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2008.03.30

Bienvenue chez les jetés

Lens et le PSG ont offert une belle finale à la meilleure édition de la Coupe de la Ligue depuis sa création. On ne peut pas en dire autant des pseudo-supporters parisiens auteurs d'une nouvelle banderolle lamentable (comme si le fait de revenir sans trophée ne suffisait pas au malheur des Nordistes, les voici qualifiés en des termes odieux de sans moeurs et de sans travail).

Avant de replonger dans les affres de la lutte contre la relégation, les joueurs ont tout de même produit trois buts splendides :
- Le coup de patte de Pauleta m'a rappelé celui de Giresse à peu près au même âge mais dans un autre stade (j'étais dans le bon virage du Parc ce soir du 30 avril 1986)
- Eric Carrière conclut en finesse un mouvement somptueux et l'excellent retour de vestiaires de son équipe
- Le matador Bernard Mendy réalise le contre-pied parfait (le pénalty de dernière minute peut sembler cruel mais il y a bien geste intentionnel de Hilton sur Luyindula, qui ne se prive pas pour en rajouter)

Paris ajoute donc une dixième coupe nationale à son palmarès et s'invite à une Coupe de l'UEFA qu'il quittera probablement avant les huitièmes... à moins que le club parvienne à se maintenir dans l'élite et que le pays se décide à redécouvrir l'envie de participer à cette compétition pour enfin la gagner.

En dépit d'une envie retrouvée, je vois mal le PSG gagner un match sur deux d'ici la fin de la saison en championnat mais j'espère me tromper. Dans le pire des cas, on sera fixés dès mercredi prochain après sa prochaine finale contre Strasbourg.

2008.01.19

A saisir sur eBay

Sélection de la semaine - les meilleures offres sur eBay 

OM : en l'état - possibilité de réduction si le club fait mieux qu'une coupe intertoto en 10 ans. Les 500 premiers candidats se verront offrir le dernier parfum Kachkarel pour OM.

Droits TV du foot français : à saisir d'urgence. Compétition ouverte aux opérateurs mobiles russes et saoudiens.

France2 Foot : pour cause de suppression de la pub TV sur le service public, l'Etat met aux enchères le lot correspondant au magazine dominical. Ouvert à tous les candidats à condition que l'actionnaire soit Bouygues, Lagardère ou Bolloré. Si le candidat le moins disant s'appelle TF1, le magazine s'appelle revient.

TF1 : suite à l'arrêt de l'émission de Téléréalité Votez Sarko, la chaîne est à louer au plus offrant pendant 5 ans. Le propriétaire se réserve le droit de mettre terme au bail en cas d'élections anticipées.

Parc des Princes : Colony Capital est prêt à faire la plus value après revalorisation immobilière du site (galerie marchande, musée archéologique du fond de jeu parisien...). Tous les contrôles d'usage ont été effectués : Loi Carrez, Diagnostic Amiante, Termites, Performance Energétique, Risques Naturels et Technologiques, et depuis janvier 2008 Désenvoutage.

Matt Moussilou : Ballon de Plomb 2007. Attention à la date de fin de promotion (déjà 6 buts en 9 matchs pour le Al Arabi Doha).

Fabrice Fiorèse : mis à prix trois millions d'euros. C'est le maximum que le vendeur est prêt à donner pour s'en débarrasser.

Règlements acceptés : PayPal, Visa Dubai Mastercard, Abramovitch Express

2007.12.12

Rayon de soleil

Retour sur le geste technique du Brésilien Ceará face à Caen.

1er décembre 2007, 75e minute du match PSG-Caen. Marcos Venâncio de Albuquerque Ceará improvise un dribble défensif face au caennais Nicolas Florentin. Son extérieur du pied se scotche contre le ballon et le joueur réalise presque sans élan un soleil parfait dans la nuit parisienne. Sans même prendre le temps d'admirer la figure, l'attaquant adverse récupère le cuir et s'en va crucifier Landreau, enfonçant par là-même le club de la capitale dans la zone de relégation.

Ne nous y trompons pas, il s'agit ici d'un geste fondateur. Bien sûr, on savait déjà les footballeurs brésiliens artistes, mais ici... "La Ceará" élève la "toile" au rang de spectacle vivant aux dimensions inédites. Bien sûr, le basculement improbable d'un sangerminois hirsute évoque l'envolée mythique de Charles-Edouard Coridon face à Porto (le but é-talon d'un grand dadais coiffé à l'électricité statique), mais ici... Ce happening hors norme devant quarante mille témoins ébahis relève de la performance gratuite, du don total, encore plus abouti que le but contre le camp.

La figure invite à la réflexion, à la poursuite du mouvement. Si l'on peut regretter que Florentin n'ait pas fait fructifier l'offrande par l'équivalent footballistique du dunk ennebiéen, son but ouvre et clôt le score d'un match par ailleurs insipide, le contractant aussitôt à ce moment de grâce, à ce fait de jeu génial ou le tragique fusionne avec le comique, où tout ce qui fait la magie du club parisien rejaillit comme dans le bouquet final d'un magistral spectacle pyrotechnique.

Brusquement, tout devient secondaire. Plus question de se retourner contre le calendrier, la chance de l'adversaire, la météo, la complaisance de l'arbitre, la compétence de l'entraîneur, la faiblesse du président, l'impatience des supporters... non, ici, l'art parle de lui-même, le Paris Saint Germain accède à une nouvelle dimension au-delà du bien et du mal, et le soleil de Ceará bouleverse tout ce que l'on savait du cosmos (au sens fort, bien au-delà du Bronx) et des trous noirs (au sens fort, bien au-delà de la crisounette annuelle du club).

Le PSG nouveau n'a plus de stars ; il a une supernova.

2007.11.29

Ballon de Plomb 2007

Je reviens un instant sur les onze nominés au Ballon de Plomb 2007 des excellents Cahiers du Football, qui mettront terme à l'insoutenable suspense le 17 décembre prochain (étant entendu que le cas du Kaka plaqué 24 carats est plié depuis longtemps).

Fabien Barthez semble avoir placé la barre très haut face une concurrence assez inégale. Le CV du sauveur-sauvé de Nantes présente en prime les lignes indispensables à l'obtention de la récompense suprême : un passage par l'OM qui, avec le PSG, est au Ballon de Plomb ce que Gallimard, Grasset et Flammarion sont au Goncourt (cf les récipiendaires / récipients d'air des précédentes éditions : Francis Llacer, Fabrice Fiorèse, Benoît Pedretti, Bernard Mendy). 

Mais les CDF feraient un geste un peu trop politique en adoubant l'ancien champion du monde... cela ferait plus "PR" que "bête et méchant". En effet, ce prestigieux trophée ne cesse de gagner en visibilité et cette année, les principaux media ont relayé l'info (par souci de transparence, les délibérations / débilérations du jury ont même été rendues publiques).

A son habitude, la maison parisienne fournit un contingent impressionnant (Stéphane Dalmat, Bonaventure Kalou, Sammy Traoré, Eric Cubilier). De son côté, l'OM prend le risque de tout miser sur Damien Grégorini - une reconnaissance du talent du Nicois, mais aussi un constat d'échec de la part d'un club traditionnellement grand pourvoyeur de déchets en période de transferts. Ah, si seulement Jack Kachkar avait pris le temps de chausser les crampons pendant son passage éclair...

Traoré a sans doute gaché la chance de sa vie en bougeant pour Auxerre et en abandonnant le PSG au pire moment : il s'est non seulement dissocié de la crise de son ancien club mais aussi associé au redressement bourguignon. Sammy avait pourtant l'occasion d'ajouter un joli trophée personnel au Marcel d'Or récolté l'an dernier par le club de la capitale... Pour qui prétend au BDP, c'est une gestion de carrière proprement suicidaire.

En revanche, et en dépit des efforts de Johan Micoud, Gerard, Mohamed Kallon, Daniel Moreira et Matt Moussilou, Bonaventure Kalou a tout bon. Le parcours parfait ; cherchez pas, tout y est.

Bien sûr, ce serait très très bête et très très méchant. Pour ne pas dire franchement lourdingue. Mais ce n'est pas d'un ballon d'air qu'il est question ici...

2007.10.09

Le syndrôme "chez moi"

Il y a quelque chose de pourri au royaume du Parc des Princes.

Ici, c'est Paris. Ici, c'est la maison des Bleus, invaincus pendant près de deux décennies en matchs officiels. Mais ici, le PSG ne parvient plus à ne pas perdre, et même l'équipe nationale sombre face à de médiocres écossais.

On aura tout essayé, même une grêve de la connerie d'une certaine catégorie de "supporters". Même un tifo en hommage au Grand Francis*, exorciste de Scoumoune s'il en est. Rien n'y fait : au lieu d'un éclair de génie à la Moustapha, Safet ou Raï, au lieu du coq bien droit sur ses ergots, c'est un chat noir qui traverse le terrain à chaque soir de match.

Peut-être faut-il en appeler aux grands marabouts - pas ceux qui vous font un retour d'amour avec une patte de poulet mais ceux qui vous font un retournement de match avec une aile de pigeon. Une bicyclette à la Simba, un festival de cannes à la Toko, un coup de boule à la Kombouaré ou pourquoi pas une bonne vieille patate de Pencran, peu importe je prends tout ce qui vient...

Mais non : ces Parisiens ne parviennent à se libérer qu'en quittant leur capitale et leur Parc chéri. Bon. Il faut dire que le stade a un peu vieilli depuis les seventies. Le champignon de béton jailli du périph', ça a eu fait "in" du temps de Pompom mais à l'heure du Vélib' ça craint un peu. On a beau lui avoir collé une signalétique à la Canal+ et quelques excroissances vitrées parfois accueillantes (le 70), le Parc a de quoi faire peur. Mais aux visiteurs, pas aux joueurs du club ! Ne me dites pas qu'ils préfèrent le Camp des Loges, ou alors autant rappeler Guy Lacombe pour envoyer toute l'équipe en CFA.

Mais n'ajoutons pas à la psychose : ce n'est pas par la peur qu'on triomphera de la trouille, et autant prendre du plaisir pour en donner. D'ailleurs, beaucoup de ces joueurs ont récemment confirmé leur amour du club, paraphant parfois des prolongements moins avantageux qu'un transfert à l'étranger ou même certaines virées en Province.

Alors peut-être, tout simplement, ne se sentent-ils plus chez eux dans un stade converti plusieurs week-ends par an en foire à la ferraille et au jambon (brocantes, matchs de rugby...). C'est à eux de reconquérir leur terrain avant de reconquérir leur public. Les joueurs doivent réapprendre à savourer les moments qu'ils passent à la maison, sur ce terrain ; se faire des séances d'immersion en-dehors des heures de boulot. Quitte à prendre modèle sur Jérémy Janot, parti camper sur la pelouse de Geoffroy Guichard.

Toujours mieux que de camper dans la seconde moitié du championnat.

 

* bel hommage samedi soir à Monsieur Borelli - dommage que l'équipe continue à fluctuer dans le sens mergitur / merditur.

2007.10.04

Francis Borelli

Il y a ceux qui s'en vont bouffer les pissenlits par la racine, et il y a Francis Borelli, tout juste parti embrasser la pelouse par la racine.

Daniel Hechter mis à part, le Paris Saint Germain n'aura finalement connu que trois présidents et Francis Borelli demeure encore aujourd'hui le premier d'entre eux : Michel Denisot a réussi à apporter le meilleur de Canal+ et Alain Cayzac à préserver depuis les les premiers jours le meilleur du club pour lui redonner une âme, mais c'est Borelli qui, aux yeux du grand public, aura appris au PSG à gagner des trophées et à conquérir le coeur des supporters.

Le pied noir à la crinière blanche a aussi apporté de splendides rayons de soleil à l'AS Cannes (retrouvant un temps son très cher Luis parti au Matra), mais son nom restera à jamais attaché au club de la Capitale dont il fut un pilier dès la création et qu'il a contribué à façonner à son image : flamboyant, communicant, tchatcheur et chaleureux, amoureux du jeu et des artistes qui le subliment, ouvert sur le monde, résolument humaniste et multiculturel. Avec la touche de folie des grands soirs de coupe.

Je ne croiserai plus cet éternel jeune homme promenant son chien à quelques encablures du Parc, mais Francis Borelli est parti le 2 octobre 2007 en sachant son club en Ligue 1 et en de bonnes mains : si Cayzac a pris son temps pour récuperer la toque blanche et le poste de son ami et il n'aura jamais le même timbre de voix ni le même style exubérant, il rayonne du même amour du jeu et du club. Et il l'incarne tout autant avec une classe bien à lui.

 

 

 

2007.09.24

Mourning Mourinho

Je ne m'inquiète pas pour l'avenir de José Mourinho : Roman Abramovich lui a sans doute signé un joli chèque et de nombreux clubs se pressent déjà au portillon pour trouver un nouveau toît au plus brillant et arrogant entraîneur de ces dernières années.

Je ne m'inquiète pas pour l'avenir de Chelsea : un grand nom viendra prochainement relayer Dracula Avram Grant et l'effectif des Blues n'inspire toujours pas précisément le blues.

Je ne m'inquiète pas pour l'avenir de Laurent Blanc : j'avoue avoir eu des doutes sur sa capacité à mener un gros club et il est évidemment trop tôt pour se prononcer (Bordeaux n'est plus un gros club et une victoire sur le PSG ne fait plus le printemps), mais Le Président a d'ores et déjà fait du chemin depuis sa prise en main des Girondins.

Je ne m'inquiète pas pour l'avenir du PSG. Malgré cette nouvelle défaite à domicile, malgré cette médiocre 13ème place, malgré la faiblesse du banc et la détresse de l'arrière banc. J'ai toujours la foi en ce tandem Cayzac - Le Guen qui durera ce qu'il durera mais fait honneur aux couleurs du club.

Je ne m'inquiète pas pour l'avenir des Bleus. Johan Cruijff a raison d'agiter le spectre de la dillution de l'équipe nationale dans l'Europe post-bosmanienne, mais la nouvelle génération a de la gueule. Elle peut même se permettre une grosse désillusion en loupant le prochain Euro. A condition qu'une pointure style Deschamps prenne les rènes, que Houiller fasse du bon boulot à la DTN, et que Platini parvienne à assainir l'UEFA quitte à passer par la FIFA.

2007.05.20

Ligue 1 2006-2007 bientôt en conserve

Pauleta va peut-être conserver sa couronne de meilleur buteur de L1. Avec un total digne du Calcio pré-platinien.

Lyon va peut-être conserver son entraîneur et son ossature pour une passe de 7. Avec pour seul objectif de susciter plus d'amour. Même le Bordeaux de Jacquet, Giresse, Tigana & Co a échoué en dépit d'une demi-finale continentale.

L'OM va peut-être conserver son Ribery et son Cissé, et pourquoi pas son Emon et son RLD. Avec une certitude : certainement pas tous à la fois.

Strasbourg va peut-être conserver son JPP. Avec si possible son premier dirigeant non autodestructif depuis des lustres.

Sedan va conserver son José Pasqualetti et on est content pour les deux parties comme pour l'esprit du jeu.

Mais le ton pour les années à venir dépend du résultat d'un match qui ne se jouera qu'en cours de saison prochaine : le Clasico LFP - Canal+. Pas sûr que le premier employeur de VIP footballistiques de France conserve son calme.

2007.04.29

Paris libérée

Je n'ai pas souvenir d'une lutte pour le maintien aussi belle. On joue peut-être au foot la peur au ventre mais on joue au foot. Sedan et Nice ont ouvert la voie de la victoire du jeu sur l'enjeu, Troyes, Nantes et Paris leur ont emboité le pas et font désormais eux aussi honneur au Championnat.

Oui, même Nantes, sans le jeu à la Nantaise certes, mais avec le jeu tout de même.

Paris en a bien profité samedi dernier, comme il a bien profité d'un coup de pouce arbitral hier à Toulouse, mais Paris joue mieux. Les joueurs jouent mieux, l'équipe joue mieux, les supporters jouent mieux, le club joue mieux, et Rothen peut légitimement afficher sur son coeur "Ici, c'est Paris".

Ce PSG-là peut aller loin la saison prochaine (puisque le maintien semble assuré - un nouveau beau match face à Lyon éviterait de passer par un déchirant combat face à Troyes). Rothen, Landreau, Le Guen, Mulumbu, Cayzac... le club a des bases saines, renforcées par une année éprouvante, à l'épreuve du temps.

Pour peu que les actionnaires le veuillent.

 

2007.04.02

Poisson d'avril

"Le PSG en Ligue 1... poisson d'avril !"

Cette cruelle banderolle s'est retournée contre son auteur lensois : hier soir, les artistes de Francis Gillot ont gentillement laissé 3 points à des Parisiens enfin libérés et qui en voulaient un peu plus. C'est le printemps et même William I Can't Believe It's Butler sort de son hibernation pour causer dans le poste !

L'OM reprend Kachkar... poisson d'avril !

Une chose est sûre : RLD va devoir de nouveau investir du temps et donc de l'argent pour recruter un nouveau président. Kroenke Sports Enterprises ayant jeté son dévolu sur Arsenal, seule la Medellin Offshore Trading Company reste dans la course. Cette société, rendue célèbre pour avoir fourni Robbie Fowler en lignes de touche, se serait d'ores et déjà assuré du soutien des dockers de Marseille en leur offrant un jeu de battes de base ball.

Barthez signe au Botafogo... poisson d'avril !

Pas question de rester sur la fausse note d'hier : Fabulous Fab a encore du temps avant de raccrocher les crampons. Autant se faire plaisir et en donner un peu à des aînés dans le besoin - Romario, lui, doit faire vite s'il veut réellement passer la ligne des 1.000 buts.

Cyril Rool expulsé... poisson d'avril !

Enfin quelque chose qui tourne rond au royaume des footballeurs.