Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

2006.11.06

Pertes et profits

Barcelone grand vainqueur du week-end ? A l'inverse de Lyon, Chelsea, Real Madrid, Manchester, AC Milan ou encore Arsenal, ces prétendants à la Ligue des Champions ont arraché le nul*.

Hier, un prétendant à la candidature au tour préliminaire de la Ligue des Champions, le PSG, a de nouveau perdu en jouant de façon intéressante. Je préfère encore ça à ses points picorés en Coupe d'Europe en jouant à la dinette. Et puis les petits gars prennent de la bouteille tout en respectant le maillot. Clément Chantôme avait affiché des qualités évidentes dès le Trophée des Champions ; il continue à progresser à la vitesse grand V. Quant à Youssouf Mulumbu, son baptème du feu contre Auxerre m'avait bluffé et la suite s'annonce passionnante : ratissages à la Makélélé, changements de jeu à la Dhorasoo... et le tout sans commettre de fautes désormais. A l'inverse d'un Rio Mavuba, j'ai du mal à lui trouver des limites et je donnerais cher pour le voir sous le maillot bleu des A.

Surtout, je serais heureux de le voir conserver celui de la Capitale. Que la stratégie des nouveaux actionnaires (promouvoir la jeunesse à bas coût) paye, mais sur le long terme et non dans la perspective d'un retour sur investissement à moyen terme : le club ne doit pas produire du Beaujolais primeur pour l'export mais du bon vin pour le marché national.

Pour autant, ne snobons pas les crus prometteurs du nouveau monde : le PSG a laissé échapper David Trézéguet mais pourrait se rattrapper avec Gonzalo Higuain. En a-t-il seulement les moyens ? Là est le hic.

 

* J'évite de citer l'Inter, de nouveau vainqueur dans une Serie A de plus en plus affligeante (dans mon zapping européen, je me surprends de plus en plus à m'attarder sur un match de Ligue 1 plutôt que sur un match Italien ou même Espagnol).

2006.09.29

Indice déprime

Une tonitruante clameur me tire de ma torpeur. Elle vient du troquet du coin, grand diffuseur de matchs - damned, PSG-Derry a été avancé et j'ai loupé le premier but !

Un rapide contrôle orienté sur le site ouèbe de l'Epique et je comprends mon erreur : ces "supporters" fêtaient tout simplement l'invraisemblable élimination européenne de l'Ohème, dans un retournement de situation digne du club parisien à ceci près que le Mlada Boleslav ne vaut pas encore le Deportivo La Coruna.

A quoi en sont réduits les Parisiens... je les ai nettement préfèrés quelques minutes plus tard, donnant de la voix face a ces sympatiques Irlandais dans un Parc bon enfant. Ils ne comprennent pas que l'élimination de l'OM les pénalise doublement : les Marseillais pourront se concentrer sur les compétitions nationales cette saison, et pour celles qui suivent les Parisiens ne profiteront peut-être plus d'un indice UEFA suffisamment décent pour compenser leurs faiblesses et leur réserver des premiers tours aussi prestigieux. Et puis cet OM avait de quoi nourrir quelques ambitions dans cette Coupe, avec ou sans Ribéry...

En attendant, Raymond Domenech est ressorti avec la banane de son entretien préalable de réembauche. Vikash "The Substitute" Dhorasoo aimerait pouvoir se faire remercier de la même manière pour ses bons et loyaux services à l'infirmerie, en CFA et dans les salles de montage.

2006.09.18

Y'a pire ailleurs

Les Parisiens avaient longtemps cherché en vain un adversaire à leur mesure, allant jusqu'à écumer les petits stades irlandais* perdus entre Nord et Sud. Ils ont fini par trouver un club encore plus mal en point que le leur dans la minuscule Principauté de Monaco, remportant d'un seul coup leur premier match à l'extérieur en L1 et en Europe depuis des lustres.

Côté monégasque, en dehors du prometteur Serge Gakpe, du libérateur Fabian Guedes Bolivar, voire du solitaire Flavio Roma, personne n'a pu résister à la déferlante parisienne en seconde mi-temps. Ca fait du bien par où ça passe, même si en fait de déferlante, Pauleta & Co n'avaient qu'à slalomer entre des plots vaguement peinturlurés de rouge et blanc et à la décoration parfois douteuse (la coiffure de Bolivar). Et puis s'il a marqué un joli but hier, David Rozehnal ne semble pas vraiment en mesure de faire oublier Moustapha Dahleb, Safet Susic, Raï ou Ronaldinho... Enfin, l'OM-Bordeaux qui prolongeait ce médiocre lever de rideau ressemblait un peu plus à du haut niveau, éclipsant même nettement l'entremets de Liga proposé à la même heure sur Canal+ Sport ; un duel prétendument royal entre le Real Madrid et la Real Sociedad qui, venant après l'OL-RM de mercredi dernier, pourrait laisser entendre que la Ligue 1 se rapproche à grands pas de son modèle.

Ne crachons donc pas dans cette vilaine soupe tiédasse entre anciens nobles désargentés (Principauté empotée vs Présipauté dépotant). La Ligue 1 pourrait bien réussir son pari, et Paris réussir à rester en Ligue 1.

 

* cf "Derrydicules Parisiens" (20060915)

 

2006.09.15

Derrydicules Parisiens

Ce qu'il y a de fascinant avec le PSG c'est que lorsque l'on pense que le club a touché le fond, il se trouve encore des joueurs suffisamment dévoués pour continuer à creuser avec leurs ongles.

Quelques jours après avoir valeureusement tenu une mi-temps contre un OM plus que prenable, les Parisiens ont miraculeusement arraché un encourageant 0-0 dans le prestigieux chaudron du Derry City FC (le très champêtre Brandywell Stadium ferait presque passer l'antre des Iles Feroes pour le Camp Nou) face à des amateurs tous nés dans un rayon de 10 km autour de ce théâtre des non-événements. 

L'indigence du spectacle aura au moins permi à 24h d'intervale de mesurer amèrement le gouffre séparant le club de la capitale de la France de celui de la capitale des Gaules*.

Pour leur défense, les Parisiens auront vraisemblablement dû se contenter, pour venir livrer cette parodie de match, du très spartiate Ryanair au lieu de leurs clinquants sponsors Emirates. D'ici le match retour, le PSG pourrait s'inspirer du slogan affiché par ses valeureux adversaires dans leur stade comme sur leur site web (derrycityfc.net) : "real football, real fans".

 

* cf l'OL-Real Madrid évoqué hier dans "L'Europe sans Platini" (20060914)

 

2006.09.11

PSG-OM : la Ligue 1 aux tirs aux buts

Parti pour exploser le record de pénalties sifflés contre un club pendant une saison, le Paris Saint Germain ne regrette certainement pas d'avoir recruté le spécialiste national de l'exercice Mickael Landreau, auteur de 2 arrêts sur les 4 "bottés" tentés au cours des deux derniers matchs.

Pour cet acte de bravoure mais aussi pour les innombrables parades réalisées en seconde mi-temps alors qu'il jouait seul face à onze Marseillais déchaînés, le portier parisien a d'ailleurs été décoré de la plus haute distinction du club ; la Tiare de Sang, précédemment décernée à Jérôme Rothen pour son superbe but contre Lyon à l'occasion du Trophée des Champions*.

Voir des talents comme l'ancien Nantais, Pauleta ou Kalou traîner leur misère dans cette drôle d'équipée ne fait sans doute pas plus rire les nouveaux actionnaires que les vieux supporters. Au stade où le club en est et même si Luis et Vahid sont disponibles, il ne serait pas absurde de confier les rènes de l'équipe à d'autres grands anciens croisés dans les travées du Parc : Belmondo, Macias ou Bruel. A défaut de progresser sur le terrain, les joueurs pourraient travailler leurs points forts : faire les pitres, pousser la chansonnette ou taper le carton.

 

* cf "Paris est magique" (20060806)

2006.08.14

Canal un peu Plus, Scar-Farce un peu moins

Depuis qu'elle ne traîne plus le PSG comme une maladie honteuse, la chaîne cryptée a retrouvé des couleurs. Les consultants affichent eux-aussi une mine ravissante après leurs vacances tous frais payés à reluquer les formes avantageuses de Ronaldo & Co sur le sable fin de Germanie.

Et puis cette Ligue 1 démarre bien. L'OL concède un premier petit faux pas, les autres tireurs de coups francs se décident enfin à aider Juninho à nettoyer les lucarnes de France et de Navarre, Franck Scar-Farce Ribéry n'est pas parti animer la Premier League, la moyenne de buts remonte et surtout on voit du beau jeu. Le premier quart d'heure de Lille hier valait largement la plupart des peu généreuses portions de 90 minutes ingurgitées la saison dernière. Pour la première fois depuis dix ans et les débuts de l'ère Bosman, les clubs français ont pu garder leurs meilleurs joueurs et bâtir une équipe dans la durée.

Mais la Coupe du Monde 2006 avait elle aussi débuté sur d'excellentes bases avant de sombrer dans un affligeant concours de catenaccio. En avance sur son temps, le Paris Saint Germain vient d'ailleurs d'arracher son premier 0-0 de la saison dans le célèbre chaudron des redoutables Valenciennois, un exploit de portée cosmique à peine éclipsé par la première victoire du FC Tours en 2e division depuis des lustres.

2006.08.06

Paris est magique

Le Trophée des Champions m'avait laissé perplexe avec ce PSG posant de sérieux problèmes à la Dream Team B lyonnaise et ne cédant qu'aux tirs aux buts. Rothen avait même planté un but d'anthologie du droit avant de ruiner sa splendide teinte d'été en la maculant de sang rhodanien.

Heureusement, tout est rentré dans l'ordre et hier j'ai vraiment retrouvé le club de mon coeur : brouillon, fébrile, incapable de tenir le score et toujours aussi doué pour faire briller ses anciens joueurs venus gonfler les rangs de l'adversaire du jour. En un mot ; fidèle à ses valeurs, avec des joueurs qui mouillent le maillot avec les larmes de rire du public. Il faudra toutefois se méfier de l'OM, capable de rivaliser avec le PSG sur son propre terrain, comme en témoigne le périlleux exercice de jonglage en freestyle de Ribery avec ses trois neurones sous le regard médusé de Diouf et Anigo.

Le championnat 2006-2007 est donc lancé. Il connaitra son point culminant avec un sympatique VA-OM pour lequel on ressortira avec émotion du placard Jacques Glasmann, cette espèce éteinte de joueurs intègres remontant à l'ère pré-bosmanienne, quand les clubs français parvenaient enfin à squatter les derniers carrés des compétitions européennes. De nos jours, ce phénomène se limite aux seules hautes sphères intertotiennes, et encore les années bissextiles.

Pourtant, je ne sais pas pourquoi mais je sens que cette année, un club français va enfin gagner la coupe intertoto aux grandes oreilles, l'inaccessible Coupe des Villes de Foire de l'UEFA. Club de ville foireux par excellence, Paris mériterait vraiment le trophée pour l'ensemble de son oeuvre.

2006.08.02

OM, PSG, OL, RCL et ASSE mobiles

Les cinq principaux vecteurs d’audience de la Ligue 1 lanceront le 24 août prochain leur marque de services mobiles à l’attention de leurs supporters. Comme les appellations le laissent supposer, ”OM mobile by Orange“, “PSG mobile by Orange” & co s’appuieront sur le réseau de l’opérateur partenaire du Championnat de France, qui en a récemment conservé les droits 3G pour 29 millions d’euros. Au passage, Orange continue à décliner son “by Orange” inauguré avec M6.

L’offre sera commercialisé par un acteur tiers, Universal Music… sans le Mobile qui suit habituellement, mais avec un bon mobile : UM apporte son expertise du marketing auprès des fans, et s’appuiera sur les mêmes canaux que pour sa propre unité UMM (les milliers de points de vente de journaux, en plus des boutiques de supporters apportées par les clubs).

L’offre sans engagement bénéficiera du désormais classique prix d’appel de 15 euros pour le kit carte SIM + 1er mois, les tarifs en vitesse de croisière s’élevant à 21.90 euros par mois pour 45 mn de communications (voix/visio/SMS/MMS) et des appels illimités le week-end entre supporters - histoire de faire masse, Orange ajoute aux quelques dizaines de milliers d’individus du coeur de cible de chaque club ses 22.5 millions d’abonnés actuels. L’accès illimité au portail mobile (vidéos y compris) et aux services d’infos du club est inclus, et comme pour la voix Orange ajoute un bonus supporters sur les SMS : les buts du club se traduiront par des SMS offerts. Tout est bon pour aider Hidalgo à doper la moyenne des buts marqués en Ligue 1…

Seule la marque change en somme : les clubs bénéficiant des mêmes solutions et des mêmes canaux, à eux de faire la différence sur la qualité de leur propre réseau de supporters. A priori, avantage à Marseille sur les volumes mais l’OL vise l’hégémonie sur le championnat et a déjà prouvé son efficacité sur les produits dérivés. On peut également compter sur Lens et Saint Etienne pour porter haut et fort leurs couleurs… espérons simplement que les groupes de supporters du PSG n’activeront pas la fonction “Taser” de leurs mobiles dans leurs prochaines joutes intestines…

2006.07.28

PSG champion 1992-93 ?

L'Inter sacré avec quelques mois de décalage (Juve et Milan sanctionnés), Oscar Pereiro Sio sacré avec quelques jours de décalage (pour peu que la faute de Floyd Landis soit confirmée et qu'aucune humeur pharmacopesque ne vienne ternir le nouveau maillot jaune)... est-il encore temps de reparler du titre de Champion de France de D1 1993 ?

La dernière fois que le sujet avait été évoqué, Christophe Bouchet tentait de sauver sa tête en s'attirant à peu de frais les faveurs des supporters de l'OM : au passage, récupérer la dixième levée manquante permettait de rattrapper l'ASSE et de vendre de jolis maillots frappés d'une étoile immaculée. Gonflé, mais qui ne risque rien n'a rien.

Rappelons qu'à l'époque des faits, la LNF avait décidé de ne pas attribuer le titre pour une raison bien simple : le PSG de Canal+ avait expressément refusé de réclamer son dû trop fort de peur de braquer la France du foot et en particulier la France d'en bas géographique. Dans le contexte sulfureux de l'époque, il était en effet impossible à Lescure-Denisot de porter l'estocade à un adversaire si précieux (d'accord pour entretenir artificiellement la haîne entre les clubs pour éveiller l'intérêt du spectacle audiovisuel mais ne poussons pas le bouchon trop loin*). Le PSG avait été jusqu'à refuser de jouer la lucrative Ligue des Champions, laissant l'honneur à Monaco de tomber en demi-finales contre le Milan de Rijkaard et du toujours dévoué Dessailly et se contentant de tomber en demi-finales de la C3 contre la Juve de Baggio et de ses toujours dévoués arbitres.

La décision commerciale se comprend mais vis à vis de l'éthique sportive, la plaie reste ouverte. Autant on comprend la non attribution de la Coupe de France l'année de la tragédie de Furiani (la finale n'avait même pas eu lieu), autant là, on punit les victimes aussi sévèrement que les coupables et ce sans motif défendable. Aujourd'hui que Canal+ a quitté le board du PSG, les nouveaux actionnaires me semblent plus légitimes que le très habile Bouchet dans une démarche de réparation.

C'est maintenant ou jamais, à l'heure de l'inventaire et du quitus sangerminois et en rebondissant sur le cas italien, que l'affaire doit être définitivement tranchée. Mais calmement, sans jetter d'huile sur le feu ni relancer inutilement une sale guerre. En commençant par soumettre l'idée au Conseil Ethique, par exemple.

Quitte à ce qu'au final, la première décision soit confirmée : sur un plan personnel, en qualité de compagnon de (dé)route du PSG depuis plus d'un quart de siècle, je serai naturellement heureux de voir le club de mon coeur récupérer son bien... mais certainement pas à n'importe quel prix.

 

* on notera d'ailleurs qu'à force de pousser le bouchon, celui-ci a fini par atterrir à mi-chemin et chez des spécialistes, à Lyon.

2006.05.02

Coupe claire

Une victoire en Coupe de France n'a plus la saveur des années Borelli mais fait toujours du bien par où elle passe, surtout pour les buteurs d'un soir. Dommage que le sésame européen ne distingue plus le lauréat d'un bon suiveur en championnat, ni même d'un vainqueur de deuxième classe (Coupe de la Ligue des Gentlemen Ordinaires, Coupe à Toto). Une petite coupe pour une petite coupe... mon équipe de coiffeurs préférée a l'Europe qu'elle mérite.

Pour autant, je ne vais pas bouder mon plaisir. Elle est belle, cette petite coupe.

La Coupe de France demeure cette compétition démocratique que tout le monde a l'occasion de disputer, même au niveau le plus humble*. Une ouverture renforcée par l'abandon des matchs aller-retour et l'avantage du terrain accordé aux "petits". Si elle sait être sombre (Furiani), elle reste avant tout une coupe claire, une coupe franche, bien dégagée autour de ses petites oreilles. Une coupe attachante aussi, puisque même les maladroits y ont leur chance : Coupe au bol, fins de matchs capillotractées... ce n'est finalement pas un hasard si le PSG l'a gagnée 7 fois.

 

* par exemple, à l'époque où il avait déjà les pieds carrés mais encore un peu de souffle, votre serviteur a pu y étaler toute l'étendue de sa médiocrité devant quelques dizaines de spectateurs payants.