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2006.06.08

Djibril Cassé

Le football, c'est dans les bons jours les chevilles élastiques de Ronnie et dans les mauvais les jambes à angle droit du pauvre Cissé (ou encore les cuisses de Lienen pour ceux qui ont de la mémoire).

On peut essayer de positiver en se disant que DC a déjà joué la Coupe du Monde (contrairement à un Touré ou un Cantona), qu'il n'a que 24 ans et un coeur comme ça, qu'un "banni" (Anelka ? Luyindula ?) ou un "jeunot" (Simana Pongole ? Le Tallec ? Briand ?) aura sa chance... la blessure reste terrible et inconsolable.

Et puis un blessé lors du dernier match de préparation des Bleus face à une équipe asiatique, ça éveille d'autres souvenirs...

Je demeure par ailleurs partagé sur cette équipe : Domenech assume ses choix et c'est son métier. On ne peut pas lui reprocher l'absence d'une ligne claire, mais je redoute toujours un scénario à la 1986 : le sélectionneur ne fait pas assez tourner son effectif et n'ose pas casser le noyau dur d'une génération dorée à bout de souffle, lui offre un dernier récital (l'Italie et le Brésil en 1986, l'Ukraine en 2006 ?) avant de la laisser sombrer contre un groupe plus puissant et sans merci (la RFA en 1986, l'Italie en 2006 ?). Les Bleus seraient décidément inspirés de gagner leurs deux premiers matchs pour s'offrir une tournée des coiffeurs (même orphelins de leur meilleur client, hélas).

Au-delà, je suis curieux de voir ce que donnera ce gouleyant rouge millésimé 2006 quand on le débouchera vers 2010. Contrairement à la Chine de 2002, cette cuvée a tout pour plaire techniquement, tactiquement et physiquement. Il ne reste à ce séduisant collectif qu'à laisser s'exprimer des individualités que l'on sent tétanisées à l'idée de se mettre en avant. Par moments, on aurait dit la réserve d'un grand club pro jouant un trente-deuxième de finale de Coupe de France face à des amateurs, trop tendue pour se faire plaisir sur le terrain et s'interdisant toute prise de risque de peur de griller sa chance.

Laissons donc cette Chine décanter quelques années et voyons plutôt ce que donne la mise en bouteille au château des petits gars de Clairefontaine.

2006.06.06

CM'06 - Tous les résultats du 1er Tour

Agence Fausse Presse 20060606

AFP - La compétition entame sa phase de coupe sur d'alléchants huitièmes avec en particulier les chocs Allemagne-Angleterre et Brésil-République Tchèque, mais aussi les prometteurs France-Ukraine et Portugal-Argentine. L'Europe a l'occasion de réaliser le grand chelem mais il faudra pour cela que la République Tchèque se débarasse du Brésil. Ni l'Espagne, ni les Pays Bas, ni la Suède n'auront match gagné face à leurs adversaires. Face à l'Espagne, le Togo portera seul les espoirs de l'Afrique : la Côte d'Ivoire a finalement été éliminée à la différence de but pour avoir stupidement concédé deux pénalties aux Serbes en seconde mi-temps et en dépit d'une excellente préparation, le Ghana ne s'est jamais remis du but injustement refusé à Amoah contre l'Italie. Cette dernière abordera son huitième contre la surprenante Australie de Guus Hiddink avec la ferme intention de venger l'élimination de 2002. L'affiche des huitièmes :
- Allemagne - Angleterre
- Pays-Bas - Mexique
- Italie - Australie
- France - Ukraine
- Suède - Costa Rica
- Portugal - Argentine
- Brésil - République Tchèque
- Espagne - Togo

Groupe A
Qualifiés : Allemagne (7 pts) et Costa Rica (5 pts)
Eliminés : Pologne (4 pts) et Equateur (0 pt)
ALL-COS 2-2 - POL-ECU 1-0
ALL-POL 2-0 - ECU-COS 1-2
ALL-ECU 3-0 - COS-POL 1-1

Groupe B
Qualifiés : Suède (7 pts) et Angleterre (5 pts)
Eliminés : Paraguay (2 pts) et Trinité et Tobago (1 pt)
ENG-PAR 0-0 - TRI-SVE 1-2
ENG-TRI 5-1 - SVE-PAR 2-1
SVE-ENG 2-2 - PAR-TRI 0-0 

Groupe C
Qualifiés : Pays-Bas (5 pts) et Argentine (5 pts)
Eliminés : Côte d'Ivoire (5 pts) et Serbie Montenegro (0 pt)
ARG-CIV 1-1 - SEM-NED 0-2
ARG-SEM 3-2 - NED-CIV 1-1
NED-ARG 2-2 - CIV-SEM 3-2

Groupe D
Qualifiés : Portugal (9 pts) et Iran (4 pts)
Eliminés : Mexique (2 pts) et Angola (1 pt)
MEX-IRA 1-1 - ANG-POR 1-5
MEX-ANG 2-2 - POR-IRA 2-1
POR-MEX 3-0 - IRA-ANG 3-2 

Groupe E
Qualifiés : Italie (7 pts) et République Tchèque (5 pts)
Eliminés : Etats-Unis (4 pts) et Ghana (0 pt)
ITA-GHA 2-0 - USA-CZE 1-1
ITA-USA 2-1 - CZE-GHA 2-1
CZE-ITA 2-2 - GHA-USA 2-3

Groupe F
Qualifiés : Brésil (9 pts) et Australie (6 pts)
Eliminés : Japon (3 pts) et Croatie (0 pt)
AUS-JAP 1-0 - BRA-HRV 4-1
BRA-AUS 2-1 - JAP-HRV 1-0
JAP-BRA 1-2 - HRV-AUS 0-1

Groupe G
Qualifiés : France (9 pts) et Togo (6 pts)
Eliminés : Corée du Sud (1 pt) et Suisse (1 pt)
FRA-SUI 3-1 - ROK-TOG 0-1
FRA-ROK 3-1 - TOG-SUI 2-1
TOG-FRA 1-2 - SUI-ROK 2-2

Groupe H
Qualifiés : Espagne (7 pts) et Ukraine (5 pts)
Eliminés : Tunisie (3 pts) et Arabie Saoudite (1 pt)
ESP-UKR 1-1 - TUN-KSA 3-1
ESP-TUN 2-0 - KSA-UKR 1-1
KSA-ESP 0-4 - UKR-TUN 2-1

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NB : ces scores ont été jetés sur le papier le samedi 10 décembre 2005 - j'espère me tromper pour la Corée et la Côte d'Ivoire...

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Suite des pronostics de décembre 2005 :

Huitièmes :
DEU-ENG 1-1 ap (4-3 tab)
NED-MEX 3-0
ITA-AUS 2-1 ap
FRA-UKR 3-1
SVE-COS 0-1
POR-ARG 2-3
BRA-RTC 2-1 ap
ESP-TOG 2-3

Quarts :
DEU-NED 1-2 ou score inverse
COS-ARG 2-3
ITA-FRA 1-1 ap (4-3 tab)
BRA-TOG 1-0

Demis :
NED/DEU-ARG 1-0
ITA-BRA 3-1

Finales :
NED/DEU-ITA 1-2
ARG-BRA 4-2

Meilleurs buteurs : Toni (ITA) et Pauleta (POR) avec 6 buts (Ronaldo au global avec 15 buts)

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2006.06.01

La France sans Zidane

J'ai bien aimé la France sans Zidane hier - si Ribery tient toutes ses promesses cet été, le duel avec Park Chu-young promet.

J'ai bien aimé le sourire de Henry hier - ça faisait un bail... d'ailleurs il a fallu un contrat pour le retrouver.

J'ai bien aimé le public lensois hier - ça avait un petit air de France - Afrique du Sud 1998 à Marseille. De vrais supporters, une belle marseillaise, le soutien de TOUS les Bleus, un bel esprit*.

L'Allemagne se rapproche. Reste encore à mettre la Chine à pied, comme dirait la Comtesse. Et quitte à faire des manières, décochons l'imparfait du subjonctif : j'aurais préféré que le premier France-Chine de l'histoire fût celui que la chance avait décidé - pas cet aimable match amical d'avant Coupe du Monde mais un véritable match d'ouverture. Je n'ai pas oublié que le tirage au sort de 2002 avait initialement placé la Chine dans le groupe des Bleus.

Tant mieux pour le Sénégal.

 

* à part peut-être ces sifflets pour Gravesen, légitimement énervé pour ce carton jaune qui pouvait être bleu

2006.05.20

Henry est immense

Sur le terrain, Safet Susic était coutumier de ce style de contre-pieds laissant adversaires et spectateurs littéralement le cul par terre. Ici, le joueur a utilisé la main, mais d'une façon plus noble que Maradona en 1986 : pour signer un nouveau contrat avec le club de son coeur. Un contrat qui a du sens, pas le tour de passe-passe habituel pour préparer le prochain transfert. Un contrat qui sauf catastrophe tellurique sera honoré au sens fort.

C'est sans doute le plus beau geste réussi par Thierry Henry depuis le début de sa carrière. Bien sûr, il y a ce joli chèque accordé par Dein et Wenger, mais il y a surtout ce coeur énorme, cet amour du jeu et du maillot au sens noble. Bien sûr, Barcelone aussi fait plaisir à voir, mais comme Arsène Thierry a envie de voir grandir et s'épanouir ces gamins si doués (deux joueront la Coupe du Monde avant même de fêter leurs 18 ans).

La presse londonienne titrait "Who needs Viera ?" après la déroute de la Juve à Highbury, mais à la question "qui a besoin de Henry ?" je serais tenté de répondre : "le football, tout simplement".

2006.05.15

Dans de beaux draps

Je ne reve de football - au sens litteral du terme - qu'une fois tous les quatre ans, a quelques semaines de la Coupe du Monde. En 1982, par exemple, j'effectuais le centre pour le but du 2-0 de la France contre l'Angleterre, un but d'Eric Pecout qui n'avait, meme a l'epoque, guere plus de chances que moi d'etre present sur le terrain. Dans la realite, les Bleus avaient finalement sombre 3-2 sous les coups de Robson & co.

C'est dans la nuit de samedi a dimanche que j'ai livre mon match de l'edition 2006 ; un match plein a me demener en vain au centre d'une attaque apathique sur un terrain ressemblant vaguement a la cour de mon ecole secondaire. L'adversaire du jour, les Pays-Bas, marquait a chacun de ses contres avec une facilite deroutante. Sur le premier but, un inconnu ressemblant plus a un ivrogne grassouillet qu'a un Barthez ou un Coupet, regarda tranquilement le ballon passer sous son nez, bien vautre sur un banc place au milieu des cages.

Le score final (six ? sept a zero ?) m'a suffisament traumatise pour me reveiller... pour le plus grand plaisir de ma charmante epouse qui se demandait a quel voltage un sorcier vaudou electrocutait une poupee a mon effigie, quelque part du cote de Port au Prince. J'ignore ce qu'il faut en deduire pour la suite (bon presage ? mauvais presage ?) mais une chose est sure : les annees passes et je decline meme en reve.

Dimanche matin, je me suis reveille avec une dechirure a la cuisse droite.

2006.05.09

La victoire du 17 mai

Pouvait-on rêver plus belle et plus raffraichissante finale que ce Barcelone - Arsenal ? On imagine les gamins de Wenger défier l'ET du Camp Nou, le sourire du Titi des Ulis au moment de soulever la coupe de ses rêves pour le club de son coeur... Et si Arsène venait à réaliser un grand chelem de cauchemar*, on se consolerait en faisant le court chemin séparant Les Ulis de Ronnie : quelles pitreries nous concocte déjà le magicien blaugrana ?

Puisse cette finale tenir toutes ses promesses au niveau du jeu. Pour l'édification d'une jeunesse à laquelle on apprend qu'une équipe se bâtit à coups de millions, que le jeu s'achète en cartouches pour de sinistres boîtes noires à greffer à côté de la télévision, encore plus loin du pâle reflet des terrains.

Quel que soit le résultat du 17 mai, je remercie déjà Wenger, Rijkaard, Henry, Ronaldinho et leurs amis de nous avoir reconcilié avec le football : il est toujours possible d'être le plus compétitif en respectant le caractère ludique de ce qui est avant tout un jeu.

 

* finale C2 1992, finale C3 2000, finale C1 2006

2006.05.03

Exclusif - La liste des 23 de Domenech

Scoop ! La liste des 23 joueurs non retenus par Raymond Domenech pour la Coupe du Monde 2006 :

  • Gardiens : Sébastien FREY - Yohann PELE - Robert PIRES
  • Défenseurs : Jérémy BERTHOD - François CLERC - Bernard MENDY - Robert PIRES
  • Milieux de terrain : Johan MICOUD - Franck RIBERY - Olivier DACOURT - Jeremy TOULALAN - Camel MERIEM - Youri DJORKAEFF - Eric CANTONA - Robert PIRES
  • Attaquants : Nicolas ANELKA - Laurent ROBERT - Florent SINAMA-PONGOLE - Justo FONTAINE - Marinette PICHON - Stéphane MOT - Robert PIRES

Cette liste ne compte que 22 noms pour le moment, Robert PIRES étant encore incertain (selon son sponsor, il aurait été victime d'une vilaine chute de cheveux).

Copyright Agence Fausse Presse 2006. Tous droits de reproduction reservés. Tout contrevenant de la droite se verra exposé à des poursuites de notre arrière gauche.

2006.05.02

Coupe claire

Une victoire en Coupe de France n'a plus la saveur des années Borelli mais fait toujours du bien par où elle passe, surtout pour les buteurs d'un soir. Dommage que le sésame européen ne distingue plus le lauréat d'un bon suiveur en championnat, ni même d'un vainqueur de deuxième classe (Coupe de la Ligue des Gentlemen Ordinaires, Coupe à Toto). Une petite coupe pour une petite coupe... mon équipe de coiffeurs préférée a l'Europe qu'elle mérite.

Pour autant, je ne vais pas bouder mon plaisir. Elle est belle, cette petite coupe.

La Coupe de France demeure cette compétition démocratique que tout le monde a l'occasion de disputer, même au niveau le plus humble*. Une ouverture renforcée par l'abandon des matchs aller-retour et l'avantage du terrain accordé aux "petits". Si elle sait être sombre (Furiani), elle reste avant tout une coupe claire, une coupe franche, bien dégagée autour de ses petites oreilles. Une coupe attachante aussi, puisque même les maladroits y ont leur chance : Coupe au bol, fins de matchs capillotractées... ce n'est finalement pas un hasard si le PSG l'a gagnée 7 fois.

 

* par exemple, à l'époque où il avait déjà les pieds carrés mais encore un peu de souffle, votre serviteur a pu y étaler toute l'étendue de sa médiocrité devant quelques dizaines de spectateurs payants.

2006.04.19

Top 5 et Top 14

Glorieuse incertitude du sport : Lyon succède à Lyon, Chelsea à Chelsea, la Juve à la Juve, le Bayern au Bayern et le Barça au Barça. Ces triomphes ne se discutent pas, chacun a survolé son championnat avec l'assurance d'un bombardier sur un champ de ruines.

Pour une passe de trois du Top 5 européen, il faudra néanmoins repasser : un ressort semble cassé à Lyon (qui de toute façon a déjà fait la passe de 5), la Juve va subir la saignée des retraîtes post Coupe du Monde, et Mourinho va vouloir terminer son cycle sur une C1. Restent le Barça et le Bayern.

En ce qui concerne le Barça, la menace peut venir d'un Real Madrid rajeuni, sans Zidane ni Roberto Carlos mais avec du sang frais de Castille. Ou d'un relachement post-victoire en C1. Voire d'un traumatisme post-défaite face au Villareal.

Reste le Bayern.

"Langweilig Bayern" devrait-on dire, comme "Boring Arsenal" à propos des Gunners pré-Wengeriens. Un Bayern capable de jouer au ballon mais incapable de glisser au-delà d'une deuxième place, ni de passer une saison sans titre. Une armée rouge sans surprise si ce n'est les coups de gueule d'un Kahn, d'un Höness ou d'un Beckenbauer. Un stade flambant neuf, des produits dérivés à gogo, une rente sportive à vie... La digne locomotive du G14.

Ce GIEE (Groupement d'Interet Economique Européen) a été fondé par ces philanthropes "pour trouver une façon constructive de réformer un système dans lequel leur voix n'était pas entendue, et pour conférer aux clubs un rôle significatif et executif* dans la gestion de ce jeu international". Les membres actuels ont trusté toutes les places en finale de la C1 depuis 1992**, date à laquelle l'UEFA avait créé la Ligue des Champions pour calmer les ardeurs des grands clubs. A l'époque, ceux-ci voulaient monter une ligue fermée à l'Américaine - sans promotion ni rétrogradation, réservée aux membres, smoking de rigueur.

Aujourd'hui, il ne suffit plus d'avoir un stade tout neuf et de survoler son championnat. Encore faut-il que ce championnat ait de la valeur. Le Top 5 Européen bénéficie d'une base solide : nombre significatif praticants, supporters, clubs de haut niveau, grands stades, médias puissants... La France a l'occasion de grignotter sur ses concurrents mais n'en profite pas vraiment. Ailleurs, l'Ecosse et la Belgique ont implosé, le Portugal et les Pays-Bas résistent, mais combien de temps encore ? Pour un Le Guen prenant son bâton de pélerin pour sauver les Rangers, combien de Hiddink rejoignent la Russie et ses pétroroubles ?***

 

* Au sens anglais du terme, avec la double connotation business (leadership) et légale (qui fait les lois et donc la loi).

** A l'exception de Monaco en 2004, mais Monaco a l'habitude d'être une exception et n'est pas précisément un club pauvre. On notera que Lyon est le seul membre à ne pas avoir remporté de trophée continental, Aulas compensant par sa légendaire dynamique personnelle. Même le PSG a une coupe à présenter (celle avec les petites oreilles). 

*** Pour autant, je doute que Saint Paul ait fait voeu de pauvreté sur ce coup-là.

2006.04.15

Placement produit

Avec la Coupe du Monde, on ne sait plus vraiment en quoi consiste le placement produit. C’est à se demander pourquoi la FIFA s’obstine à placer sa compétition sportive pendant l’événement publicitaire de l’année.

Le sportif n’existe plus en tant que tel : même blessé, ce produit dérivé continue à se démener sur les terrains des consoles de jeu, quand ce n’est pas dans un dessin animé (une spécialité barcelonaise).

Adidas ne va pas jusqu’à ressusciter les vieilles gloires mais permet à ses prospects et clients de composer des équipes avec de plus ou moins fringants retraîtés. Parce qu’“Impossible is nothing”, mais surtout parce que dans un univers aussi concurrentiel, il devient vraiment impossible de composer une équipe présentable avec les stars du moment.

Pour ce billard à trois bandes, l’équipementier a eu recours à l’éditeur Typhoon Games : tout commence dans la rue et s’achève en vaste jeu en réseau à l’échelle planétaire. Marché cible : les teenagers asiatiques, champions du monde du network gaming. Pendant que les stars transpireront d’épaisses gouttes virtuelles sur des gazons toujours verts, ces terreurs des PC Bangs resteront enfermées dans leur bulle au risque de rater les vrais matchs.

Peut-on pour autant parler d’innovation ? Quelque part, chacun à leur façon, les concurrents occupaient déjà un peu le terrain du jeu dont vous êtes le héros : Puma à travers une saga africa où des jeunes se retrouvent en équipe nationale, Nike en déléguant carrément à des enfants le pouvoir de fabriquer les ballons…