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2006.10.09

Scotch 12 ans d'âge mental

Comme quoi, l'équipe de France n'a pas besoin de Dhorasoo pour faire du PSG. Sa défaite contre l'Ecosse, cousue de fil blanc (sans doute ce maillot sérieusement effiloché depuis le France Italie du mois dernier), a sanctionné une seconde mi-temps insipide. Au lieu de renvoyer leurs bien faibles adversaires d'un soir à leurs chères études de bourrinologie, les Bleus ont stupidement hypothéqué leurs chances de se qualifier pour une nouvelle phase finale.

Comme si, déstabilisés par leur totale emprise sur le match, ils s'étaient recroquevillés dans leur habituelle et si confortable position du foetus, à attendre patiemment le neuvième mois / le dernier match des qualifs / le dernier match du premier tour pour montrer le bout du nez et pousser un premier cri libératoire.

Face aux redoutables Iles Feroe (îles des moutons en Danois), les attaquants seraient inspirés de tenter une sortie prématurée, histoire de soigner la différence de buts et le moral des troupes avant de visiter Vilnius. Dans l'esprit de la goleza infligée à l'Azerbaïdjan ; un 10-0 remontant déjà à 11 ans et un 6 septembre 1995... A l'époque, dans une équipe pas encore remise du doublé kostadinovien, les petits gars avaient appris à planter des pions sur les terres du Guy Roux : Dessailly, Guérin, Pédros, Dugarry, Zidane et Cocard une fois, Leboeuf et Djorkaeff deux fois, seul Thuram ayant survécu à ce match (et à quelques autres sans marquer). A Sochaux et dans l'antre de Peugeot, il faudrait peut-ête en profiter pour passer à l'ère industrielle.

2006.09.07

Un match 5 étoiles

Le Champion du Monde est venu, a vu et a vécu une difficile soirée sans pour autant sombrer. On n'attendait pas les Italiens à ce niveau et le match n'en a été que plus beau ; digne d'une finale de Coupe du Monde, mais de celles où l'on ne se consacre qu'au jeu.

Les Bleus tiennent enfin leur nouveau numéro dix. Son jeu est peut-être moins léché et pensé que celui de Zizou, il n'en est que plus rapide et explosif. Ribéry confirme, s'affirme, et tire avec lui vers le haut un Malouda de plus en plus rayonnant. Henry aussi s'est totalement libéré ; il peut apporter tout ce dont il est capable au jeu collectif, sans attendre La Passe du Maestro.

Beaucoup plus dominateur que pendant la Coupe du Monde, le jeu des Bleus s'éclaire et gagne en variété, en explosivité. L'équipe prend et donne du plaisir, elle vit le jeu aussi joyeusement que la bande à Platoche. Tiens d'ailleurs... aux dernières nouvelles, celle-ci court toujours derrière sa première étoile mais elle était vouée à marquer les esprits plus encore que les palmarès.

Et ça tombe bien : Henry et Thuram ayant déjà gagné les plus grands titres, ils peuvent désormais se consacrer à l'essentiel.

 

Seule ombre au tableau : ces quelques chemises noires exécutant fièrement le salut fasciste pendant l'hymne Italien (sur le coup il y avait de quoi siffler hors jeu et même carton rouge).