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2010.02.08

Euro 2012 : tirage et grattage

footlog 2010 - Récemment reconduit jusqu'en 2038 par le Plénum du Comité Central de la Fédération Démocratique Populaire Française de Football, Raymond Domenech a livré ses commentaires sur le tirage au sort des groupes qualificatifs au Championnat d'Europe 2012 dont la phase finale aura lieu en Pologne et, en fonction des élections, en Ukraine ou en Poutinie Occidentale :

footlog: "alors Raymond, encore un tirage facile après celui qui a envoyé les Bleus dans le groupe de l'Afrique du Sud au Mondial 2010 ?"

Raymond Domenech: "c'est de plus en plus difficile, vous voulez dire ! Mais même si le sort s'acharne contre nous, je conserve l'espoir. Tenez, pour la Coupe du Monde, alors que tout le monde nous voit terminer premier de notre poule, je ne désespère pas de créer la surprise. J'avais été franchement déçu de n'obtenir qu'un barrage dans un groupe qualificatif comptant les Iles Feroe et la Lituanie, mais après coup je me suis consolé en me disant que n'importe quel autre sélectionneur aurait terminé premier de plusieurs longueurs. Comme vous le savez, mon ambition est de passer complètement au travers, et ce nouveau challenge me parait très excitant. Songez plutôt : Luxembourg, Albanie, Biélorussie... rien que des matchs impossibles à perdre. Pourtant, je compte bien ne ramener au mieux qu'un nul de chacun de ces affrontements... Non, l'équipe qui m'inquiète c'est la Roumanie."

footlog: "Difficile à battre, effectivement. C'est toujours très serré avec les Bleus, comme pendant l'Euro 2008"

Raymond Domenech: "on a du mal à faire la différence : chacun essaye de mal jouer, mais personne ne réussit à perdre... c'est frustrant. On réussit un match parfaitement nul dans le jeu (zut, je m'étais promis de ne pas parler de jeu), mais au tableau d'affichage on n'obtient que le nul. Et ces lascars ont clairement l'avantage psychologique après les qualifs à la Coupe du Monde 2010 : non seulement ils ont réussi à terminer derrière nous au classement, mais en plus ils se sont fait passer devant par les Lituaniens. Là je dis total respect, chapeau bas messieurs."

footlog: "pas d'inquiétude en revanche pour la Bosnie..."

Raymond Domenech: "là on n'aura pas besoin de forcer, j'ai déjà mon équipe en tête. Avec leurs grands gaillards en attaque je mets Lassana Diara en défense centrale et Franck Ribéry dans les buts. Avec ça on va encore améliorer notre moyenne de buts encaissés sur coups de pied arrêtés, c'est important de conforter ses points forts. Au milieu ? Je ferai un copier-coller de celui du PSG qui cartonne ces temps-ci - là aussi, des valeurs sûres. Et en attaque je rappelle Savidan."

footlog: "Savidan ?!? Mais il a pris sa retraite et souffre d'une malformation au coeur ! Vous voulez le tuer ou quoi ?"

Raymond Domenech: "bien sûr que non ! Je compte sur Steve tout au long de la campagne. On va juste lui installer un transat dans la surface de réparation adverse, en position de hors-jeu naturellement, avec de confortables charentaises et un grand verre de valium. Question dosage, rassurez-vous : notre service médical sait y faire, c'est pas le médecin personnel de Michael Jackson."

footlog: "Et vous conservez le soutien sans faille de Jean-Pierre Escalettes, bien sûr"

Raymond Domenech: "Naturellement. A propos, je vais vous faire une petite confidence : Jean-Pierre n'est plus parmi nous depuis plus d'un an. Au début on a fonctionné avec sa momie, avec l'aide d'experts du Kremlin qui ont beaucoup amélioré leurs techniques depuis les années Brejnev. Et puis comme la cire supportait mal les projecteurs on est passé à un système de sosie. Nos consultants Irakiens font un boulot remarquable : avec Jipé ils n'ont même pas une moustache derrière laquelle masquer les différences comme avec Saddam..."

footlog: "Cela explique bien des choses..."

Raymond Domenech: "oui, oui, le sosie s'y connait beaucoup mieux en football, vous avez remarqué ? On lui avait pourtant dit de lever le pied afin d'éviter les soupçons..."

Les Groupes qualificatifs au Championnat d'Europe 2012 :

Groupe A: Azerbaïdjan, Kazakhstan, Belgique, Autriche, Turquie, Allemagne
Groupe B: Andorre, Arménie, Macédoine, Irlande, Slovaquie, Russie
Groupe C: Iles Féroé, Estonie, Slovénie, Irlande du Nord, Serbie, Italie
Groupe D: Luxembourg, Albanie, Biélorussie, Bosnie, Roumanie, France
Groupe E: San Marin, Moldavie, Hongrie, Finlande, Suède, Pays-Bas
Groupe F: Malte, Géorgie, Lettonie, Israël, Grèce, Croatie
Groupe G: Montenegro, Pays de Galles, Bulgarie, Suisse, Angleterre
Groupe H: Islande, Chypre, Norvège, Danemark, Portugal
Groupe I: Liechtenstein, Lituanie, Ecosse, République tchèque, Espagne

2009.12.28

Exclusif : les palmarès 2010 !

Comme le veut la tradition*, footlog vous propose en exclusivité les principaux faits saillants de l'année à venir. Mais cette année, vous avez déjà eu droit** aux principaux scoops : 

- pièce de résistance de 2010, la Coupe du Monde est finalement enlevée par le Brésil face au Cameroun, avec mention spéciale pour l'Angleterre, valeureuse demi-finaliste

- à la course au Ballon d'Or, Eto'o l'emporte finalement sur Rooney, pourtant vainqueur de leur duel serré pour le titre de meilleur buteur du premier mondial africain

Pour le reste, les Français retiendront surtout le visage du nouveau sélectionneur national, choisi par Jean-Pierre Escalettes pour sa capacité à communiquer en particulier face aux media : "en plus, Estelle Domenech est bien plus calée que son mari en matière de tactique... et puis on sait qu'elle ne le demandera pas en mariage après l'échec programmé aux qualifs pour le Championnat d'Europe 2012".

Année de la parité, 2010 aura également vu l'avènement de Marianne Mako à la présidence du Paris Saint Germain après le bref intermède Daniel Bilalian. Mais déjà, dans les couloirs du Parc, circulent les rumeurs sur le nom du successeur de l'ex reine de Téléfoot : "voyons...", lâche un pubeux sous couvert d'anonymat, "on a déjà fait Canal, TF1, RTL et France Télévisions... pour changer je verrais bien quelqu'un d'une chaîne câblée genre Equidia, Teva ou Pink TV".

Sacré champion 2009-2010 dès la 34e journée, l'OM dédie son titre à Robert Louis Dreyfus et invite pour les deux derniers matchs à domicile tous les entraîneurs qui se sont succédés entre ce titre et le précédent. Il était prévu au départ de ne le faire que pour le dernier match mais le Vélodrome était trop petit pour caser d'un seul coup tous les rescapés du siège éjectable maison.

Bordeaux se console avec la Ligue des Champions, arrachée à Arsenal dans les prolongations d'un match d'anthologie. Mais au moment de partir pour le Dynamo de Mourmansk moyennant un chèque de huit millions et la promesse de rester en vie le temps de son mandat, Laurent Blanc n'a toujours pas digéré le déclassement de son club en championnat : "Christian aurait vraiment dû nous prévenir... On se doutait bien que Yoann avait un air de famille avec Kaka, mais ça a tout de même été un choc de perdre vingt points sur tapis vert pour avoir aligné un Brésilien de trop pendant la première moitié de la saison".

footlog 2009

* voir livrées précédentes : "Exclusif ! Les palmarès 2009", "Exclusif - les palmarès 2008" - "Exclusif - les palmarès 2007" - "Exclusif - les palmarès 2006".

** voir "Coupe du Monde 2010: les pronostics"

2009.12.11

Blanc en Bleu de chauffe (pour les Reds ?), Aulas au balcon

footlog 2009 - Depuis 2006 la cause semblait entendue : La Dèche allait étoffer son palmarès à la Juve le temps que Ray Sugar Domenech termine son mandat, puis prendre le relais en douceur. Laurent Blanc ? Trop tendre, pas fait ses preuves, tout juste utilisé pour renforcer l'illusion de débat autour de la succession de Santini... Peut être à horizon 2012-2014...?

Trois ans après, la donne a changé :

- Tonton Raymond nous la joue Tatie Danielle avec le soutien d'une Fédération Française de Fantoches de plus en plus ridicule

- DD a perdu une partie de son éclat, enchaînant une sortie en queue de poisson de Turin, un congé sabbatique un peu long, et une replongée dans l'enfer marseillais pour le moment mi-fugue mi-raisin. L'échec en Champions League peut néanmoins se gommer en cas de triomphe national ou en Europa League.

- Le Président est plus que jamais présidentiable, et figure désormais en tête de liste à la fois pour la Sélection et pour la succession de Sir Alex Ferguson à Manchester United.

Bien sûr, Lolo n'est pas du style à courir le cachet. Mais franchement, à sa place, j'éviterais pour le moment le marigot des Bleus. Même avec une primes de qualif' à 800.000 euros. Et même si les Reds sont financièrement dans le Rouge. Blanc peut signer où il veut quand il veut pour le montant qu'il veut. Il signera pour un véritable projet sportif, que la FFF est aujourd'hui incapable de garantir.

Domenech ? Ce n'est pas lui le coeur du problème - et qui sait, ce grand comédien peut toujours partir sur un coup de théatre tonitruant (une victoire en Coupe du Monde à l'insu de son plein gré ?). Non, avant toute chose, il est grand temps que la bande d'amateurs au "pouvoir" prenne la poudre d'Escalettes et laisse la place à de vrais pros, c'est à dire de vrais amateurs. De football.

... et donc certainement pas à Jean-Michel Aulas, qui vient de faire acte de candidature à la reprise en main du navire bleu. Le cas typique du syndrôme Claude Bez : l'hyper-président de club reconverti sauveur de la nation après avoir flingué un hypo-président de Fed totalement largué.

20 ans après, la France revient donc à la case départ.

Petite différence : elle a depuis gagné une Coupe du Monde et participera même à la prochaine, avec des joueurs que tous les grands clubs s'arrachent.

La situation est donc gravissime, mais pas désespérée. 

2009.11.20

Vol sans Escalettes pour Pretoria

(footlog 2009) - Je reviens sur mon récent "tous coupables sauf (l'autre) Stéphane" suite à la peu glorieuse qualification des Bleus face à l'Irlande (voir "Titi a bonne mimine"), sachant que cette qualification n'est pas encore acquise, puisque la Fédération Irlandaise a logiquement demandé à la seule entite qui puisse desormais changer le cours de l'histoire, la Federation Francaise de Football, de faire rejouer le match.

Naturellement, je vois mal Jean-Pierre Escalettes remettre sportivement le précieux sésame en jeu : en que protecteur le plus acharné de Raymond Domenech (qui sans sourciller, s'est habilement défaussé en disant qu'il n'avait rien vu pendant le match), c'est lui qui risquait le plus gros en cas d'élimination. Leur soulagement commun au coup de sifflet final était à la hauteur de leurs effusions, presque plus indécentes que le vilain geste du jour.

Revenons donc à ce geste, ou plutôt à la réaction de l'accusé juste après le but obtenu "grâce" à son geste.

Thierry Henry commence par exulter sans la moindre retenue, une réaction totalement normale pour un but aussi important et libérateur, mais qui démontre dans un premier temps l'absence de scrupules. C'est au vu des reactions que le malaise s'installe et que sa conscience semble le ratrapper, mais il est deja trop tard.

Je reviens ensuite à ma remarque finale de l'autre jour : le facteur "caméra".

Thierry Henry est un joueur professionnel, au fait de toutes les arcanes du jeu et du business futchebol. Il sait pertinement qu'à ce niveau, chaque image est publique et susceptible d'être dissequée. Ce n'est pas un contrôle de la main mais un double contrôle, peut-être instinctif mais certainement pas totalement involontaire, totalement interdit.

Ce n'est pas pendant (le réflexe est humain) ni après, mais avant qu'il faut reflechir. 

Pour être totalement professionnel, chaque joueur doit quelque part se poser quelques questions sur ce qu'il est prêt à faire et à ne pas faire en fonction des différentes situation de jeu. Placer son propre curseur en somme. Cela peut paraître cynique mais connaitre ses limites "morales" est aussi important que de connaitre ses limites "physiques".

Consciemment ou non, la plupart des joueurs ont déjà quelque part plus ou moins une stratégie pour les vilains gestes. Les "purs" et les "durs" ne se posent jamais de question : ils sont simplement cohérents de bout en bout. C'est pour le commun des mortels que ça se complique. Thierry Henry est un malin, mais pas au sens diabolique du terme. Pas un mauvais bougre, plutôt gentil garçon, il s'énerve plus qu'à l'occasion, mais n'est pas du genre à mettre la semelle volontairement.

Ici, il ne s'agit pas de ne pas mettre la semelle et ainsi risquer de blesser quelqu'un, mais de ne pas savoir se dire : "là, ça va trop loin". Des petits larçins, tout le monde en commet en cours de match, mais généralement avec un enjeu immediat limité, comme une touche. Bien sûr, cette touche peut déboucher sur un but, et sur le fond c'est aussi répréhensible que d'obtenir un pénalty sur simulation, mais c'est médiatiquement moins "important". La caméra saisit tout, mais le spectateur ne retient que ce qui a un impact direct sur le tableau d'affichage... du gros, du lourd, du binaire : 1 pour "but", 0 pour "pas but".

L'autre soir, Thierry Henry a été a paru dépassé par les événements parce qu'il a commis une triple faute : une faute de main, une faute dans l'esprit du jeu en refusant de l'avouer, et une faute professionnelle en ne s'étant pas préparé vraiment à ce cas de figure.

2009.11.19

Titi a bonne mimine

En voyant le but de Thierry Henry contre l'Irlande, je me suis posé la question : était-il dans l'équipe d'Arsenal le jour où Wenger a demandé à rejouer un match gagné au prix d'un but totalement anti-fair play d'Overmars ?

Et tiens, à propos... l'Arsène en question, quelle était sa réaction hier ? Suivant les Bleus avec TV5 depuis l'Asie, je suis hélas privé de ses commentaires souvent aussi pertinents que lapidaires (et heureusement des messages publicitaires de TF1). Alors je suis parti enquêter sur la toile...

... pour tomber sur ce billet doux du Monsieur Fair Play Français, le toujours impeccable Stéphane Diagana : "France-Irlande : 1-1. une victoire pour Domenech, un revers pour Wenger ?"

J'ai eu ma réponse : Arsène Wenger n'est pas un saint.

Mais grâce à Diagana, l'honneur national est sauf.

Quant aux pauvres Irlandais, ils ont avoué avec une déconcertante franchise qu'à la place de Thierry il allaient faire la même chose.

Quant à votre serviteur, il est bien incapable de dire quel eût été son comportement... pour la "bonne" raison qu'il n'a jamais joué en match officiel devant quinze caméras.

footlog 2009

2009.11.16

Préparez les nécros

Ordoncques, Raymond Domenech n'est pas mort. Patrick Vieira n'est pas mort, Thierry Henry n'est pas mort, Thierry Roland n'est pas mort... : à la faveur d'un but venu d'ailleurs (Nico Anelka avec la complicité d'un petit bonhomme vert), la France a gagné en Irlande le droit d'espérer une qualification pour la Coupe du Monde 2010.

Les rédactions, qui tenaient leurs nécrologies au chaud, ne savent pas trop si elles doivent se réjouir ou ressortir les unes d'il y a 12 ans, celles où elles réclamaient la tête d'Aimé Jacquet. Les plus couards gardent l'espoir : mercredi, pour le match retour, au moins le tiers du Stade de France sera vert. Et Le Trap n'a pas l'intention de passer à la trappe, avec ou sans le gamin de Trappe (terminé pour les vannes Abidal).

Mais mercredi, toute la France va vibrer pour ses Bleus : ses Bleus à elle s'ils passent, les Bleus à Raymond s'ils trépassent. On va peut-être même voir l'Equipe de France attaquer, c'est tout dire...

Ma religion est faite : que le meilleur gagne. Pas le meilleur en valeur absolue, mais la meilleure équipe sur le terrain. Et s'il faut subir une nouvelle Kostadinov pour soulever le trophée en 2014, so be it.

En 1993, les Bleus avaient été victimes d'une guerre artificielle entre l'OM et le PSG. En 2009, ils pourraient faire l'économie d'une guerre artificielle entre le sélectionneur et ses joueurs.

footlog 2009

2009.09.06

La France fidèle à elle-même

La France a évité de peu la catastrophe en abandonnant deux points face à la Roumanie, mais il s'en est fallu d'un rien pour qu'elle ne rafle les trois points de la victoire.

Heureusement, Julien Escudé s'est dévoué pour sauver les apparences : son but contre son camp a effacé l'avantage acquis par un Thierry Henry dont ce n'est décidément pas la première erreur à ce niveau. Personne n'a oublié sa boulette à la 68e minute d'un match décisif contre l'Eire, à l'origine de la qualification pour une Coupe du Monde de sinistre mémoire. Pour rappel : rompant avec les bonnes habitudes prises en Corée, la France avait alors plongé jusqu'en finale, manquant même d'un cheveu l'humiliation suprême. Il avait fallu que capitaine Zizou prenne les choses en main (et en tête) pour éviter un tragique remake de 1998.

Mais Zidane n'est plus là, et il ne faudrait pas que ce demi-faux pas au Stade de France remette en cause la stratégie jusqu'ici couronnée de succès de Raymond Domenech. Les Bleus doivent impérativement perdre en Serbie pour espérer manquer les barrages, un exercice toujours périlleux qui risquerait de déboucher sur une qualification, flanquant par terre l'oeuvre de toute une vie.

Il n'est pas donné à tout le monde de réussir aussi brillamment avec de tels moyens du bord : même en privant la sélection d'éléments indispensables, Domenech est obligé de composer avec des joueurs trop forts pour l'objectif ambitieux qu'il s'est fixé. Ne faire pas jouer ou faire déjouer Benzéma, c'est malin, mais sortir Gourcuff, ça confine au génie.

J'avoue m'être trompé en croyant que Raymond la Non-Science visait le nul contre les Féroe (voir "Aux portes de l'exploit"). En réalité, ce qui le motive c'est ce challenge incroyable : réussir à ne pas qualifier dans un groupe composé de la Serbie, de la Lituanie, de l'Autriche, de la Roumanie, et des Iles Féroé, une équipe composée de joueurs que s'arrachent à prix d'or les meilleurs clubs du monde.

Quel talent.

footlog 2009

 

 

2009.08.13

La martingale du Martégal

But.

Je repense à Denisot lâchant le mot comme on dit "tiens, une mouche" entre la poire et le fromage à la fin d'un repas bien arrosé. C'était un Chypre-France qualificatif à la Coupe du Monde 1982, à une époque ou la France gagnait tous ses matchs contre les fameuses "petites équipes" avec un minimum de quatre buts d'écart.

But.

En l'occurence, cela devait être le six ou septième pion, sur un authentique champ de patates. Rien à voir avec le "champ de patates" ferogien dénoncé par Domenech pour excuser le score des Bleus à Thorshavn.

But.

1 à 0, donc, sur le même terrain où les mêmes Bleus avaient gagné 6 à 0 il y a deux ans, un siècle, une éternité. Déjà, à l'époque, je repensais à cette goleza contre les Chypriotes (voir "L'eau feroegineuse, oui"). Mais je radote, je radote, et d'ailleurs

But.

1 à 0 contre Mikkelsen, Bo, Tor Naes, Benjaminsen, Lokin, Samuelsen, Holst, Gregerssen, Davidsen, Olsen, Danielsen, sans oublier les remplaçants Edmundsson et Borg. Pas Borg Bjorn mais Borg Jakup a, le bientôt trentenaire du B36 Torshavn. Une pointure, ce  Jakup a Borg : il a été nommé Footballeur de l'Année en Premier League en 2006 (Premier League de Faroe), a joué dans un grand club étranger (pour le Odense BK, une apparition en championnat pendant la saison 2003-2004), figure dans le top cinq des feroegiens les plus capés de tous les temps avec une soixantaine de matchs sous le maillot national, et a même planté deux buts en sélection (les deux à domicile, contre le Kazakhstan en 2003 et Malte en 2004). Excusez du peu.

But.

1 à 0. Excusez du peu.

But.

Tir en pivot d'André-Pierre Gignac, la France est toujours en vie dans la course à l'AfSud. La martingale du Martégal.

But.

Un but à la Lacombe. On souhaite au Toulousain de trouver le chemin des filets à domicile plus rapidement que son glorieux prédécesseur tricolore, qui dut attendre le crépuscule de sa carrière pour vaincre le signe indien au Parc des Princes.

But.

Contre les Roumains, par exemple. Et si APG pouvait remettre ça chez les Serbes, je promets de ne jamais lui demander d'arrêter de sucer son pouce.

footlog

2009.01.25

Villeneuve, Vieille Rengaine

Charles Villeneuve n'a peut être fréquenté ni la Légion Etrangère ni les paras, son coup de pied dans le CA du PSG Football n'a pas pour autant fait dans la dentelle.

Paradoxalement, son suicide renforce l'actionnaire Colony Capital : si le président tente un putch pareil, c'est que la maison intéresse d'éventuels repreneurs. Probablement du côté des Emirats chers à l'ex-poujado-justicier de TF1 et à son ami Wenger.

En gros, Charlie a tenté son drôle de drame parce que quelque part, il sentait une conjonction astrale optimale pour sa bonne étoile : le club obtient enfin de jolis résultats sur le plan sportif, la valeur marchande de ses joueurs remonte, la période des transferts touche à sa fin, Colony Capital a besoin d'argent, les gros chéquiers se font rares (ou pataugent dans leur propre Kaka comme à Manchester City)... ni une ni deux, gros coup de poker et vilaine gamelle en retour.

Moralité : on peut diriger un club de foot sans être expert du beautiful game, mais pas si en plus on n'assure pas une bille en politique. Surtout quand, pour couronner le tout, on a le même prof d'astrologie que Raymond Domenech.

2008.10.16

Les Bernanke de la Fed Française de Football

Je ne peux m'empêcher de penser à Paulson ou Bernanke en voyant Jean-Pierre Escalettes et les pontes de la FFF s'enferrer dans leur déni à propos de Raymond Domenech.

J'espère me tromper. Peut-être le "mini-me" de Raymond La Science va nous décrocher la lune en Afrique du Sud. Mais on aura l'air de quoi s'il ne parvient pas à qualifier les Bleus face à des adversaires aussi terrifiants que l'Autriche, la Serbie ou la Lituanie... ?

Que se passera-t-il si la Lituanie bat la France le 28 mars prochain, ou si la France ne récolte que 2 points dans son double duel* ? Six mois de perdus ?

Disons plutôt deux générations de perdues : la qualification à la Coupe du Monde 2010 est vitale pour l'Equipe de France. Sinon pour la gagne, du moins pour transmettre le témoin entre la génération 1977-79 et la fameuse classe 1987, entre les survivants de 1998-2000 (Henry avec ou sans Anelka avec ou sans Trézéguet suivant l'humeur de l'astrologue de Clairefontaine) et l'impressionnante galaxie des Ben Arfa, Benzema, Nasri, Menez & co (auxquels on peut enfin ajouter un Yoann Gourcuff de plus en plus à la hauteur des attentes placées sur ses épaules).

 

* retour le 1er avril : pour les poissons dans le dos, le scotch risque d'être avantageusement remplacé par un couteau ou un pic à glace façon Lituanic Instinct.