un groupe nettement dominé par l'Angleterre. Wayne Rooney signe un quintuplé face aux Américains, qui sauvent l'honneur par David Beckham contre son camp (il s'est trompé de maillot de retour des vestiaires).

 

Groupe D : Allemagne, Australie, Ghana, Serbie
13/06 à 20h30 : DEU-AUS 4-1
13/06 à 16h00 : SRB-GHA 1-3
18/06 à 13h30 : DEU-SRB 1-0
19/06 à 16h00 : GHA-AUS 4-0
23/06 à 20h30 : GHA-DEU 2-1
23/06 à 20h30 : AUS-SRB 1-2

 

Ghana : 9 pts +7
Allemagne : 6 pts +3
Serbie : 3 pts -2
Australie : 0 pts -8

 

Au rythme effarant de 8 cartons jaunes par match, ce groupe de la mort laisse une trentaine de joueurs à l'infirmerie. L'Australie se console avec la Coupe du Monde des buveurs de bière.

 


Groupe E : Pays-Bas, Japon, Cameroun, Danemark
14/06 à 13h30 : NED-DAN 3-2
14/06 à 16h00 : JAP-CMR 1-1
19/06 à 13h30 : NED-JAP 3-0
19/06 à 20h30 : CMR-DAN 2-1
24/06 à 20h30 : DAN-JAP 2-2
24/06 à 20h30 : CMR-NED 1-1

 

Pays Bas : 7 pts +4
Cameroun : 5 pts +1
Japon : 2 pts -3
Danemark : 1 pt -2

 

Arrivés pourtant au sommet de leur forme, les Danois ne se remettent jamais vraiment de leur défaite initiale contre les Pays-Bas, entâchée de deux buts en position de hors jeu et d'un pénalty très litigieux. La parodie de match entre ces mêmes Néerlandais et les Camerounais, assurés de la qualification en cas de match nul, achève de jeter le trouble sur ce groupe peu glorieux.

 


Groupe F : Italie, Nouvelle-Zélande, Paraguay, Slovaquie
14/06 à 20h30 : ITA-PAR 1-0
15/06 à 13h30 : NZE-SVK 0-7
20/06 à 13h30 : SVK-PAR 0-0
20/06 à 16h00 : ITA-NZE 8-0
24/06 à 16h00 : SVK-ITA 1-1
24/06 à 16h00 : PAR-NZE 0-0

 

Italie : 7 pts +9
Slovaquie : 5 pts +7
Paraguay : 2 pts -1
Nouvelle Zélande : 1 pt -15

 

Les seules équipes capables de marquer (en particulier face à de faiblissimes néo-zélandais) se qualifient aisément pour les huitièmes. A noter : Buffon marque le 7e but Italien sur pénalty.

 

Groupe G : Brésil, Corée du Nord, Côte d'Ivoire, Portugal
15/06 à 16h00 : CIV-POR 3-1
15/06 à 20h30 : BRA-PRK 4-2
20/06 à 20h30 : BRA-CIV 4-3
21/06 à 13h30 : POR-PRK 0-1
25/06 à 16h00 : POR-BRA 1-3
25/06 à 16h00 : PRK-CIV 0-3

 

Brésil : 9 pts +5
Côte d'Ivoire : 6 pts +4
Corée du Nord : 3 pts -4
Portugal : 0 pts -5

 

La Corée du Nord prend sa revanche de '66 face à un Portugal complètement déstabilisé par l'enlèvement de Cristiano Ronaldo par le Groupe Armé des Libérateurs de Paris Hilton. La voie est libre pour les Brésiliens et les Ivoiriens, qui se permettent même d'ajouter l'art à la manière.

 

Groupe H : Espagne, Honduras, Chili, Suisse
16/06 à 13h30 : HND-CHL 0-1
16/06 à 16h00 : ESP-SUI  1-0
21/06 à 16h00 : CHL-SUI 1-1
21/06 à 20h30 : ESP-HND 3-1
25/06 à 20h30 : CHL-ESP 1-2
25/06 à 20h30 : SUI-HND 2-0

 

Espagne : 9 pts +4
Suisse : 4 pts +1
Chili : 4 pts -
Honduras : 0 pts -5

 

Entre des Espagnols épuisés par les joutes européennes et des Suisses peu inspirés, le groupe H hérite de vainqueurs par défaut : le Chili rate le coche en tirant trois fois sur le poteau face à la Suisse, et le Honduras eût mieux fait de manquer son coche en évitant de se déplacer en AfSud pour montrer un aussi vilain visage.

HUITIEMES DE FINALE

FRA-NGA : 1-6

ENG-DEU : 3-1

NED-SVK : 2-0

BRA-SUI : 4-1

MEX-ARG : 2-3 ap

GHA-USA : 3-3 ap (4-2 t.a.b.)

ITA-CMR : 1-1 ap (7-8 t.a.b.)

ESP-CIV : 1-2

Pas de surprise : les meilleures équipes l'emportent. Thierry Henry quitte la sélection sur un ultime but, splendide (retourné en ciseau dans la lucarne) mais totalement inutile (le Nigéria menait déjà 5-0 en cette 76e minute). L'Angleterre confirme sa bonne santé et l'Argentine ses faiblesses, l'Afrique de l'Ouest truste le bas du tableau.

QUARTS DE FINALE :

NGA-ENG : 0-1 ap

NED-BRA : 0-1

ARG-GHA : 1-0

CMR-CIV : 1-0

Le Ghana et le Nigéria échouent d'un souffle, Eto'o crucifie les Ivoiriens, le Brésil souffre moins que le score (commun aux quatres matches) le laisse supposer.

DEMI FINALES :

ENG-BRA : 1-2

ARG-CMR : 0-3

Hat trick pour Eto'o. Il ne ratrappera cependant pas Rooney dans la course au titre de meilleur buteur, mais propulse le Cameroun, pourtant moins bien parti que le Ghana ou la Côte d'Ivoire, vers la première finale mondiale du continent africain. Le Brésil contrôle son adversaire du jour avec une défense presque parfaite.

FINALES :

Troisième place : ENG-ARG : 2-4

Première place : BRA-CMR : 4-2

Dans la petite finale, les remplaçants argentins démolissent les titulaires anglais au bout du rouleau (la moitié de l'équipe prend sa retraîte dans la foulée). Le Brésil triomphe sans vraiment forcer sur un cinquième continent. Paul Le Guen signe un contrat en or au Tata Football Club de New Delhi, où il s'empresse de recruter Clément, Luyundula, et le nouveau ballon d'or Samuel Eto'o. Raymond Domenech prolonge jusqu'en 2014 : "Saturne sera en conjonction avec Jupiter, un coup de Mars et ça repart".

 

footlog 2009

Coupe du Monde 2010 - Le Tirage et le calendrier

Afrique du Sud - Mexique en ouverture, la Corée du Sud dans un groupe recyclé de la Coupe du Monde 1994, la Corée du Nord dans un champ de mines, et la France pas trop malheureuse sur le coup.
Le calendrier de la FIFA (heures locales) :
Groupe A : Afrique du Sud, Mexique, Uruguay, France
11/06 à 16h00 : RSA-MEX (Johannesburg)
11/06 à 20h30 : URU-FRA (Cape Town)
16/06 à 20h30 : RSA-URU (Tshwane / Pretoria)
17/06 à 20h30 : FRA-MEX (Polokwane)
22/06 à 16h00 : MEX-URU (Rustenburg)
22/06 à 16h00 : RSA-FRA (Mangaung / Bloemfontein)
Groupe B : Argentine, Corée du Sud, Nigeria, Grèce
12/06 à 16h00 : ARG-NGA (Johannesburg)
12/06 à 13h30 : KOR-GRE (Nelson Mandela Bay / Port Elizabeth)
17/06 à 16h00 : GRE-NGA (Mangaung / Bloemfontein)
17/06 à 13h30 : ARG-KOR (Johannesburg)
22/06 à 20h30 : NGA-KOR (Durban)
22/06 à 20h30 : GRE-ARG (Polokwane)
 
Groupe C : Angleterre, Etats-Unis, Algérie, Slovénie
12/06 à 20h30 : ENG-USA (Rustenburg)
13/06 à 13h30 : ALG-SVN (Polokwane)
18/06 à 16h00 : SVN-USA (Johannesburg)
18/06 à 20h30 : ENG-ALG (Cape Town)
23/06 à 16h00 : SVN-ENG (Nelson Mandela Bay / Port Elizabeth)
23/06 à 16h00 : USA-ALG (Tshwane / Pretoria)

Groupe D : Allemagne, Australie, Ghana, Serbie
13/06 à 20h30 : DEU-AUS (Durban)
13/06 à 16h00 : SRB-GHA (Tshwane / Pretoria)
18/06 à 13h30 : DEU-SRB (Nelson Mandela Bay / Port Elizabeth)
19/06 à 16h00 : GHA-AUS (Rustenburg)
23/06 à 20h30 : GHA-DEU (Johannesburg)
23/06 à 20h30 : AUS-SRB (Nelspruit)

Groupe E : Pays-Bas, Japon, Cameroun, Danemark
14/06 à 13h30 : NED-DAN (Johannesburg)
14/06 à 16h00 : JAP-CMR (Mangaung / Bloemfontein)
19/06 à 13h30 : NED-JAP (Durban)
19/06 à 20h30 : CMR-DAN (Tshwane / Pretoria)
24/06 à 20h30 : DAN-JAP (Rustenburg)
24/06 à 20h30 : CMR-NED (Cape Town)

Groupe F : Italie, Nouvelle-Zélande, Paraguay, Slovaquie
14/06 à 20h30 : ITA-PAR (Cape Town)
15/06 à 13h30 : NZE-SVK (Rustenburg)
20/06 à 13h30 : SVK-PAR (Mangaung / Bloemfontein)
20/06 à 16h00 : ITA-NZE (Nelspruit)
24/06 à 16h00 : SVK-ITA (Johannesburg)
24/06 à 16h00 : PAR-NZE (Polokwane)
Groupe G : Brésil, Corée du Nord, Côte d'Ivoire, Portugal
15/06 à 16h00 : CIV-POR (Nelson Mandela Bay / Port Elizabeth)
15/06 à 20h30 : BRA-PRK (Johannesburg)
20/06 à 20h30 : BRA-CIV (Johannesburg)
21/06 à 13h30 : POR-PRK (Cape Town)
25/06 à 16h00 : POR-BRA (Durban)
25/06 à 16h00 : PRK-CIV (Nelspruit)
Groupe H : Espagne, Honduras, Chili, Suisse
16/06 à 13h30 : HND-CHL (Nelspruit)
16/06 à 16h00 : ESP-SUI (Durban)
21/06 à 16h00 : CHL-SUI (Nelson Mandela Bay / Port Elizabeth)
21/06 à 20h30 : ESP-HND (Johannesburg)
25/06 à 20h30 : CHL-ESP (Tshwane / Pretoria)
25/06 à 20h30 : SUI-HND (Mangaung / Bloemfontein)
footlog 2009

la boutique football

2009.11.20

Vol sans Escalettes pour Pretoria

(footlog 2009) - Je reviens sur mon récent "tous coupables sauf (l'autre) Stéphane" suite à la peu glorieuse qualification des Bleus face à l'Irlande (voir "Titi a bonne mimine"), sachant que cette qualification n'est pas encore acquise, puisque la Fédération Irlandaise a logiquement demandé à la seule entite qui puisse desormais changer le cours de l'histoire, la Federation Francaise de Football, de faire rejouer le match.

Naturellement, je vois mal Jean-Pierre Escalettes remettre sportivement le précieux sésame en jeu : en que protecteur le plus acharné de Raymond Domenech (qui sans sourciller, s'est habilement défaussé en disant qu'il n'avait rien vu pendant le match), c'est lui qui risquait le plus gros en cas d'élimination. Leur soulagement commun au coup de sifflet final était à la hauteur de leurs effusions, presque plus indécentes que le vilain geste du jour.

Revenons donc à ce geste, ou plutôt à la réaction de l'accusé juste après le but obtenu "grâce" à son geste.

Thierry Henry commence par exulter sans la moindre retenue, une réaction totalement normale pour un but aussi important et libérateur, mais qui démontre dans un premier temps l'absence de scrupules. C'est au vu des reactions que le malaise s'installe et que sa conscience semble le ratrapper, mais il est deja trop tard.

Je reviens ensuite à ma remarque finale de l'autre jour : le facteur "caméra".

Thierry Henry est un joueur professionnel, au fait de toutes les arcanes du jeu et du business futchebol. Il sait pertinement qu'à ce niveau, chaque image est publique et susceptible d'être dissequée. Ce n'est pas un contrôle de la main mais un double contrôle, peut-être instinctif mais certainement pas totalement involontaire, totalement interdit.

Ce n'est pas pendant (le réflexe est humain) ni après, mais avant qu'il faut reflechir. 

Pour être totalement professionnel, chaque joueur doit quelque part se poser quelques questions sur ce qu'il est prêt à faire et à ne pas faire en fonction des différentes situation de jeu. Placer son propre curseur en somme. Cela peut paraître cynique mais connaitre ses limites "morales" est aussi important que de connaitre ses limites "physiques".

Consciemment ou non, la plupart des joueurs ont déjà quelque part plus ou moins une stratégie pour les vilains gestes. Les "purs" et les "durs" ne se posent jamais de question : ils sont simplement cohérents de bout en bout. C'est pour le commun des mortels que ça se complique. Thierry Henry est un malin, mais pas au sens diabolique du terme. Pas un mauvais bougre, plutôt gentil garçon, il s'énerve plus qu'à l'occasion, mais n'est pas du genre à mettre la semelle volontairement.

Ici, il ne s'agit pas de ne pas mettre la semelle et ainsi risquer de blesser quelqu'un, mais de ne pas savoir se dire : "là, ça va trop loin". Des petits larçins, tout le monde en commet en cours de match, mais généralement avec un enjeu immediat limité, comme une touche. Bien sûr, cette touche peut déboucher sur un but, et sur le fond c'est aussi répréhensible que d'obtenir un pénalty sur simulation, mais c'est médiatiquement moins "important". La caméra saisit tout, mais le spectateur ne retient que ce qui a un impact direct sur le tableau d'affichage... du gros, du lourd, du binaire : 1 pour "but", 0 pour "pas but".

L'autre soir, Thierry Henry a été a paru dépassé par les événements parce qu'il a commis une triple faute : une faute de main, une faute dans l'esprit du jeu en refusant de l'avouer, et une faute professionnelle en ne s'étant pas préparé vraiment à ce cas de figure.

2009.11.19

Titi a bonne mimine

En voyant le but de Thierry Henry contre l'Irlande, je me suis posé la question : était-il dans l'équipe d'Arsenal le jour où Wenger a demandé à rejouer un match gagné au prix d'un but totalement anti-fair play d'Overmars ?

Et tiens, à propos... l'Arsène en question, quelle était sa réaction hier ? Suivant les Bleus avec TV5 depuis l'Asie, je suis hélas privé de ses commentaires souvent aussi pertinents que lapidaires (et heureusement des messages publicitaires de TF1). Alors je suis parti enquêter sur la toile...

... pour tomber sur ce billet doux du Monsieur Fair Play Français, le toujours impeccable Stéphane Diagana : "France-Irlande : 1-1. une victoire pour Domenech, un revers pour Wenger ?"

J'ai eu ma réponse : Arsène Wenger n'est pas un saint.

Mais grâce à Diagana, l'honneur national est sauf.

Quant aux pauvres Irlandais, ils ont avoué avec une déconcertante franchise qu'à la place de Thierry il allaient faire la même chose.

Quant à votre serviteur, il est bien incapable de dire quel eût été son comportement... pour la "bonne" raison qu'il n'a jamais joué en match officiel devant quinze caméras.

footlog 2009

2009.11.16

Préparez les nécros

Ordoncques, Raymond Domenech n'est pas mort. Patrick Vieira n'est pas mort, Thierry Henry n'est pas mort, Thierry Roland n'est pas mort... : à la faveur d'un but venu d'ailleurs (Nico Anelka avec la complicité d'un petit bonhomme vert), la France a gagné en Irlande le droit d'espérer une qualification pour la Coupe du Monde 2010.

Les rédactions, qui tenaient leurs nécrologies au chaud, ne savent pas trop si elles doivent se réjouir ou ressortir les unes d'il y a 12 ans, celles où elles réclamaient la tête d'Aimé Jacquet. Les plus couards gardent l'espoir : mercredi, pour le match retour, au moins le tiers du Stade de France sera vert. Et Le Trap n'a pas l'intention de passer à la trappe, avec ou sans le gamin de Trappe (terminé pour les vannes Abidal).

Mais mercredi, toute la France va vibrer pour ses Bleus : ses Bleus à elle s'ils passent, les Bleus à Raymond s'ils trépassent. On va peut-être même voir l'Equipe de France attaquer, c'est tout dire...

Ma religion est faite : que le meilleur gagne. Pas le meilleur en valeur absolue, mais la meilleure équipe sur le terrain. Et s'il faut subir une nouvelle Kostadinov pour soulever le trophée en 2014, so be it.

En 1993, les Bleus avaient été victimes d'une guerre artificielle entre l'OM et le PSG. En 2009, ils pourraient faire l'économie d'une guerre artificielle entre le sélectionneur et ses joueurs.

footlog 2009

2009.11.11

L'angoisse du gardien de but au moment du passage à niveau

Un homme s'est donné la mort en précipitant sa voiture sur le passage d'un train.

Après 8 sélections et à seulement trente deux ans, Robert Enke a décidé de raccrocher l'ensemble des crampons qui l'attachaient à cette planète. Le sélectionneur Joachim Loew comptait sur le gardien du Hannover 96 pour la Coupe du Monde 2010, sa famille pour des événements mille fois plus importants.

Ce n'est pas l'histoire d'un gardien qui s'aventure dangereusement en-dehors de sa surface, mais une tragédie humaine.

Aucun commentaire donc. Simplement une pensée pour celui qui part, et pour ceux qui restent un peu plus longtemps.

footlog 2009

2009.09.06

La France fidèle à elle-même

La France a évité de peu la catastrophe en abandonnant deux points face à la Roumanie, mais il s'en est fallu d'un rien pour qu'elle ne rafle les trois points de la victoire.

Heureusement, Julien Escudé s'est dévoué pour sauver les apparences : son but contre son camp a effacé l'avantage acquis par un Thierry Henry dont ce n'est décidément pas la première erreur à ce niveau. Personne n'a oublié sa boulette à la 68e minute d'un match décisif contre l'Eire, à l'origine de la qualification pour une Coupe du Monde de sinistre mémoire. Pour rappel : rompant avec les bonnes habitudes prises en Corée, la France avait alors plongé jusqu'en finale, manquant même d'un cheveu l'humiliation suprême. Il avait fallu que capitaine Zizou prenne les choses en main (et en tête) pour éviter un tragique remake de 1998.

Mais Zidane n'est plus là, et il ne faudrait pas que ce demi-faux pas au Stade de France remette en cause la stratégie jusqu'ici couronnée de succès de Raymond Domenech. Les Bleus doivent impérativement perdre en Serbie pour espérer manquer les barrages, un exercice toujours périlleux qui risquerait de déboucher sur une qualification, flanquant par terre l'oeuvre de toute une vie.

Il n'est pas donné à tout le monde de réussir aussi brillamment avec de tels moyens du bord : même en privant la sélection d'éléments indispensables, Domenech est obligé de composer avec des joueurs trop forts pour l'objectif ambitieux qu'il s'est fixé. Ne faire pas jouer ou faire déjouer Benzéma, c'est malin, mais sortir Gourcuff, ça confine au génie.

J'avoue m'être trompé en croyant que Raymond la Non-Science visait le nul contre les Féroe (voir "Aux portes de l'exploit"). En réalité, ce qui le motive c'est ce challenge incroyable : réussir à ne pas qualifier dans un groupe composé de la Serbie, de la Lituanie, de l'Autriche, de la Roumanie, et des Iles Féroé, une équipe composée de joueurs que s'arrachent à prix d'or les meilleurs clubs du monde.

Quel talent.

footlog 2009

 

 

2009.06.30

La Coupe à Toto des Nations a grandi

Année impaire, année misère. Ni Coupe du Monde, ni Championnat d'Europe des Nations. On peut donc s'intéresser au football, au vrai. Et accorder le Ballon d'Or au meilleur joueur de la planète, même s'il n'a aucune chance de participer à ces grandes fêtes.

D'accord, les années impaires la Ligue des Champions écrase tout mais songez qu'en 1995, George Weah n'avait même pas atteint la finale. Bon. Le pauvre homme cumulait les handicaps : Libérien ET joueur du PSG... ce trophée donne une petite idée de son talent balle au pied.

Messi a gagné la C1 et la Liga, joue pour un pays prétendant au titre suprême l'an prochain en Afrique du Sud, et méritera tout autant son Ballon d'Or, mais ce que je retiens pour le moment de cette année, c'est comment trois compétitions nationales, européennes et internationales de second plan connaissent une importante phase de transition : 

  • Coupe de la Ligue Française : sous la pression du diffuseur (France Télévisions), la Ligue a finalement décidé de ne pas euthanasier son bébé. Pour le moment tout du moins.
  • Europa League : sous perfusion depuis la mort de la C2 et l'avènement de la LC, la C3 essaye enfin de repartir sur de nouvelles bases.
  • Coupe des Confédérations : pour sa sixième édition, cette ado semble avoir enfin atteint la mâturité.

La Coupe à Toto des Nations couronne pour la 3e fois le Brésil, qui confirme son statut de favori pour l'an prochain : le groupe de Dunga a de la gueule et autrement plus de tenue que la Ferme des Célébrités du Mondial 2006... et ce pays a l'habitude de remporter le titre chaque fois que la FIFA plante son barnum sur un nouveau continent (USA 1994, Corée-Japon 2002).

Mais à l'instar de l'Intertoto, la CCF a cette fâcheuse tendance à coûter cher : la saison suivante se termine plus souvent sur les rotules pour ses participants. Plutôt que de chercher à ressembler à une mini-Coupe du Monde, la Coupe des Confédérations devrait peut-être laisser tomber le match pour la 3e place.

La compétition se joue désormais à fond et confirme, après la spectaculaire édition 2005 en Allemagne, son succès sportif. Le brillant parcours des Yanks (tombeurs de l'Espagne et échouant de peu en finale) a apporté une touche franchement raffraichissante. A l'image de Bob Bradley, un coach issu du sérail universitaire, la principale puissance économique et démographique de la CONCACAF décolle enfin sur des bases saines. Le meilleur reste à venir, pour peu que la génération produite par les "soccer mums" des années Clinton s'épanouisse au sein de la MLS comme de la sélection nationale.

Comme d'habitude, les "petites" confédérations sont à l'honneur avec les USA en finale et l'AfSud sur la troisième marche du podium. La CONCACAF comptait déjà un vainqueur (le Mexique en 1999) et la CAF un finaliste (le Cameroun en 2003), tout comme l'AFC (Japon 2001) et même l'OFC (Australie 1997). Même la France a remporté le titre, c'est tout dire (les deux fois, Domenech s'occupait encore des espoirs).

C'est ce qui fait le charme du concept, justifie l'existence de la compétition, et tire vraiment le foot mondial vers le haut.

Et si on restera toujours loin de l'atmosphère particulière d'une Coupe du Monde, on s'en rapproche peu à peu.

footlog

2009.04.02

Corée du Sud 1 - 0 Corée du Nord

Sept ans après, retour au Sangam World Cup Stadium, où j'avais assisté à la victoire logique du Sénégal face à un bien pitoyable champion en titre à l'occasion du match d'ouverture de la Coupe du Monde 2002 (France - Sénégal 0-1).

Dans une atmosphère bon enfant mais un poil plus tendue que lors des précédentes éditions, le choc entre Corées a débouché sur une victoire à l'arraché du Sud : 86e mn - coup franc décalé de Kim Chi-woo, entré en jeu quelques minutes plus tôt. Séoul repasse donc devant Pyongyang dans la course à la qualification pour la Coupe du Monde 2010 avec 11 points contre 10, l'Arabie Saoudite demeurant dans la course avec 10 points suite à sa victoire face aux Emirats Arabes Unis.

Le derby coréen a tenu toutes ses "promesses" : fermé, crispant et serré jusqu'au bout, les rouges du Sud contrôlant les rouges du Nord la plupart du temps, et la Corée du Nord profitant de la moindre occasion pour balancer son missile Jong Tae-se vers le but de Lee Woon-jae.

Fidèle à sa réputation, Jong Tae-se affiche une vitesse d'exécution proprement foudroyante : ce numéro 12 démarre comme une fusée et effectue un pivot sur lui-même en un éclair. Pas étonnant que la Corée du Sud et le Japon nourrissent des regrets à son égard : né à Nagoya, Jong a renoncé à la nationalité sud-coréenne pour rejoindre le Nord tout en restant à l'Ouest - ou plutôt à l'Est, puisqu'il évolue au Kawazaki Frontale (son frère jouant pour sa part en Corée du Sud). Puisqu'il ne reconnait pas officiellement le Nord comme un pays, le Sud n'a toujours pas avalisé la "trahison"... mais la FIFA a accordé sa bénédiction à l'union. Pour le plus grand bonheur de son compère en sélection Hong Yong-jo, le très technique maître d'orchestre (pour le coup, un enfant de Pyongyang jouant au FC Rostov).

Entre les deux stars de l'équipe (numéros 12 et 10), le très microscopique Mun In-guk (numéro 11) a correctement complété un triangle d'attaque parfaitement rôdé : pas de temps perdu à la récupération, le ballon part instantanément vers l'avant et dès la première minute, le toujours plus rondouillard Lee Woon-jae doit s'employer sur un violent tir de loin. Le portier sud-coréen sauvera également son équipe en début de seconde mi-temps sur une tête de Jong enchaînée par une reprise sur le poteau.

Il a fallu attendre l'heure de jeu pour voir des actions franches en faveur des Guerriers Taeguk, et un coup franc assez chanceux pour sceller un match néanmoins largement contrôlé par la Corée du Sud. Solide en défense et collectivement supérieure, l'équipe a paru très empruntée en attaque. Les tauliers Park Ji-sung, Lee Won-jae et Lee Yong-pyo ont pourtant assuré le métier avec sobriété et autorité - le Mancunien m'a franchement impressionné par sa défense debout dans une course le long de la touche et par sa résistance aux chocs : visiblement, le capitaine de la sélection doit soulever pas mal de fonte les jours de pluie. Mais sur le front de l'attaque, seul Park Chu-young bougeait pour offrir des solutions au porteur du ballon. Son partenaire Lee Keun-ho, toujours à la recherche d'un club, n'y était visiblement pas... et c'est d'ailleurs lui qui a cédé sa place au buteur du jour. Quant au toujours aussi prometteur Ki Sung-yong, s'il a régalé le public par ses grigris et talonnades, il a franchement déçu sur ses points forts habituels : qualité des centres et des coups de pieds arrêtés, accélération du jeu...

Après un premier quart d'heure très solide, le Nord a pour sa part abandonné le milieu à ses cousins, repris du poil de la bête en fin de première et début de seconde, et perdu pied le dernier quart d'heure, enchaînant passes mal ajustées et fautes de fatigue. Au vu du match, cette sélection peut nourrir des regrets mais elle a surtout affiché ses limites.

Mon rêve de voir les deux Corées participer à la grande fête du football en Afrique du Sud l'an prochain semble plus lointain. Tout se jouera le 17 juin dans le choc Arabie Saoudite-Corée du Nord... à moins que la DPRK ne sombre dès le 6 contre l'Iran au Kim Il Sung Stadium.

La Corée du Sud paraît en bien meilleure posture : elle vient d'enchaîner deux victoires chargées de symboles sur l'Irak et la Corée du Nord et si elle gagne aux Emirats le 6, elle pourra probablement se permettre de perdre l'un de ses deux derniers matchs à domicile (Arabie le 10, Iran le 17).

Bon. Ce calendrier pourrait être quelque peu chamboulé dans les jours à venir : la Corée du Nord a annoncé pour le 4 au 8 avril une mise en orbite de satellite fortement suspectée de masquer un test de missile longue portée. Et pour peu que ça dégénère (les Etats-Unis et le Japon se sont déclarés prêts à intervenir en cas de tir de missile), même les gants du bon vieux Lee Woon-jae n'y pourront pas grand chose.

footlog 

2009.02.13

Sans Messi ni KI Sung-yong

La Coupe du Monde 2010 ira probablement à l'Argentine ou au Brésil, voire au Nigéria ou à l'Espagne.

L'Espagne ? Elle a enfin réussi à assumer un rôle de favori dans une grande compétition.

Le Nigéria ? Y'a pas je les sens bien, ces petits (cf "Chambre avec vue").

Le Brésil ? Avant d'accueillir la Coupe du Monde 2014 pour enfin l'emporter chez eux, ils ont gagné sur tous les continents et se sont déjà arrangés pour arracher le premier trophée en Amérique du Nord (USA 1994) et en Asie (Corée-Japon 2002).

L'Argentine ? Ils pourraient nous refaire le coup de 1974-1978 sur 2006-2010 : meilleure équipe sur le terrain injustement défaite en cours de route, vainqueurs de l'édition suivante avec un jeu moins chatoyant mais plus efficace.

Moins chatoyant ? Avec Maradona aux manettes et Messi à la baguette ?

Yes, we can : la grande innovation du Pibe de Oro se situe au niveau mental : il a su insuffler une culture de la gagne et du maillot national à une bande de talents déjà reconnus au plus haut niveau mais déstabilisés par l'absence de résultats de la sélection.

Et la France ? Elle est à sa place, autour de la 10e en Europe à en croire le très généreux FF. Sa défaite contre l'Argentine peut être considérée comme un progrès, et presque une claque salutaire avant le double choc contre la terrifiante Lituanie.

J'ai été autrement plus convaincu par l'évolution de la Corée du Sud, qui a bêtement laissé échapper 2 points dans la course à l'Afrique du Sud face à de bien faibles Iraniens (1-1). Sans pour autant confiner au génie (les deux formations naviguent dans les 40èmes rugissants des classements FIFA), les Coréens ont nettement progressé depuis leurs matchs de l'an dernier contre les Saoudiens, joué vite vers l'avant, osé, frappé de loin avec pertinence et conviction. Mais le très bedonnant LEE Woon-jae a oublié de placer un défenseur sur sa ligne sur un coup-franc à distance platinienne... heureusement, Park Ji-sung a sauvé la journée suite à une frappe du très très très prometteur numéro 16 KI Sung-yong (également appelé KI Sung-yeung pour une raison qui m'échappe).

2008.10.16

Les Bernanke de la Fed Française de Football

Je ne peux m'empêcher de penser à Paulson ou Bernanke en voyant Jean-Pierre Escalettes et les pontes de la FFF s'enferrer dans leur déni à propos de Raymond Domenech.

J'espère me tromper. Peut-être le "mini-me" de Raymond La Science va nous décrocher la lune en Afrique du Sud. Mais on aura l'air de quoi s'il ne parvient pas à qualifier les Bleus face à des adversaires aussi terrifiants que l'Autriche, la Serbie ou la Lituanie... ?

Que se passera-t-il si la Lituanie bat la France le 28 mars prochain, ou si la France ne récolte que 2 points dans son double duel* ? Six mois de perdus ?

Disons plutôt deux générations de perdues : la qualification à la Coupe du Monde 2010 est vitale pour l'Equipe de France. Sinon pour la gagne, du moins pour transmettre le témoin entre la génération 1977-79 et la fameuse classe 1987, entre les survivants de 1998-2000 (Henry avec ou sans Anelka avec ou sans Trézéguet suivant l'humeur de l'astrologue de Clairefontaine) et l'impressionnante galaxie des Ben Arfa, Benzema, Nasri, Menez & co (auxquels on peut enfin ajouter un Yoann Gourcuff de plus en plus à la hauteur des attentes placées sur ses épaules).

 

* retour le 1er avril : pour les poissons dans le dos, le scotch risque d'être avantageusement remplacé par un couteau ou un pic à glace façon Lituanic Instinct.

2008.09.07

Aux portes de l'exploit

Les Bleus de Raymond Domenech ont vaillamment résisté face aux Autrichiens, ne cédant que sur coups de pieds arrêtés (1-3). Mais la 101e équipe au classement FIFA était trop forte, et il convient déjà de se remobiliser pour la prochaine défaite face aux Serbes.

- "L'objectif sera de perdre par moins de 5 buts d'écart mercredi", a déclaré le sélectionneur, pas peu fier de son effet : "je sais, je sais, c'est très ambitieux compte tenu du jeu que nous produisons aujourd'hui mais si l'on ne place pas la barre plus haut un jour, nous ne parviendrons jamais à titiller nos concurrents directs. Ces éliminatoires seront un succès si nous parvenons à limiter la casse face aux Iles Feroe et d'ailleurs, je vous donne rendez-vous le 10 octobre 2009 à Guingamp vers 22h30. Vous pourriez bien avoir une bonne surprise."

Le sélectionneur a conclu sa conférence de presse sur cette mystérieuse invitation et un sourire tout aussi énigmatique. Tous les journalistes présents ont conclu qu'il visait la défaite par un but d'écart, mais Boghossian a lâché le morceau plus tard dans la soirée : "vous connaissez mal Raymond, c'est le nul qu'il veut aller décrocher. Ce type est décidément un modèle pour nous tous : pour les résultats, il érige ni plus ni moins la nullité en dogme. Et il a prouvé qu'il pouvait poser des problèmes aux meilleurs entraîneurs du monde - tenez, Karel Brückner justement, il l'a mené aux tirs au but en finale du Championnat d'Europe des moins de 21 ans en 2002."

- "Raymond est un coach très exigeant", a poursuivi Samir Nasri au micro de TF1. "On ne peut qu'admirer le talent avec lequel il parvient à exploiter les ressources limitées mises à sa disposition. C'était assez intimidant d'évoluer sur la même pelouse que des pointures comme Sebastian Prödl ou Alexander Manninger. Quand on voit le banc Autrichien et le nombre de joueurs venant de grands clubs comme Sturm Graz ou d'autres qui font même des perfs en Intertoto, ça fait rêver. Moi qui viens tout juste d'intégrer une équipe de jeunes, j'apprends énormément dans ce type de matchs. Y'a pas à dire, nous les joueurs ça nous change des petits championnats dans lesquels nous évoluons au quotidien."

Un vent d'optimisme sans précédent souffle sur l'Equipe de France, qui n'a jamais été aussi près du Top 100 des équipes nationales. Le patron de la FFF se réjouit que Raymond Domenech ait accepté de prolonger son bail avec les Bleus plutôt que de céder aux sirènes des plus grands clubs qui lui faisaient les yeux doux depuis des mois. Au grand dam du président de l'Entente Sannois Saint Gratien.

2008.07.27

Chambre avec vue

Villareal à Barcelone, l'Uruguay à Busan, et maintenant le Nigéria à Namhae... il devient difficile de descendre à l'hôtel sans tomber sur une équipe de foot*.

Une chose change : je ne rajeunis pas. Il fut un temps où des fans peu physionomistes me demandaient un autographe en croyant avoir affaire à un joueur, mais la probabilité diminue à mesure que ma silhouette s'épaissit. Et pour être totalement franc, l'autre jour, pas un seul Coréen ne m'a pris pour un joueur nigérian. 

J'ai naturellement souhaité à ces authentiques athlètes un succès comparable à celui de 1996 aux prochains Jeux Olympiques de Beijing**, mais je leur ai surtout sincèrement souhaité que 2010 soit leur vraie année : la question n'est pas de savoir si mais quand le Nigéria sera champion du monde, et cette équipe me semble la mieux placée pour effacer des tablettes le Cameroun 1990 et le Sénégal 2002 comme meilleur performer africain en phases finales dès la prochaine édition. Pour ce continent comme pour ce sport, il est essentiel qu'au moins une nation africaine parvienne en demi-finales.

Cela dit, la meilleure équipe ne l'emporte pas toujours en Coupe du Monde : la Hongrie eût été sacrée en 1954, les Pays-Bas en 1978, et peut-être bien (excusez-moi du sacrilège en cette période d'anniversaire) ces mêmes Pays-Bas vingt ans plus tard. Mais c'est toujours le meilleur groupe qui triomphe. Or si ces Super Eagles là m'ont paru bien dans leurs baskets et détendus, je ne les ai pas toujours senti tous ensemble, ni franchement à l'écoute de leur coach.

A la limite, un nouvel échec cet été pourrait leur être plus utile qu'une victoire dans la perspective 2010. Cette mauvaise passe ne saurait décemment persister.

Quant à la mienne, j'ai bien peur qu'elle soit sans espoir de sortie.

 

* n'en déduisez pas pour autant que je fréquente des hôtels de passes
** leurs adversaires au premier tour (groupe B) : les Pays-Bas le 7 puis le Japon le 10/08 à Tianjin, les USA à Beijing le 13.